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Les entreprises de la bio répondent « banco, allons-y !» à Emmanuel Macron

Actualités, Filière Bio 16 Oct 2017
Les entreprises de la bio répondent « banco, allons-y !» à Emmanuel Macron
Premieres conclusions des états généraux alimentation à Rungis 111017 - ©Cheick Saidou_Min.Agri.Fr

 

Tribune du SYNABIO, Syndicat des Transformateurs Bio suite aux premières conclusions des Etats généraux de l’alimentation le 11 octobre dernier.

En tant que chefs d’entreprises de la bio, nous avons participé avec enthousiasme à la première phase des Etats généraux de l’alimentation destinée à transformer notre modèle agricole et alimentaire et à mieux partager la valeur au sein des filières.

Invités in extremis - et en trop petit nombre - à cet ambitieux chantier, nous y avons contribué en montrant comment nos entreprises créent de la valeur et innovent pour une alimentation responsable.

Le 11 octobre, Emmanuel Macron a clôturé cette première étape des Etats généraux en dressant le constat sans appel de l’épuisement des filières agroalimentaires conventionnelles, minées par une guerre des prix destructrice.

Les agriculteurs français en ont été les premières victimes, rapidement suivies par de nombreuses PME. Quant au consommateur, supposé être le grand gagnant de cette lutte à coups de promotions et de pression sur les fournisseurs, il est aujourd’hui déboussolé et inquiet de la qualité de son alimentation et des conséquences pour sa santé et l’environnement.

Et maintenant que faire ?

Le Président de la République a appelé l’agroalimentaire français à « un changement de paradigme ».

Concrètement, les différentes interprofessions sont invitées à concevoir d’ici la fin de l’année de nouvelles stratégies de filière en phase avec les attentes des consommateurs de demain. Il s’agira pour les producteurs, les transformateurs et les distributeurs de se mettre d’accord sur la contractualisation, la régulation des prix, la qualité des produits, etc.

Le pari est ambitieux et s’apparente à un bouleversement culturel quand on connaît les clivages internes aux interprofessions et leur histoire jalonnée de conflits sur les prix et les modes de production.

Quoi qu’il en soit, les filières bio et nos entreprises sont prêtes à relever ce pari dès aujourd’hui. En effet, sur la base de nos fondamentaux, nous pouvons d’ores et déjà garantir quatre engagements majeurs répondant au cap fixé par M Macron.

OUI, nous sommes capables de rémunérer au juste prix les acteurs de l’amont. La bio propose un modèle de filière original qui garantit un partage équitable et pérenne de la valeur, depuis les toutes premières étapes de la production agricole jusqu’à la distribution. Grâce à la contractualisation pluriannuelle, aux  investissements conjoints associant agriculteurs, transformateurs et distributeurs, grâce à nos démarches RSE, tous les maillons de nos filières peuvent vivre de leur travail et proposer aux consommateurs des produits responsables à des prix équitables.

OUI, nous sommes en mesure de valoriser les productions de nos territoires. 80% des denrées bio consommées en France sont produites dans l’hexagone par des PME qui s’approvisionnent en priorité à proximité de leurs ateliers de transformation. Elles créent un nombre croissant d’emplois non délocalisables. En 2016, la bio représentait 118 000 emplois directs, en augmentation de 8,4% par an depuis 4 ans.

OUI, nous restaurons la confiance avec les consommateurs sur la base d’un cahier des charges exigeant et rigoureusement contrôlé.

OUI, nous contribuons à une alimentation plus sûre, plus saine et qui préserve notre environnement, comme le montre un nombre croissant d’études scientifiques.

Partant de ces acquis, nous invitons le Président de la République à appliquer dès à présent aux filières bio les mesures qu’il a annoncées, et notamment :

  • la protection contre les pratiques commerciales destructrices de valeur avec le relèvement immédiat du SRP et l’encadrement des promotions en bio sans attendre 2018 ;
  • le fléchage de 20% du plan de modernisation de l’agriculture vers nos filières pour accélérer la transition agricole et alimentaire.

Dans son discours de Rungis, M Macron a souligné l’exemplarité de la bio à de multiples reprises.

Plus qu’un exemple, la bio peut devenir la pierre angulaire du nouveau paradigme qu’il a appelé de ses vœux. Nous, chefs d’entreprises de la bio, sommes déjà engagés dans une profonde transformation de l’agroalimentaire et nous disons au Président de la République « Banco, allons-y et en Bio! ».

 

Pour plus d'infos : synabio.com