Les bioplastiques sont souvent vantés comme étant respectueux de l’environnement mais sont-ils à la hauteur des attentes qu’ils suscitent ? Rien n’est moins sûr, surtout dans cette conjoncture dense qui mêle vraies et fausses innovations et communication tout azimut qui ne permet pas toujours au consommateur d’y voir clair.

Pour la filière biologique, pour laquelle la prise en compte des impacts des emballages doit être aussi importante que la formulation des produits, les bioplastiques peuvent constitués une alternative intéressante. Encore faudrait-il que ceux-ci ne soient pas issus de l’agriculture intensive ou d’autres industries aussi néfastes… Ce point sur les connaissances actuelles des bénéfices-risques liés aux bioplastiques est donc nécessaire, tout autant que notre revue des dernières innovations biosourcées à suivre pour s’inspirer… et garder une longueur d’avance.

 

QUELQUES DÉFINITIONS

Les termes biodégradation, matériaux biodégradables et/ou compostables sont de plus en plus communément utilisés mais fréquemment mal employés, mal compris par le consommateur et sources d'équivoques. La norme européenne EN 13432 de 2001 définit les caractéristiques qu'un matériau doit posséder pour être considéré comme compostable (dans un site industriel) et biodégradable. La norme 17556 de 2012 spécifie une méthode pour l'évaluation de la biodégradabilité aérobie ultime des matériaux plastiques dans le sol.

Dégradable : tous les plastiques sont dégradables, même les plus classiques. Mais ce n’est pas parce qu’ils peuvent être réduits en micro-fragments ou en poudre qu’ils retournent à la nature. Loin de là et c’est bien là où réside le problème.

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