Fruits d'été par excellence, les fruits à noyau : cerises, pêches, abricots, nectarines, prunes comptent des surfaces en bio importantes en France. D'après l'Agence bio, près de 27% des vergers de fruits à pépins et à noyau étaient certifiés agriculture biologique en 2020. Surtout localisées dans le sud de la France, de nombreuses variétés de pêches, cerises, abricots, nectarines sont cultivées, alternant les saveurs et permettant une large période de production. Quant à la prune : la mirabelle, la reine-claude et la quetsche sont les variétés les plus connues. La prune d'Ente, cultivée pour faire le fameux pruneau d'Agen est également produite en bio. Environ 10% du verger, également sous IGP, était certifié bio en 2020.

Depuis 10 ans, les surfaces en fruits à noyau ont fortement augmenté mais la demande aussi ! Et les évènements climatiques rendent la production incertaine, à l'instar de cette année, où le gel a impacté une bonne partie du verger français, en bio comme en conventionnel. En bio, les producteurs et organisations de producteurs servent en priorité le marché du fruits frais, laissant peu de volumes au marché de la transformation.

 

Offre et marché en fruits à noyau bio français

D'après l'Agence Bio, en 2020, le marché des fruits bio s'élevait à plus de 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires et sa croissance était de +13% par rapport à 2019. Les fruits et légumes restent, après les produits d'épicerie, les principales denrées consommées en bio par les Français. Les fruits sont achetés majoritairement - à 46% - en magasins spécialisés bio, 37% sont achetés en GMS et 16% en vente directe.

En 2020, pendant le premier confinement, les consommateurs français ont augmenté leurs achats de fruits et légumes (+9,4% en volume, +17,8% en valeur, par rapport à 2019), avant de revenir au niveau de 2019 au 3ème trimestre[1]. Le confinement a également eu un impact sur les circuits de distribution : les achats ont particulièrement progressé dans les enseignes de proximité et en vente directe à la ferme, ainsi que sur Internet. A l’inverse, la vente en marché, primeurs et supermarchés a régressé. Il restera à voir si ces tendances seront pérennes dans le temps.

Vergers de cerisiers en fleurs. - © Mas des Issarts

Vergers de cerisiers en fleurs. - © Mas des Issarts

Mais cette année, l'offre en fruits à noyau est réduite. Le gel historique d'avril dernier a touché un grand nombre de verger en conventionnel comme en bio. Pour

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