La filière avicole française est touchée depuis plusieurs mois par un retour de la grippe aviaire, après une première épidémie en début d’année. Comment les acteurs du bio assurent-ils le maintien de leur activité malgré des mesures contradictoires avec l’élevage plein-air et comment voient-ils leur avenir ? État des lieux pour les filières volailles de chair et poules pondeuses…

Grippe aviaire?

Selon l’institut Pasteur, la grippe aviaire, ou influenza aviaire, est une « infection provoquée par des virus grippaux de type A, et en particulier par les sous-types H5, H7 et H9. Cette infection peut toucher presque toutes les espèces d’oiseaux, sauvages ou domestiques. Elle est généralement asymptomatique chez les oiseaux sauvages, mais peut devenir fortement contagieuse et entraîner une mortalité extrêmement élevée dans les élevages industriels de volailles, d’où son nom de peste aviaire ou d’Ebola du poulet. Le virus de la grippe aviaire peut parfois infecter d’autres espèces animales comme le porc et d’autres mammifères, dont l’Homme ».

 

Un niveau de risque élevé en France

La plateforme nationale d’Épidémiosurveillance en santé animale (plateforme Esa) indiquait au mois de septembre dernier pour la France « un niveau record de détections d’IAHP (influenza aviaire hautement pathogène) H5N1 et de mortalités associées observé sur les oiseaux sauvages présents en importantes colonies sur leurs sites de nidification, le long des côtes Manche-Atlantique, depuis la mi-mai 2022 et tout au long de cet été? ». Elle précisait que « les risques d’introduction primaire ainsi que les risques de diffusions secondaires augmenteraient fortement dans les semaines à venir du fait de l’amplification des migrations d’oiseaux sauvages et de conditions climatiques qui deviendraient plus favorables à la "survie" de virus infectieux d’IAHP dans l’environnement (baisse des températures, baisse de l’ensoleillement et des rayonnements UV, augmentation de l’humidité, etc.) ».
La situation sanitaire s’est effectivement dégradée ces dernières semaines. Le nombre de foyers d’influenza aviaire en élevage et dans la faune sauvage progresse encore en France métropolitaine et en Europe. Face à un risque de contamination plus élevé, le niveau de risque a été relevé de « modéré » à « élevé » sur l'ensemble de l’Hexagone. Depuis le 11 novembre dernier, la protection des élevages de volailles est renforcée et les mesures de prévention sont généralisées. Ainsi, toutes les volailles doivent être mises à l’abri

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