Commerce Equitable France publie une nouvelle étude terrain qui met l’accent sur trois engagements clés et complémentaires du commerce équitable : des moyens économiques plus équitables, une sécurisation économique avec des contrats longue durée et une gouvernance démocratique renforcée au service de projets collectifs. Selon le Collectif et les retours d’expérience des 14 filières françaises analysées, ces engagements facilitent et accélèrent la mise en œuvre des pratiques agroécologiques dans les groupements de producteurs et productrices engagés dans cette démarche.

Dans sa nouvelle étude publiée cet été, Commerce Equitable France a souhaité montrer à l’aide d’exemples concrets, que les engagements du commerce équitable accéléraient le déploiement de pratiques agroécologiques. Le collectif des acteurs du secteur appelle les décideurs publics à s’inspirer de ces conclusions pour accompagner le déploiement de filières alimentaires alliant ambitions économiques, sociales et écologiques.

En effet, un trop grand nombre d’agriculteurs peinent à vivre de leur métier, et l’urgence climatique exige un changement des systèmes de production agricoles pour atténuer les émissions du secteur. L’étude de Commerce Equitable France montre les chemins de changements agro-écologiques engagés par 14 organisations de producteurs et explique comment l’application de 3 principes clés du commerce équitable actionnent des leviers déterminants dans les trajectoires de transition de ces filières.

Parmi ces leviers, on souhaite des moyens économiques plus équitables et une sécurité économique pour les groupements de producteurs. Cela passe par des prix rémunérateurs, basés sur la prise en compte des coûts de production et un fonds de développement financé par les acheteurs. Le but étant de favoriser les conversions en agriculture biologique.

Le second engagement s’appuie sur deux leviers : la sécurisation économique avec des contrats longue durée et un partage des risques en cas de crise (évolution du marché, accident climatique), pour que les contraintes ne reposent pas que sur les épaules des producteurs.

Enfin, l’engagement de gouvernance démocratique repose sur 3 leviers : Des espaces de dialogues pour la construction d’une vision agroécologique commune et d’un projet collectif permet au groupement de se fixer un cap et de se doter des outils de pilotage pour l’atteindre. Mais aussi la mutualisation de ressources et de moyens que ce soit pour la valorisation des produits ou pour l’accompagnement technique à la production.

Pour en savoir davantage sur cette étude et s’inspirer des exemples des filières équitables françaises, téléchargez la synthèse de 16 pages sur le site de Commerce Equitable France.

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