Que sont les superfruits ? Le terme n’a aujourd’hui aucune définition scientifique mais témoigne des nombreux bénéfices qu’ont ces fruits pour notre santé. Particulièrement riches en antioxydants, minéraux et vitamine C, on retrouve en premier la baie de goji, l’aronia, l’açaï, l’acérola, l’argousier ou la canneberge dans la catégorie exotique. Dans la catégorie plus locale on peut trouver le cassis, la myrtille ou la grenade... Les superfruits colonisent de plus en plus les rayons des magasins et entrent dans la composition de nombreux produits alimentaires (boissons, confiserie, épicerie fine), produits diététiques et même cosmétiques. La demande pour ce type de petits fruits à forte valeur nutritionnelle, couplée à la demande croissante en produits bio et en origine française témoigne d’une réelle opportunité de marché. Quelques transformateurs l’ont compris et souhaitent s’approvisionner en local et en bio pour une question de cohérence. Or, aujourd’hui ces superfruits sont en grande majorité importés : Canada, USA, Chine, Russie pour la goji, Brésil pour l’açaï et Espagne, Maroc ou Europe de l’Est pour la myrtille et le cassis.
Quels superfruits émergent en culture en France et en AB pour répondre à cette demande ? Peut-on espérer un approvisionnement local ? Ou doit-on revaloriser des superfruits locaux déjà implantés ?

 

DE NOUVEAUX SUPERFRUITS SOUS NOS LATITUDES

Des plantations de superfruits exotiques en culture de diversification majoritairement en AB et plutôt en circuit court

Nous connaissons tous le kiwi, produit majoritairement dans le Sud-Ouest de la France et dont aujourd’hui 33 % de la production française est exportée. C’est au départ un fruit à provenance de Chine, introduit en France en 1965 [1]. Comme le kiwi, certaines de ces baies « superfruits » citées plus haut sont tout à fait adaptables à nos différents contextes pédoclimatiques comme la goji, déjà très en vogue depuis une dizaine d’années ou l’aronia, une baie noire originaire d’Amérique du Nord encore méconnue du grand public. L’aronia est le petit fruit avec le potentiel d’antioxydants le plus élevé connu (indice ORAC de 47000 contre 16000 pour le cassis). Il est déjà cultivé

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

Cet article d'Ingrébio vous intéresse ?

Ingrébio vous permet d'acheter des articles à l'unité pour vous aider dans votre veille !

S'ABONNER

INGREBIO MAG banner
Tous les contenus en illimité
à partir de 17€/mois

image_print