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Spiruline : l’ANSES recommande de privilégier la traçabilité pour ses approvisionnements

Actualités, Ingrédients, Qualité 08 Déc 2017 4 minutes de lecture
Spiruline : l’ANSES recommande de privilégier la traçabilité pour ses approvisionnements
Spiruline en paillettes - ©Ingrebio

 

La spiruline a fait l’objet d’une réévaluation par l’ANSES[1], dans le cadre de son dispositif « Nutrivigilance ». Ses conclusions ne remettent pas en cause l’inocuité de la spiruline : « Au regard des études disponibles, la spiruline ne semble pas présenter de risque sanitaire à de faibles doses (jusqu’à plusieurs grammes par jour chez l’adulte) ». En revanche, l’ANSES soulève le risque possible de contamination sur ce produit.

 

Prévenir les risques de contamination de la spiruline

Ainsi dans son avis publié le 30 novembre dernier, l’ANSES explique que les produits contenant de la spiruline « peuvent être contaminés par des cyanotoxines (microcystines notamment), des bactéries ou des éléments traces métalliques (plomb, mercure, arsenic) ».
Il s’agit donc pour les utilisateurs de spiruline de sécuriser la qualité de leur approvisionnement pour privilégier les circuits les mieux contrôlés. L’ANSES cite notamment dans les critères de choix (pour le consommateur) la conformité à la réglementation française, la traçabilité et l’identification du fabricant.

L’Agence propose également d’évaluer les apports en mycrocystines (notamment via d’autres algues comme l’algue Klamath) afin de fixer un seuil pour cette toxine bactérienne dans les compléments alimentaires contenant de la spiruline.

 

La FSF se félicite des recommandations de l’ANSES

La Fédération des Spiruliniers de France (FSF) se félicite de ce rapport « le plus positif et complet possible dans l’état des données disponibles »[2]. Les travaux de rédaction du Guide des Bonnes Pratiques d’Hygiène (GBPH) pour la production de la spiruline française ont été cités dans le rapport de l’ANSES. L’un des objectifs de ce Guide étant justement de « garantir une traçabilité par des contrôles stricts sur les qualités bactériologiques et physico-chimiques des spirulines produites et mises sur le marché par les spiruliniers français ». Ce guide déposé à la DGAL en avril 2016 est en cours d’évaluation par les autorités actuellement.

Ces précautions seront d’autant plus importantes pour le travail des spiruliniers en bio, dès lors que la certification biologique sera possible en France (cette évolution reste attendue avec la validation du Cahier des Charges européens pour 2018).

 

Une dose journalière limite attendue pour la spiruline

L’avis de l’ANSES fait suite à des signalements d’effets indésirables rapportés à l’Agence. Des effets indésirables très variés, qui n’ont pu être tous corrélés à la consommation de spiruline. Sur les 49 signalements en France, 10 déclarations étaient suffisamment documentées pour être analysées, et 4 ont pu être imputées fortement à la microalgue.

En dehors du risque de contamination, l’ANSES n’a pas soulevé de risque sanitaire lié à la consommation de spiruline. Elle recommande cependant de déconseiller sa consommation aux personnes souffrant de phénylcétonurie ou présentant un terrain allergique. Elle souhaiterait également qu’une dose journalière maximale soit fixée à l’aide d’études cliniques, l’état actuel de la bibliographie n’étant pas suffisant pour détecter des effets rares tels qu’une hypersensibilité individuelle à cette cyanobactérie.

 

La spiruline, source de protéines… mais pas de vitamine B12

Enfin, par son rapport, l’ANSES rappelle que « la spiruline ne constitue pas une source fiable de vitamine B12 pour les populations végétaliennes ». En effet, la vitamine B12 de la spiruline serait constituée d’analogues inactifs. L’analogue majoritaire (80%) (une pseudo-vitamine B12) ne serait pas fixé par l’organisme.

 

 


[1] Avis « Compléments alimentaires à base de spiruline : privilégier les circuits d’approvisionnement les mieux contrôlés », ANSES, 30/11/17
[2] Communiqué FSF suite à l’AVIS de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, Fédération des Spiruliniers de France, 30/11/17

 

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