Après des années de course après l’offre pour répondre à la demande croissante en céréales bio[1], la saison 2021-2022 avait permis d’atteindre un certain équilibre. Or la crise qui touche le secteur bio depuis 2021 a finalement eu raison aussi des filières grandes cultures avec cette année des stocks trop importants qui peinent à trouver des débouchés.

Rencontres des grandes cultures bio

Elodie Lematte du Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire introduit la journée

Les 3e rencontres des grandes cultures bio avaient lieu à Paris en novembre dernier. Une journée organisée par Terres Inovia en partenariat avec l’ITAB et Arvalis, qui a réuni les principaux acteurs de la filière grandes cultures biologiques, à savoir les interprofessions (Intercéréales, Terres Inovia, Terres Univia), les instituts techniques et les chambres d’agriculture. La matinée a été introduite par le Ministère de l’Agriculture et par Laure Verdeau, directrice de l’Agence Bio. Puis, Bruno Barrier-Guillot, directeur des études chez Intercéréales a dressé un bilan du marché des grandes cultures bio en France. L’occasion de faire un point conjoncturel sur ces filières qui approvisionnent de nombreux secteurs de l’agro-alimentaire et de l’alimentation animale.

La sole française en grandes cultures bio : de quoi parle-t-on ?

Que ce soit en conventionnel ou en agriculture biologique, la France est le leader européen de la filière céréales et oléoprotéagineux (COP), appelés aussi “grandes cultures” car cultivées principalement sur des grandes surfaces et mécanisées. On parle donc ici des céréales (blé, orge, seigle, triticale, maïs) et pseudo-céréales (sarrasin), oléagineux (soja, tournesol, colza, lin) et aussi des protéagineux dont les légumes secs (fèves, lentilles, pois). Les légumes frais peuvent aussi être cultivés en grandes cultures mais les surfaces sont très faibles en bio et ne sont pas étudiées dans cet article. D’après le dernier recensement agricole, la typologie “grandes cultures” est la typologie d’exploitation majoritaire lors des installations agricoles mais également celle qu’on retrouve le plus chez les exploitants de plus de 50 ans. Les assolements en bio sont plutôt diversifiés : une trentaine d’espèces sont cultivées avec une dominance

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

Cet article d'Ingrébio vous intéresse ?

Ingrébio vous permet d'acheter des articles à l'unité pour vous aider dans votre veille !

S'ABONNER

INGREBIO MAG banner
Tous les contenus en illimité
à partir de 17€/mois

image_print