L’Ayurvéda est une médecine pratiquée depuis plus de 4000 ans en Inde, signifiant « Connaissance de la Vie et de la longévité ». Elle est reconnue depuis 1982 par l’Organisation Mondiale de la Santé comme « méthode de soins ». Elle fait partie d’une des tendances 2019[1], que nous avons pu remarquer sur les derniers salons[2] : celle des produits ayant le goût du voyage, au même titre que la nourriture ethnique, sur l’impulsion des Millennials.

L’Ayurvéda n’est pas seulement une science des soins du corps humain, elle est aussi une façon de percevoir la Vie, l’Univers, et comporte des aspects spirituels et philosophiques. Elle se rapproche plus d’un style de vie, d’une manière de considérer notre corps, notre esprit et notre âme comme un tout uni. L’Ayurvéda vise donc “à nous nourrir, à nous soigner, et à nous élever”[3].

En cela, on ne peut pas l’appréhender comme notre médecine allopathique occidentale, basée sur des tests et des preuves, qui a pour but de trouver un remède pour chaque maladie. Là où la formulation d’un complément alimentaire -notamment à base de plantes médicinales- est assez bien codifiée, les allégations santé[4] ne doivent pas pour autant attribuer des propriétés de prévention, de traitement ou de guérison d'une maladie humaine, ni évoquer ces propriétés, à moins d’avoir été explicitement autorisées par l’EFSA.
C’est ainsi que le fenugrec, par exemple, est reconnu pour :
- aider à maîtriser le cholestérol
- favoriser le confort digestif
- contribuer à maintenir le taux de glucose dans le sang, dans le cadre d’une alimentation saine…
mais ne peut être revendiqué comme tel sur les emballages.

Aux yeux des praticiens ayurvédiques, il en est tout autrement. Considérer l’Homme ou ses maladies, sans son environnement, ses pensées, ses façons d’agir ou de se nourrir, n’a pas de sens. Tout est inter-dépendant. Le macrocosme est un reflet du microcosme. Ainsi, on ne vise jamais à traiter une maladie par un traitement qui lui est propre, mais à rétablir l’état de santé et l’équilibre des énergies. Ou à prévenir les maladies d’une personne particulière, en lui prodiguant des soins spécifiquement conçus pour elle.

Alors comment concevoir et marketer un produit agro-alimentaire à cible suffisamment large pour être rentable, tout en respectant les préceptes de l’Ayurvéda ?

Pour répondre à cette attente, les acteurs ont développé 3 stratégies de segmentation : par l’ingrédient, la promesse santé, et les états d’être.

 

Formuler un produit ayurvédique de façon la plus simple : mettre en avant les ingrédients

La Pharmacopée Ayurvédique comprend plus de 1200 espèces de plantes, 100 matières minérales et autant de substances d’origine animale[5].

Un grand nombre de marques spécialisées proposent des compléments alimentaires, infusions ou épices qui mettent en avant uniquement l’un de ces ingrédients de base. C’est le cas de la gamme

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