Le 30 juin 2023 est entré en vigueur un règlement européen visant à interdire la mise sur le marché ou l’exportation depuis le marché européen de produits ayant contribué à la déforestation ou à la dégradation des forêts après le 31 décembre 2020. Ce règlement couvre 7 matières premières à risque : café, cacao, caoutchouc, huile de palme, soja, bœuf et bois, ainsi que leurs produits dérivés comme le cuir, le charbon de bois, le papier imprimé ou encore le chocolat. Ce texte prévoit une période de transition de 18 mois pour laisser aux acteurs concernés le temps de se mettre en conformité. Il sera donc mis en application le 30 décembre 2024.

Déforestation : entre équilibre environnemental et socio-économique

Le rôle des forêts sur le bon équilibre de notre planète est essentiel et pourtant elles continuent leur déclin. Les impacts de la déforestation sont désormais documentés comme la réduction de la capacité de stockage du CO2, l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre ou la perte de biodiversité… 75% de la déforestation est causée par l’agriculture. La cacaoculture aurait entraîné la déforestation d'environ 2,5 millions d'hectares depuis le début des années 90 dans les 4 principaux pays producteurs.
« Cependant, il est important de rappeler que derrière le phénomène de déforestation se cache une nécessité économique : les forêts sont coupées pour permettre aux populations de cultiver et donc de bénéficier de revenus pour vivre. Cela nécessite, de la part des acteurs du cacao et du chocolat, un engagement actif auprès des producteurs pour les accompagner au travers de solutions viables », Guy Deberdt, Kaoka.

Pionnier de la première heure sur le cacao durable et les questions environnementales, Kaoka travaille depuis plusieurs années déjà sur ce sujet. Son directeur général, Guy Deberdt, et son directeur Filières & Qualité, Sébastien Balmisse, proposaient un webinaire d’information ce vendredi 3 novembre pour inciter les acteurs de toute la chaîne de valeur à ‘anticiper la nouvelle législation contre la déforestation importée’.

 

Les 4 filières cacao intégrées de Kaoka

Depuis plus de 30 ans, Kaoka fait le choix d’accompagner et d’intégrer les producteurs de coopératives que son fondateur André Deberdt a construit avec des acteurs locaux en Équateur, à Sao Tomé ou en République Dominicaine. La filière Péruvienne est plus récente (2015) et soutient des jeunes plantations de cacao et la restauration de sols dégradés par la culture intensive de coca. « Ces filières cacao ne sont pas des origines exotiques que nous visitons une fois par an, explique Guy Deberdt. Elles sont directement intégrées dans notre organisation et dans nos prises de décision. Nous y investissons des moyens humains et financiers importants ». L’accompagnement se concrétise par des engagements forts en terme commercial (un prix d’achat supérieur à celui du marché, fixé directement au producteur, une garantie d’achat de 100% des récoltes, avec préfinancement…), mais aussi en termes d’investissement sur place (formations, perfectionnement technique, outils de transformation adaptés et mise en place de programme de recherche pour répondre aux enjeux de chaque filière…).

Consultez le rapport d’activité de KAOKA.

 

Kaoka, pionnier engagé contre la déforestation

Guy Deberdt Kaoka à Sao Tomé

Antonio Dias et Guy Deberdt à Sao Tomé - ©KAOKA

Grâce à ce travail de proximité avec les producteurs et les coopératives partenaires, au cœur de sa démarche, Kaoka a pu anticiper et commencer à déployer des outils pour garantir que ses filières étaient exemptes de déforestation dès 2021.

La PME signe à cette date un partenariat avec un projet public-privé ambitieux de 8,97M€ pour un cacao zéro déforestation. Avec le soutien du Fonds Français pour l'Environnement Mondial et des organismes de recherche en agroécologie, Kaoka s’engage alors pour la conservation et la régénération des écosystèmes, la protection de la biodiversité et la promotion de pratiques agricoles réellement durables au sein de filières cacao au Pérou, en Colombie et en Équateur.

Kaoka qui soutient depuis plus de 15 ans les producteurs dans l’entretien et la rénovation de leurs plantations et dans l’augmentation de leur productivité en développant l’agroforesterie, peut ainsi démontrer l'efficacité de son modèle de culture et sa capacité à être dupliqué.

 

Un objectif : 100% des bordures des parcelles géoréférencées d’ici fin 2023

Si la Commission Européenne a fixé une échéance pour l’entrée en application de la nouvelle réglementation contre la déforestation, les modalités de sa mise en œuvre et ses contrôles sont encore floues.

Forts de ses filières 100% intégrées et de son engagement pionnier sur ces enjeux, Kaoka a développé très tôt un référentiel interne et une méthodologie séquentielle.

« Tous les producteurs avec lesquels nous travaillons sont clairement identifiés, observe Sébastien Balmisse. Cela a facilité la géolocalisation avec un point GPS de chaque parcelle de nos partenaires producteurs ».

Déforestation cartographie gps parcelles de cacao

Cartographie des plantations partenaires à Sao tomé - ©Kaoka

Les bordures de ces parcelles ont ensuite été détourées et digitalisées, y compris les plantations de moins de 4 hectares. Les polygones des parcelles de chaque producteur sont superposés à des images satellites faisant l’état des lieux des zones forestières. « Cela nous permet de vérifier que les plantations ne s’agrandissent pas dans le temps, au détriment des forêts ». Ce travail a dû être couplé avec des outils et des inspections sur le terrain, notamment pour intégrer les zones de jachères ou de friches.

La méthodologie doit comprendre une analyse de la situation initiale (fixée à 2020 par la réglementation) et une analyse de risque par pays et par région (des critères qui sont attendus officiellement fin 2023).

A ce jour (juillet 2023), Kaoka a géoréférencé 93% des périmètres des parcelles de ses partenaires, dont déjà 100% au Pérou.

Les forces de Kaoka résident dans ses actions depuis toujours pour atténuer les risques de la cacaoculture sur l’environnement et sur son intégration des filières. « Notre référentiel ‘zéro-déforestation’ a été co-construit avec les producteurs », appuie Sébastien Balmisse qui comprend le sentiment de ces hommes et femmes, face à des exigences devenant de plus en plus fortes.

Pour en savoir plus : Tout comprendre sur le nouveau règlement européen zéro déforestation importée

 

Kaoka, premier fournisseur de chocolats issus de cacao garanti ‘zéro déforestation’

qualité des fèves cacao bio

Test qualité des fèves de cacao séchées en Équateur - ©KAOKA

Dans les chocolats Kaoka, la pâte et le beurre de cacao sont fabriqués exclusivement à partir des fèves de cacao issus de ces filières intégrées, certifiées bio et équitable. L’engagement du fournisseur permet aux acheteurs de sécuriser leurs approvisionnements en cacao avec des critères d’exigence élevés en termes de durabilité et de RSE, et dorénavant avec une longueur d’avance sur la garantie ‘zéro déforestation’.

Car rappelons-le, les entreprises concernées par les matières premières visées par le règlement contre la déforestation (opérateurs et metteurs en marché) devront apporter les preuves suffisantes pour démontrer que leur produit comporte un risque nul ou négligeable de déforestation, selon les principes de ‘diligence raisonnée’.

Retrouvez l’ensemble des produits Kaoka® à usage professionnel sur le site Kaoka et dans l'Annuaire d'Ingrébio.

 

 

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