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De l’avenir des éco-labels et du développement durable au Sustainable Food Summit Europe

Conférences, Événements 22 Juil 2016
De l’avenir des éco-labels et du développement durable au Sustainable Food Summit Europe
120 personnes ont assisté au Sustainable Food Summit Europe 2016

 

Selon la FAO, plus d’un tiers des aliments produits pour la consommation humaine serait perdu ou gaspillé au cours de la chaîne alimentaire. L’industrie agro-alimentaire, dans son ensemble, est souvent présentée comme étant l’une des causes des problèmes environnementaux ; mais elle en est aussi la victime. Elle doit aujourd’hui répondre à des enjeux paradoxaux d’inégalités (sociales) puisqu’aujourd’hui encore, alors que certains meurent de faim, d’autres meurent d’obésité. Selon Soil & More International, nous ne pouvons plus nous permettre autre chose que de devenir plus durables dans nos pratiques, dans ce contexte de demande croissante mais aussi de raréfaction des ressources.

Aksel Naerstad, The Development Fund

Aksel Naerstad, The Development Fund, introduit la conférence avec les défis pour l'agroalimentaire

Le Sustainable Food Summit Europe 2016, qui a eu lieu les 9 et 10 juin dernier à Amsterdam, présentait cette année plusieurs initiatives permettant de mettre en lumière les solutions –souvent participatives- qui émergent partout dans le monde. Les échanges ont pu ainsi porter sur le rôle futur des éco-labels et systèmes de certification, la transparence dans les chaînes d'approvisionnement mondiales, l'utilisation d'ingrédients durables, et la lutte contre les déchets alimentaires.

Cependant, comme le concluait Amarjit Sahota, président de Organic Monitor, organisateur du sommet, ces témoignages ont pu aussi montré que, « avec la complexité croissante du développement durable, il n'y a pas de solution miracle pour résoudre bon nombre de ces questions ».

Le sommet de l’alimentation durable rassemblait plus de 120 acteurs de la chaîne agroalimentaire, intéressés pas ces enjeux de « durabilité ».

 

Un constat alarmant

Monique Grooten, WWF

Monique Grooten, WWF, pose la question de l'alimentation vraiment durable pour notre planète.

Entre 1970 et 2010, l’index global LPI (Living Planet Index) a chuté de -52% et « nous mangeons notre planète » annonce Monique Grooten du WWF. Si selon elle, les défis en terme énergétique sont maintenant bien connus, beaucoup de questions se posent encore pour l’alimentation. Et la responsabilité de nos choix en tant que consommateur n’est pas la seule à apporter. L’une des questions est notamment de savoir ce qu’un système alimentaire durable doit apporter et pourquoi le système actuel ne nourrit pas la population mondiale.

Après un tableau dépeint alarmant du WWF, plusieurs intervenants ont pu mettre en avant leurs initiatives en filière animales ou végétales.

 

Sécuriser les ressources marines

Deux témoignages pour montrer que les défis sont grands pour une sécurisation à long terme des ressources marines.

Camiel Derichs, MSC et Eric Gall, IFOAM EU

Camiel Derichs, MSC et Eric Gall, IFOAM EU discutent des objectifs de développement de la filière pêche durable MSC.

Aujourd’hui, si MSC (Marine Stewardship Council) est reconnu mondialement, le label ne représente que 10% des pêches sauvages. L’objectif serait d’atteindre 50%. Camiel Derichs du MSC constate cependant que l’engagement de la certification se traduit aussi par plus de loyauté tout au long de la filière : 99,6% des poissons labellisés sont correctement étiquetés alors que globalement, on considère que 30% des poissons sont inexactement étiquetés.