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L’alimentation riche en végétaux et bio réduit notre impact sur l’environnement

Actualités, Publications 16 Fév 2018 2 minutes de lecture
L’alimentation riche en végétaux et bio réduit notre impact sur l’environnement
Rayon de légumes bio - ©Adocom

 

L’alimentation biologique entraîne des bénéfices environnementaux supplémentaires, mais uniquement lorsqu’elle est riche en produits végétaux. C’est la conclusion d’une nouvelle étude publiée par une équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle de l’INSERM grâce au programme NutriNet-Santé.

 

Selon la FAO, l’adoption de systèmes d’alimentation durables est urgente. Cela implique notamment de réduire la consommation de produits animaux aux profit des produits végétaux, qui ont un impact environnemental plus faible. Mais les études évaluant l’impact de l’alimentation sur l’environnement prennent rarement en compte le mode de production des aliments consommés, alors même qu’il peut pourtant influencer ces effets.

En partant de ce constat, des chercheurs français ont voulu étudier la relation entre consommation de produits végétaux, mais aussi issus de l’agriculture biologique, et impacts environnementaux.

La consommation alimentaire de plus de 34 000 adultes français issus de la cohorte NutriNet-Santé est analysée depuis 2009 à l’aide de questionnaires en ligne. La proportion de produits végétaux et animaux dans le régime alimentaire des participants a été caractérisée par l’établissement d’un score provégétarien[1]. Tandis que les impacts environnementaux liés à l’alimentation ont été évalués à l’aide de 3 indicateurs : les émissions de gaz à effet de serre, la demande énergétique cumulée et l’occupation des surfaces.

Les résultats de l’étude ont indiqué qu’une alimentation riche en produits végétaux était associée à de plus faibles impacts environnementaux, en particulier au niveau des émissions de gaz à effet de serre. La consommation de produits bio a entraîné des bénéfices environnementaux supplémentaires dans le cas des régimes alimentaires riches en produits végétaux. En effet, les émissions de gaz à effet de serre, la demande énergétique cumulée ainsi que l’occupation des surfaces ont diminué encore plus fortement avec la consommation de produits bio. Ces effets significatifs ne s’étendraient en revanche pas à une consommation modérée ou faible de produits végétaux (c’est-à-dire avec au moins 70% des protéines et 45% des lipides issus de source animale).

Il s’agit de la première étude évaluant les impacts environnementaux de la consommation de produits bio à l’aide de données réelles et non de modèles.

Les auteurs précisent que d’autres paramètres, tels que la qualité du sol, le climat…, seront également à prendre en compte lors de futures recherches,

 

L’étude a été publiée le 9 février dernier dans le journal Frontiers in Nutrition : Lacour C. et al., Environmental Impacts of Plant-Based Diets: How Does Organic Food Consumption Contribute to Environmental Sustainability ? Frontiers in Nutrition, volume 5. 2018.

 


[1] Le score provégétarien définit l’adhérence au régime provégétarien en fonction de la part de produits végétaux et animaux consommés (score de 12 à 60). Il a été mis au point par Martínez-González et al. en 2014.

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