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Les nouvelles filières de betterave à sucre bio françaises

Analyse, Dossiers, Filière Bio 11 Mar 2019 12 minutes de lecture
Les nouvelles filières de betterave à sucre bio françaises
La culture de la betterave sucrière

 

Bien que la filière de la betterave sucrière soit un secteur économique important dans le paysage agricole du nord et l’est de la France ; aucune valorisation en bio n’était possible, jusqu’à cette année, en France. La filière n’étant développée qu’à une échelle industrielle, des difficultés notamment d’ordre logistique, perdurent. Par ailleurs, les filières du sucre de canne bio sont structurées et approvisionnent le marché européen à des prix attractifs pour les industriels.

Mais plusieurs facteurs amènent la filière de la betterave à sucre à se développer en France :

  • De plus en plus d’agriculteurs se convertissent, y compris dans les régions de production de la betterave sucrière. La non valorisation de cette culture en bio est un frein au développement de l’agriculture biologique dans ces régions.
  • Le marché alimentaire bio continue sa croissance, le marché du sucre bio suit cette tendance et des marchés, en France et à l’international, s’ouvrent en bio pour les industriels du sucre.
  • Certains transformateurs et consommateurs souhaitent pouvoir s’approvisionner en sucre localement, avoir une filière de production française peut donc être une réelle plus-value.

 

La filière de la betterave à sucre en France, une filière conventionnelle industrielle

La betterave à sucre (Beta vulgaris) se cultive sous un climat tempéré. La production, essentiellement en Europe, est industrialisée, saisonnière et localisée. Les betteraves sont récoltées à partir de septembre et sont transformées sans délai pendant la campagne sucrière (environ 100 jours). Parce que la betterave est périssable et lourde, les sucreries doivent être situées près des champs. Les principales zones d'implantation en France sont la Picardie, la Champagne-Ardenne, le Nord-Pas-de-Calais, la Normandie, le Centre et l'Île-de-France. On compte, à ce jour, 25 usines sucrières

Auteur : Célia Dupetit

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