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Les légumes secs en France : quel marché et quelles perspectives pour la bio?

Analyse, Filière Bio 04 Déc 2017
Les légumes secs en France : quel marché et quelles perspectives pour la bio?
Production de légumes secs bio en France - ©BioCentre

 

Auteur : Edith Lemercier
Chargée de Mission Aval
BIO CENTRE
L’intégralité de l’étude « Le marché des légumes secs en France, focus sur le bio » est disponible sur biocentre.org

Connus depuis l’Antiquité pour leurs qualités nutritives, les légumes secs (lentilles, haricots, pois cassés, pois chiches, fèves…) sont aujourd’hui considérés comme un complément protéique essentiel à l’alimentation humaine. L’année internationale consacrée aux légumes secs (2016) par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a permis de rappeler que les légumes secs constituent un pilier de la sécurité alimentaire (protéines, faciles à stocker et à conserver, économiquement accessibles) et un pilier de l’agroécologie et de l’agriculture biologique (atténuer le changement climatique, favoriser la diversification des cultures…).

La consommation de légumes secs en France a nettement diminué au cours du XXème siècle. Elle est passée de 7,2 kg à 1,4 kg par personne et par an entre 1920 et 1985 [1] et se stabilise aujourd’hui autour de 1,7 kg/personne et par an [2]. A titre de comparaison, les français consomment entre 5 et 6 kg de riz/personne et par an, 15 kg de blé dur (pâtes), 50 kg de pommes de terre et 92 kg de blé tendre (Agreste mémento Alimentation, 2015).

Les français consomment très peu de légumes secs comparés à la moyenne européenne qui est de 2,7 kg/personne et par an (FAO, 2011). Toutefois, l’étude Nutrinet-Santé révèle une consommation plus importante de légumes secs chez les consommateurs réguliers de produits bio.

 

Un marché qui évolue

Le marché national des légumes secs est estimé à 100 000 t en 2014 par la Fédération nationale des légumes secs (FNLS) et progresse en bio comme en conventionnel.

La répartition du marché des légumes secs en 2016 en volume montre que les lentilles vertes, les haricots blancs et les autres lentilles représentent 69 % du marché suivis loin derrière par les pois chiches, les haricots de couleurs et les pois cassés[1]. Cette répartition est différente pour le marché bio.

En 2014, la moitié des volumes de légumes secs est destinée à la transformation. Ces légumes secs vont servir à la préparation de nombreux plats élaborés : légumes secs natures ou cuisinés, plats cuisinés ou vont être transformés en flocons ou farines et vont pouvoir rentrer dans la fabrication de divers aliments « sans gluten » par exemple. Les besoins à destination de l’industrie progressent et dans des proportions variables selon les légumes secs.

Malgré une augmentation de la production de légumes secs, le marché national est toujours très largement déficitaire et le recours à l’importation majoritaire.

Zoom sur la production de légumes secs bio

En ce qui concerne la production bio, les surfaces nationales ont augmenté de 2985 ha en 2010 à 7998 ha en 2016 soit une augmentation moyenne annuelle de 18%