Dans les années 90, les stocks de poissons de morue de Terre-Neuve s’effondrent. C’est le début d’une prise de conscience des effets néfastes de la pêche industrielle tant sur la destruction des écosystèmes marins que sur la sécurité alimentaire des populations. Aujourd’hui, d’après la FAO, 31% des stocks halieutiques mondiaux sont surexploités, et en Méditerranée ce chiffre grimpe à 93%. Les activités de pêche illégale et non réglementée contribueraient pleinement à ce phénomène mais également les techniques de pêches industrielles. L'aquaculture durable devient une priorité suite aux rapports alarmants de la FAO et de WWF.

Informés par les ONGs et les experts scientifiques sur la nécessité de pérenniser les ressources halieutiques, les consommateurs sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à se tourner vers des produits issus de la pêche durable et de l’aquaculture biologique.

Entre labels et certification bio, où en est-on aujourd’hui pour un approvisionnement en produits de la mer ?

 

Pêche et aquaculture durable : une prise de conscience des consommateurs français

La production de poisson au niveau mondial

D’après la FAO, en 2016, la production mondiale représente 171 millions de tonnes environ, le secteur de l’aquaculture comptant pour 47% de ce chiffre. La Chine et la Norvège étant les premiers pays exportateurs. Dans l’Union européenne, les principaux pays producteurs sont l’Espagne, le Royaume-Uni, le Danemark et la France.

Les français, de grands consommateurs de poisson

Graphique conso poissonLes français consomment en moyenne 34 kg[1] de poissons et crustacés par an contre une moyenne de 20,5 kg dans le monde. Leurs mets préférés sont les poissons de pêche (58%), thon, cabillaud, lieu principalement et les coquillages et crustacés d’élevage (21%), surtout des moules et des huîtres.

En France, les volumes de captures (pêche) et de ce qui est produit par l’aquaculture s’élèvent à 698 milliers de tonnes en 2016 soit 2714 millions d’euros[1]. Bien qu’elle représente une activité économique importante en France, les 2/3 de ce qui est vendu sur le territoire est issu de l’importation principalement de Norvège, du Royaume-Uni et d’Espagne. Les importations concernent surtout le saumon, les thons, les crevettes et le cabillaud.

Des consommateurs de plus en plus soucieux des critères de durabilité

D’après l’étude de Globescan 2018 réalisée pour le Marine Steward Council (MSC) sur les attentes des consommateurs français en produits de la mer durables[2], 8 français sur 10 reconnaissent que la sauvegarde des océans passe par une consommation de produits de la mer durables et ils sont de plus en plus nombreux (74% en 2018 contre 69% en 2016) à se dire prêts à changer leurs habitudes d’achat en faveur d’une alternative durable.

Ils sont également nombreux à souhaiter que les entreprises communiquent davantage sur la durabilité des produits de la mer et à exiger de la traçabilité notamment

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