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L’UE prépare la transition vers le nouveau règlement bio

Actualités, Réglementation 28 Nov 2018 1 minute de lecture
L’UE prépare la transition vers le nouveau règlement bio
Le règlement UE2018_1584 ouvre de nouvelles perspectives au vin bio - ©Fotolia

 

Pour commencer à préparer la transition vers le nouveau règlement bio qui entrera en vigueur le 1er janvier 2021, une révision du règlement (CE)889/2008 a été adoptée le 22 octobre 2018 par le règlement d’exécution (UE)2018/1584. La version consolidée du règlement 889/2008 a été publiée le 12 novembre.

D’après le Synabio, ce règlement permet d'assurer la transition entre le règlement actuel et le nouveau règlement. Il prolonge certaines dispositions actuellement en vigueur jusqu'à l'entrée en application du nouveau règlement comme les dérogations pour l’élevage suivantes : dérogation permettant l'utilisation de 5% de matières premières riches en protéines en alimentation animale et dérogation permettant l'utilisation de poulettes non bio dans les élevages de pondeuses.

Il autorise par ailleurs de nouvelles substances dans les catégories suivantes : pour l’apiculture, la soude est désormais autorisée pour le nettoyage et la désinfection des ruches. Pour la vinification bio, engrais, produits de traitement naturels, et 6 nouveaux intrants œnologiques seront désormais utilisables : autolysats de levures, levures sèches inactivées, protéines de pommes de terre, extraits protéiques levuriens, chitosane dérivé d'Aspergillus niger et mannoprotéines de levures. « Ces substances ont toutes été expertisées avec un avis favorable par l’EGTOP et sont en ligne avec les principes de la bio », explique Philippe COTTEREAU, chef de projet à l’Institut Français de la Vigne et du Vin. « Cette évolution ouvre de nouvelles possibilités pour combler les difficultés rencontrées sur certains vins, ou aider les vins sans ou pauvres en sulfites ».

Enfin, le règlement 2018/1584 clarifie l’autorisation d'ajout de minéraux (y compris les oligo-éléments), de vitamines, d'acides aminés et de micronutriments dans les préparations pour nourrissons et enfants en bas-âge. « Cette autorisation met un terme au flou juridique qui entourait le baby-food bio depuis quelques années », précise Charles Pernin, délégué général du Synabio.

Pour en savoir plus :
www.synabio.com
www.vignevin.com

 

 

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