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20 % de bio dans la restauration collective publique d’ici 2022, le projet de loi est enfin voté !

Actualités, Réglementation 16 Oct 2018 1 minute de lecture
20 % de bio dans la restauration collective publique d’ici 2022, le projet de loi est enfin voté !
Marmites en restauration collective bio - ©C.Dupetit

 

Du bio en restauration collective, on en parle beaucoup depuis 2008 et le Grenelle de l’environnement mais concrètement même si la part d’aliments bio achetée augmente d’année en année (+7% en 2017), les commandes peinent à prendre de l’ampleur. Avec 246 millions d’euros d’achats de produits bio servis en restauration collective, le taux de pénétration du bio dépasse à peine les 3% du marché (Agence bio, 2017).

Pourtant que ce soit dans le secteur scolaire, de la restauration d’entreprise ou de la santé et du social, les structures ayant introduits des produits bio et locaux en quantité significative dans leurs menus se multiplient. Par exemple, la ville de Saint-Etienne propose, dans ses cantines scolaires 80% de produits bio et 70% de produits locaux, l’entreprise Orange prévoit à terme de servir 20% de bio dans ses 138 restaurants d’entreprise. Le bio en restauration collective, c’est donc possible !

Le projet de loi pour « l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable » adopté le 2 octobre dernier par l’Assemblée nationale devrait booster la demande sur ce marché. En effet, au plus tard au 1er janvier 2022, les repas servis dans les restaurants collectifs publics devront introduire au moins 50% de produits issus d'une agriculture « durable » dont au moins 20% de produits issus de l'agriculture biologique ou en conversion.

Les services de restauration scolaire et universitaire, les établissements d’accueil des enfants de moins de six ans, les établissements de santé, sociaux et médico-sociaux ainsi que les établissements pénitentiaires sont concernés.

Une bonne nouvelle qu’attendaient les ONG et acteurs de la bio depuis longtemps.

Côté offre, les filières bio françaises se sont adaptées pour pouvoir fournir la restauration collective comme l’explique cette coopérative de viande bovine bio :

« Nous sommes prêts car la filière est structurée. Le plus important est qu’il y ait de l’écoute et du dialogue entre les fournisseurs et les clients. Si les commandes sont planifiées bien en amont, les filières bio françaises pourront approvisionner sereinement les établissements pour atteindre 20% de bio dans les menus. »

De nouveaux débouchés à explorer aussi pour les transformateurs bio…

Auteur : Célia Dupetit

 

 

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