Entreprise familiale française, Kaoka est le pionnier du cacao éthique. Engagée, elle défend le chocolat bio et équitable avec conviction depuis près de 30 ans.

L’urgence climatique est une réalité que personne ne peut nier. A l’époque, Kaoka faisait partie de ceux qui étaient conscients avant l’heure. Ceux qui préfèrent agir plutôt que parler. Ces 30 dernières années d’existence ont été consacrées à la construction d’un modèle dans lequel le cacao est produit de manière respectueuse de l’environnement, transformé dans les meilleures conditions et dans lequel le producteur est justement rémunéré.

Cacaoyer bio du Pérou - chocolat bio - ©Agence Odds - Kaoka

Cacaoyer bio du Pérou - ©Agence Odds - Kaoka

En septembre dernier, Kaoka a réaffirmé ses engagements de manière forte en signant un partenariat public-privé d’envergure internationale : 8,97M€ pour la conservation et la régénération des écosystèmes/protection de la biodiversité et la promotion de l’agroécologie au sein des filières cacao au Pérou, en Colombie et en Équateur.
« En effet, depuis 30 ans, nous sommes présents sur le terrain au plus près des producteurs avec lesquels nous nouons des partenariats solides et durables. Avec eux, nous partageons la même ambition : produire un cacao d’excellence en nous appuyant sur des techniques durables, dans une logique d’équité, tout en préservant les écosystèmes », témoignent Guy Deberdt, directeur général de Kaoka et Sébastien Balmisse, directeur Filières et Qualité – Pilote RSE de Kaoka. « Mais aujourd’hui, le constat est sans appel : la destruction des forêts primaires s’accélère et les conséquences de ce phénomène sur la biodiversité sont extrêmement graves. Si certains acteurs se satisfont d’une promesse de replanter des arbres, nous n’adhérons pas à ce “tree-washing”, et l’urgence selon nous est de préserver, de restaurer ces forêts primaires et leurs écosystèmes ».
Face à l’ampleur de l’enjeu et à sa complexité écologique, économique et sociale, Kaoka s’est associé avec des partenaires internationaux experts. C’est pourquoi un partenariat unique a été signé avec l’Alliance Bioversity International – CIAT, World Agroforestry, Conservation International (Colombie) et trois organisations de producteurs. Dans cette coopération, chaque partenaire, spécialiste reconnu dans son domaine, va apporter ses compétences spécifiques et son expertise.
Cofinancé par Kaoka et le FFEM (Fonds français pour l’environnement mondial), ce projet de 8,97 M€ s’inscrit en pleine cohérence avec la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI) qui a pour objectif de mettre fin à l’importation de produits forestiers ou agricoles contribuant à la déforestation, dont le cacao fait évidemment partie.

 

Les objectifs du projet « zéro déforestation »

  • Développer les techniques d’agroforesterie :

le recours aux techniques d’agroforesterie dans la culture du cacao permet non seulement de réduire les intrants, mais aussi d’associer des cultures vivrières (fruitiers, bananiers, poivriers, etc.) et des essences forestières à celle du cacao. Un cercle vertueux qui garantit des revenus à la fois immédiats et à long terme aux producteurs, tout en restaurant la fertilité des sols. Ce principe assure également la pérennité des cacaoyères, tout en limitant l’extension des surfaces cultivées aux dépens de la forêt. Les systèmes agroforestiers proposés dans le cadre de ce projet seront conçus sur-mesure en fonction des écosystèmes locaux, des besoins des producteurs et de leurs objectifs.

  • Rétablir la connectivité écologique pour permettre à la faune de circuler entre leurs zones d’habitat :

La destruction des forêts conduit les espèces à modifier leur habitat. Une problématique particulièrement prégnante sur la partie amazonienne du projet, au Pérou et en Colombie, lieu d’une biodiversité d’une grande richesse, essentielle à préserver. En réimplantant des haies, des arbres d’ombrage, etc., le projet offre ainsi aux espèces des moyens de circuler d’une zone forestière à l’autre, et redéploye leur cadre de vie naturel. Rétablir la connectivité écologique permet de préserver la biodiversité mise à mal par la déforestation passée.

  • Renforcer les infrastructures et les compétences des producteurs :

L’ambition de ce projet est de valoriser l’ensemble de la chaîne de production du cacao, depuis la culture et jusqu’à la commercialisation finale. L’appui technique reçu par les producteurs leur permettra d’agrandir et d’améliorer leurs installations pour la fermentation et le séchage des fèves de cacao. Ils mèneront, avec l’appui de KAOKA, des travaux de recherche pour perfectionner la maîtrise de la fermentation. Ils bénéficieront aussi de formations destinées à renforcer leurs compétences dans la mise en place de pratiques agricoles durables.

  • Assurer la conservation des paysages :

La forêt primaire renferme des quantités massives de gaz carbonique, et sa destruction entraîne des émissions de gaz à effet de serre importantes, accélérant le dérèglement climatique.
Dans le cadre de ce projet, des outils d’analyse d’impact et de surveillance des zones de production agricole seront mis en place. Les producteurs et organisations de producteurs s’engageront au travers d’accords de conservation à protéger et à valoriser les forêts de leurs régions et à limiter l’extension des exploitations agricoles.
La restauration des vieilles plantations en agroforesterie augmente la rentabilité des parcelles, en diversifiant les cultures et en augmentant leur productivité. D’autre part, le projet permettra de restaurer des zones dont les sols sont fortement dégradés (anciennes zones de pâturage) et de les remettre en cultures.
Ces deux effets conjugués permettront de faire en sorte que la culture du cacao n’engendre aucune déforestation.
Véritable démarche exemplaire d’une coopération public-privé, ce projet constitue un laboratoire d’expérimentation de la révolution agricole qui doit être menée. Kaoka entend en prouver l’efficacité et sa capacité à être dupliquée pour participer à protéger les écosystèmes forestiers uniques et les réservoirs de carbone essentiels au ralentissement du dérèglement climatique.
« Aujourd'hui, trop d'acteurs de la filière cacao se contentent de promesses. Il est temps de s'engager dans des actions concrètes », appuie Guy Deberdt.
Au-delà de ce projet, Kaoka encourage ses clients à développer, en partenariat, des projets solides et concrets dans le cadre de leur démarche RSE. C’est grâce à la force du collectif qu’il sera possible de construire l’avenir d’une filière cacao prospère et durable.

Pépinières plants de cacao élites - ©Agence Odds - Kaoka

Pépinières plants de cacao élites - ©Agence Odds - Kaoka

 

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