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Le CESE lance l’idée d’un nouveau label « agriculture biologique, locale et équitable »

Actualités, Qualité 10 Juil 2018 1 minute de lecture
Le CESE lance l’idée d’un nouveau label « agriculture biologique, locale et équitable »
Rapport du CESE sur les SIQO - ©CESE

 

Alors que le Sénat, vient de voter le projet de loi "Alimagri ", le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE), a publié le 19 juin dernier son rapport sur l’évolution des 5 signes officiels de qualité et d'origine (SIQO) des produits alimentaires.

Parmi les 18 propositions préconisées, le CESE propose d’expérimenter un nouveau label « agriculture biologique, locale et équitable ». Ceci dans le but de répondre aux attentes des consommateurs « locavores » de produits Bio, également vigilants sur la transparence, la traçabilité des produits et le respect des conditions de travail et de rémunération. L’objectif de ce nouveau label « AB+ » serait d’aller plus loin que les normes européennes pour une bio plus exigeante et plus locale. Une autre proposition souhaiterait d’ailleurs voir s’appliquer de façon stricte le principe de conformité, se renforcer le rythme des contrôles et souhaite interdire la mention « provenance UE et hors UE », pour les produits biologiques importés.

Et le sens du rapport proposé par le CESE va bien dans ce sens : rendre plus fort l’ensemble des signes officiels de qualité et d’origine et les cahiers des charges associés. Malgré leur poids économique significatif et un rôle non négligeable en matière de dynamisme et d’emplois dans les territoires ruraux, les 5 mentions existantes aujourd’hui (AOP ou AOC, IGP, Label Rouge, AB et STG) souffrent en effet encore d’un manque de connaissance des consommateurs.

De plus la complexité des formalités des démarches et des contrôles et la difficulté d’adaptation des cahiers des charge à de nouvelles demandes sociétales notamment en matière environnementale, économique et sociale, etc… sont devenues des contraintes qui freinent leur développement. Pour exemple, les AOP/AOC n’étant utilisables aujourd’hui que sur des produits pré-emballés, elles ne peuvent être valorisées en rayon vrac.

Parmi les autres propositions, on note celles formulées pour répondre aux nouvelles attentes sociétales comme le respect du bien-être animal, la réduction de l’utilisation de produits phytosanitaires, l’absence d’adjuvants et d’arômes artificiels ainsi que la juste rémunération des producteurs. Plusieurs propositions consistent à renforcer l’information des consommateurs sur les SIQO.

Enfin le CESE souhaite mettre à profit cette révision pour renforcer la territorialisation de l’alimentation en inscrivant dans la loi sur la restauration collective publique une proportion minimale de produits locaux, notamment sous SIQO, y compris biologiques.

 

 

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