A l'heure où le plastique envahit jusqu'aux profondeurs des océans, peut-on encore prôner l'impact de la qualité d'un produit bio sur la santé en faisant l'impasse de l'impact de son emballage sur notre environnement ? Derrière cette question simple se cache une situation complexe où il n'est guère aisé d'opter pour une démarche durable holistique de bout en bout, en maîtrisant ses coûts. La fonction première de l'emballage, celle de protéger et conserver le produit, ne peut et ne doit pas être remise en cause. Néanmoins, l'emballage, de préférence "écodesigné" se doit d'apporter un bénéfice sociétal. Il s'agit d'un "plus" qui, souhaitons-le, devra devenir un "must" : cette composante de sa stratégie marketing fera la différence à l'heure du choix du consommateur.

Ce premier dossier sur l'emballage abordera, de même, cette thématique de manière holistique en présentant le contexte actuel : les chiffres clés, les tendances, les 4 grandes mutations sociétales qui impactent ce secteur, des options pour s'inscrire dans la durabilité et enfin, des démarches "plastic free" à deux maillons de la chaîne de valeur alimentaire. Il sera suivi courant de cette année par un second dossier relatif aux développements dans le domaine spécifique des nouveaux matériaux d'emballage, qui se veulent durables d'une manière ou d'une autre.

L'alimentaire : le 1er marché utilisateur d'emballage dans le monde

Le marché de l'emballage devrait atteindre 1 000 milliards USD en 2023 au niveau mondial. Il était estimé à 876 milliards USD en 2018. L'alimentaire est le premier secteur utilisateur d'emballages dans le monde : 273,9 milliards USD en 2017 et 356,7 milliards en 2023, avec une croissance moyenne de +4,5%.

Celui de l'emballage "vert" (tous secteurs confondus) aurait atteint

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Auteur : Bettina Balmer

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