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Céréales bio, l’année catastrophe : conséquences et perspectives pour les transformateurs bio

Dossiers, Ingrédients 28 Nov 2016
Céréales bio, l’année catastrophe : conséquences et perspectives pour les transformateurs bio
Céréales biologiques sous différentes formes - ©Ingrébio

 

 

 

 

Les céréales, plantes cultivées principalement pour leurs graines à destination de l’alimentation humaine et animale, appartiennent à la famille des Graminées. Les plus connues et les plus cultivées mondialement sont le blé, le riz, le maïs et l’orge.

De par leur composition et leur utilisation similaire, certaines plantes d’autres familles sont également associées aux céréales, comme le sarrasin (Polygonacées) ou le quinoa (Chénopodiacées), et sont ainsi appelées pseudo-céréales.

Les animaux sont les principaux consommateurs de céréales biologiques : en 2015 - 2016 plus de 161 500 tonnes ont été utilisées par les fabricants d’aliments du bétail contre 113 400 tonnes pour la meunerie biologique.

En alimentation humaine, l’utilisation des céréales se fait de différentes manières : céréales en grains, décortiquées, précuites, en flocons, concassées, moulues en farine…

rayon céréale biscotte bio

Rayon céréales & biscottes bio - ©Ingrébio

On les trouve ainsi en sachet (grains secs, flocons, farine) ou incorporées en tant qu’ingrédient dans des produits transformés (pain, viennoiserie, biscuits, biscottes, mueslis/céréales petit-déjeuner, pâtes alimentaires…). On observe d’ailleurs un grand dynamisme de la filière céréales au niveau de la transformation, en plus de la croissance régulière du marché bio en France (+20% en 2015). Mais avec une demande élevée en céréales bio locales et une grande dépendance aux conditions climatiques annuelles, elle fait face à des problématiques d'approvisionnement régulières, et encore plus cette année.

En effet, jusqu’au mois d’avril, les bonnes conditions climatiques ainsi que l’augmentation de la conversion des surfaces de céréales laissaient présager une très bonne production de céréales bio et en deuxième année de conversion, et les organismes stockeurs avaient calculé leurs prévisions en conséquence. Cependant, la survenue au printemps de fortes pluies, d’un faible ensoleillement et de températures plus basses que prévues a surpris les céréales au moment critique de la floraison et du remplissage des grains. Le manque d’ensoleillement et de chaleur a perturbé la fécondation, conduisant à une pauvreté en grains des épis ainsi qu’une petite taille des grains. Et la forte humidité a engendré la prolifération de mauvaises herbes, de nuisibles et de maladies. Il en a résulté une importante baisse des rendements alors qu’on s’attendait cette année à une récolte record.

L’impact conjugué de la baisse des quantités de céréales bio françaises alors même que les premières prévisions étaient très positives mettent en grande difficulté les acteurs de la filière, et notamment les transformateurs.

Nous verrons ainsi dans ce dossier conjoncturel sur les céréales bio :

  • Comment les céréales françaises sont-elles utilisées en bio ?
  • Qu’en est-il de la situation de la récolte 2016 ?
  • Comment cela se répercute-t-il sur les transformateurs de produits céréaliers bio ?
  • Quelles perspectives pour ces industriels et quelles solutions pour palier à cette crise ?

 

Auteurs : Juliane L’Hermet, Ingrébio & Mathieu Gantier, Consultant en sourcing matières premières

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