Les Mardis de l’Agro : Les arômes – 14 mai – Bourg-en-Bresse

Mardi 14 mai, de 17h30 à 19h Au Technopole Alimentec à Bourg-en-Bresse (01)

LES ARÔMES Point sur la réglementation et les usages

 

Pour voir la suite de l’article, vous devez souscrire à notre abonnement.

[s2If current_user_can(access_s2member_level1)]
Dans le cadre des Mardis de l’Agro, le Technopole Alimentec organise une soirée dédiée aux arômes alimentaires faisant suite à l’entrée en vigueur ce 22 avril dernier du règlement (CE) n°872/2012 qui spécifiait notamment une nouvelle liste positive pour les substances aromatisantes autorisées. Cette conférence fera le point sur l’impact de cette réglementation sur l’innovation avec un focus particulier sur les produits Bio et Clean label.   Pour plus d’infos et pour s’inscrire : www.alimentec.com[/s2If]

 


1er Forum AgroBioAlimentaire – Draveil (91) – 23 mai 2013

1er Forum AgroBioAlimentaire

Le jeudi 23 mai 2013 de 9h30 à 20h

Espace conférence café-cultures de Draveil (91)

 

Pour cette première édition, un évènement qui se veut grand-public, réunira tous les acteurs de la chaîne alimentaire pour répondre aux questions des consommateurs, qui, aujourd?’hui plus que jamais cherchent à savoir ce qu’ils mangent. De nombreuses questions sur les avantages de la filière bio y seront abordés.

Ce forum, organisé par l’association AgroBioAlimentaire, se veut aussi être une véritable plateforme professionnelle pour les intervenants de la filière agro-alimentaire et notamment la filière bio allant du producteur jusqu’au consommateur.

Une journée de tables rondes, conférences et d’actions open-innovations, où les entreprises exposeront leur « savoir-faire-être » ainsi que leur vision.

 

Pour en savoir plus : www.forum-agrobioalimentaire.com


Salon Vitafoods – Genève – 14-16 mai 2013

Vitafoods Europe, du 14 au 16 mai 2013 à Genève (Suisse) – Palexpo

 

Le salon Vitafoods Europe est un des événements majeur pour le secteur des aliments santé, compléments alimentaires et nutraceutiques. Pour les professionnels du secteur, c’est l’occasion de venir à la rencontre de plus de 600 fournisseurs et prestataires de service du secteur nutraceutique.

En parallèle du salon, les conférences du Vitafoods font appel à un large panel de scientifiques qui présenteront les dernières avancées de la recherche fondamentale et appliquée, ainsi que les tendances et prévisions marché.

Le secteur bio ne sera pas spécifiquement représenté sur ce salon. Difficile même de rechercher les fournisseurs avec la simple liste des exposants fournis. C’est pourquoi Ingrébio y sera pour vous, pour décrypter les tendances et l’offre des fournisseurs compatibles avec la certification biologique.

 

Pour plus d’informations : www.vitafoods.eu.com


Fruitofood : de l’exotisme dans les inclusions « fruits »

Avec plus de 25% de leurs approvisionnements en matières premières biologiques, Fruitofood fait partie des fournisseurs majeurs en matière de PAI bio. Fort d’une gamme de fruits déshydratés en morceaux ou en poudre déjà très large (environ 1000 références en bio), l’entreprise lançait au salon CFIA de Rennes, des produits d’inspiration très exotique. Inclusions ou poudres de Kumquat, de Goji, de Physalis, de Bergamote ou de Yuzu… déclinés en plusieurs granulométries. Pour ces nouveaux produits, l’accent est mis plus particulièrement sur la qualité du sourcing et la traçabilité. Certaines origines, dont notamment tous les agrumes, sont donc certifiées bio.

Fruitofood se diversifie également avec une gamme de pépites de caramel et une future gamme de granulés de pain d’épices.

Certains de ces produits sont maintenant aussi proposés comme ingrédients culinaires aux artisans et aux particuliers sous la marque C’O Fruit.

 


Atelier : Mutualiser ses achats non-stratégiques pour réduire ses coûts

Le 24/04/2013
de 14h à 17h
Atelier professionnel à l’AGRAPOLE – Lyon Gerland

 

Dans un contexte de réduction des marges, les entreprises du secteur des produits biologiques peuvent se regrouper pour diminuer les coûts des achats non stratégiques.

Organics cluster en partenariat avec l’ISARA Lyon vous propose cet atelier-débat sur un sujet porteur, y compris pour les achats d’ingrédients.

Des témoignages d’entreprises et des échanges suivront la conférence de Philippe Legendre, ISARA Lyon.

 

Pour plus d’infos et pour s’inscrire


CFIA 2013 : Toujours plus de naturalité dans les ingrédients alimentaires

Du 12 au 14 mars 2013, Rennes accueillait une nouvelle édition du CFIA, le Carrefour des Fournisseurs de l’Industrie Agroalimentaire. Dans la catégorie Ingrédients & PAI, ce salon a regroupé cette année 126 exposants, producteurs d’ingrédients fonctionnels, nutritionnels ou aromatiques, mais aussi de nombreux distributeurs.
 

Une offre d’ingrédients bio encore timide

Le CFIA est l’occasion pour Ingrébio, de recenser l’offre bio des fournisseurs d’ingrédients et PAI majoritairement « conventionnels » ; mais aussi de mesurer la maturité de cette offre.

Cette année – effet crise ou stagnation du marché bio ? – la présentation de gammes bio est restée timide. Malgré la présence de quelques fournisseurs fortement présents sur le secteur (plus de 50% de bio dans leurs gammes), les entreprises conventionnelles ont préféré miser sur la naturalité, le clean label voire le durable plutôt que d’exposer leur offre bio sur le stand. Pourtant ils sont nombreux à pouvoir proposer un produit ou une gamme certifiée bio. Pouvoir décliner leurs innovations en version bio, à la demande, semble aussi de moins en moins problématique.

 

Substituer pour plus de Naturalité

La Naturalité s'expose sur les stands

La Naturalité s’expose sur les stands

L’une des tendances majeures visible sur le salon est la substitution. Que ce soit pour des raisons fonctionnelles (améliorants de panification), nutritionnelles (réduire le sel) ou marketing (« sans additifs »), les fournisseurs se placent toujours comme moteur d’innovation pour les industriels en leur proposant des solutions nouvelles.

Répondre à un étiquetage « clean label » est la principale préoccupation devant les problématiques de santé comme la substitution d’allergènes (sans œufs, sans gluten) ou du sel.

Dans ce domaine les Trophées de l’Innovation avait nominé notamment Chr.Hansen pour un ferment permettant d’apporter texture crémeuse et arôme aux yaourts allégés (sans utiliser de texturants pour remplacer la matière grasse). C’est finalement, Nutrixo qui l’a emporté avec ses « Ixo Pépites » permettant un enrichissement naturel en fibres de blé des produits panifiés.

On aura noté également une forte présence des substituts à l’huile de palme… A défaut, l’huile de palme se veut forcément RSPO ou durable.

Culinarité et originalité

Nouvelle de gamme de superfruits déshydratés - Fruitofood

Nouvelle de gamme de superfruits déshydratés – Fruitofood

La culinarité était également à l’honneur avec notamment une sélection de nouveautés aromatiques salées originales pour le secteur carné, les sauces ou plats préparés…

Pour ces applications là aussi le clean label s’impose, à l’image d’Aromatech et ses nouvelles poudres granulées naturelles pour terrines, soupes, bouillons…

Cette tendance s’illustre aussi par une large représentation des spécialités fromagères avec aussi des innovations telles que le fromage frais foisonné bio de Sill.

L’originalité prend des notes plus exotiques pour les applications sucrées avec de nouvelles déclinaisons de la gamme de fruits déshydratés bio de Fruitofood (superfuits, bergamote, kumquat…).

Couscous bio origine France

 

Enfin, on aura noté l’émergence de mention « origine France » sur les PAI, notamment sur des produits de base comme le couscous ou le quinoa…

 

 

 

Vous souhaitez en savoir plus sur le CFIA et sur les ingrédients, PAI, additifs exposés, les innovations, les actualités des fournisseurs ? Commandez le compte-rendu détaillé du Salon CFIA2013.


Salon CFIA Rennes – 12-14 mars 2013

Un Carrefour des fournisseurs de l’industrie agroalimentaire unique en son genre.

au Parc Expositions Rennes-Aéroport.

 

Le CFIA (Carrefour des fournisseurs de l’industrie agroalimentaire) est le salon professionnel dédié aux industries agroalimentaires. Avec ses 3 pôles (Ingrédients & PAI, Equipements & procédés et Emballages & Conditionnements), il rassemble tous les produits et services destinés aux IAA.

Ce sont donc plus de 1300 exposants dont 120 fournisseurs d’ingrédients et PAI qui y présentent leurs produits. En 2012, 69% de ces fournisseurs d’ingrédients avaient dans leur gamme au moins un produit bio.
Comme chaque année, les Trophées de l’innovation récompenseront dans chaque catégorie, les nouveaux produits les plus innovants.

Le CFIA se sont aussi des conférences qui seront cette année très orientées sur la thématique des « Economies d’énergie ». Concernant les ingrédients, on peut noter :

Le 13 mars à 11h15 : « Conséquences de la nouvelle réglementation européenne sur les stratégies des entreprises » présentée par Sophie de Reynal, Nutrimarketing.
Le 13 mars à 14h : « Ingrédients/PAI : La nature, source d’innovation pour des aliments sûrs et sains ? » Table ronde animée par Roland CONANEC (CBB Développement/Valorial, Rennes).

 

Horaires:
Mardi 12 mars : 9h – 18h
Mercredi 13 mars : 9h – 19h
Jeudi 14 mars : 9h – 17h

 

Pour plus d’infos : www.cfiaexpo.com/cfia-rennes/


Salon BioFach – 13-16 Février 2013

Un salon incontournable pour toute la filière Bio en Europe!

au Parc Expo de Nuremberg, Allemagne.

Fort de sa notoriété, BioFach présentera cette année les produits de plus de 2 200 exposants. Les organisateurs espèrent y accueillir comme en 2012 plus de 40000 visiteurs.

BioFach est le salon privilégié des intervenants du Bio pour rencontrer clients, fournisseurs et autres partenaires. Côté PAI et ingrédients, ce sont pas moins d’une quarantaine de fournisseurs que vous pourrez rencontrer.

BioFach Stand Innovation

 

C’est aussi le rendez-vous de l’innovation : ne manquez pas le ‘Novelty Stand’ où les exposants présenteront leurs meilleurs nouveaux produits. A l’issue du salon, les visiteurs auront élu leur « Meilleur nouveau produit » de l’année.

 

 

Le congrès de BioFach est aussi l’occasion de s’informer sur la filière, son environnement. Vous y trouverez notamment des présentations sur la réglementation, l’approche marketing, l’approvisionnement…
A noter notamment les conférences suivantes en lien avec les ingrédients :
> Keeping it wild: Taking action for organic wild plant ingredients, le 14 février à 17h.
The latest news on EU legislation for organic products, le 15 février à 12h.

 

En marge de BioFach, le salon Vivaness, orienté Bien-être et Cosmétique présente plus de 200 exposants.

 

 

Horaires : 
de 9h à 18h
Samedi de 9h à 17h
Organic Night : jeudi soir de 18h à 21h

 

Pour plus d’infos : www.biofach.de


Soirée discussion : Emballons demain!

Le 6 décembre dernier Breizpack, le réseau de l’emballage breton réunissait ses adhérents autour de deux tables rondes dédiées à l’avenir de l’emballage :
–       2015-2025 : Cycle de l’emballage
–       2025-2035 : Raréfaction des ressources fossiles

©Breizpack

Des débats d’idées et de perspectives à moyen et long termes qui ont fait réagir. Les tables rondes autour de 3 ou 4 experts ou acteurs du développement durable en matière d’emballage se sont transformées en véritables discussions et échanges avec la salle.

C’est donc dans un climat convivial que nous avons pu nous projeter dans un monde où l’emballage sera – en vrac – : minimaliste, alternatif, végétal, économe, écologique, fermenté… Des perspectives enthousiastes qui ont pu être nuancées par des doutes, des menaces…

Ces débats suscitent en effet beaucoup d’interrogations, à la mesure des débats de société actuelle. Quel est le véritable cycle de vie des emballages ? Et peut-on vraiment les comparer ? Comment améliorer les filières recyclage ? Quel est le véritable impact des nouveaux matériaux ? Après les phtalates et autres bisphénols, quelle sera la prochaine crise ?

Au-delà, de l’emballage en lui-même, le débat s’est ouvert également aux méthodes, de production notamment. La recherche d’économie fait souvent avancer les usines vers une approche optimisée de l’efficacité énergétique. Et les usines qui y travaillent réduisent ainsi souvent aussi leur impact sur l’environnement… et sont donc doublement gagnantes. Pourquoi ne pas imaginer alors qu’en 2025 toutes nos usines seront autonomes ?

Et pour conclure, une réflexion finalement très pragmatique. Il ne faut pas oublier le rôle de l’emballage. Très souvent controversé et critiqué, l’emballage a pourtant souvent la vocation de rendre un service au consommateur : faire que lui arrive un produit consommable et qu’il puisse le transporter, le ranger, le conserver… et le consommer.

 

Breizpack profitait également de cette soirée pour lancer son nouvel outil collaboratif : RésoPack, un réseau social privé qui permet aux industriels de l’emballage et à leurs utilisateurs de s’informer et de dialoguer en toute confidentialité. 

 

Pour plus d’infos, Breizpack.net


Colloque Natur’IAA : la “naturalité” a un prix

Le 6 novembre dernier, le Colloque Natur’IAA essayait de répondre à la question suivante: « Dans la quête de la naturalité alimentaire, les additifs ont-ils encore leur place? »

Plus de 80 participants, dont 47% venaient de régions hors Rhône-Alpes, ont pu suivre les discussions, les partages d’expérience et bénéficier de conseils pour développer des produits « clean label » et/ou bio tout en répondant aux fortes attentes du consommateur en la matière.

 

Dans la jungle des allégations

Évoluant dans un monde où tout bouge très vite et où les crises se succèdent, le consommateur français est souvent décrit comme prudent, méfiant voire néophobe surtout dans le domaine de son alimentation. Il s’oriente donc naturellement vers ce qui le rassure: le naturel, le simple, l’authentique. Ces préférences vont donc naturellement vers les produits « sans additifs », les dénominations chimiques plutôt que les numéros E, et vers le bio. Selon l’enquête réalisée par le CEEI, organisateur de l’événement, 63% des consommateurs pensent que les additifs sont dangereux. Or, les erreurs de perception des consommateurs montrent une certaine méconnaissance à la fois des substances mais aussi des procédés. Le mot « naturel » est par exemple souvent associé à « meilleur pour la santé », alors qu’il évoque aussi un manque de performance pour le consommateur (!?). Et le bio est aussi victime de ces amalgames et idées reçues, même si son image a positivement évolué depuis quelques années.

La question qui est donc revenue tout au long du colloque est : « Comment aider le consommateur à s’y retrouver dans des étiquetages pas toujours compréhensibles? ».

 

Tout pour le consom’acteur

La demande très marquée pour plus de naturalité et de simplicité ne rend pas les choses simples pour les industriels. Paradoxalement, « la naturalité devient de plus en plus complexe, alors qu’à la base, la nature est quelque chose de simple », le remarque Dorothée Goffin, de la spin-off Imonic.

En effet, les industriels de l’agro-alimentaire se heurtent à plusieurs difficultés.

Table Ronde autour de la définition de la naturalité. ©Ingrébio

Le manque de définition et de consensus sur ce qu’est un produit naturel en est une importante. « Chaque client à sa définition de la naturalité », explique Sylvie Gevaudan-Chassagne de Frutarom qui fournit notamment des préparations de fruits et fourrages aux industriels. Du « sans tel substance » au « sans additifs du tout », le pas est pourtant grand à franchir pour les fabricants. Les contraintes technologiques imposent parfois des modifications importantes des procédés et engendre de ce fait des contraintes économiques fortes. Les différences de prix entre du naturel et du conventionnel se justifient aussi souvent par le fait que les proportions de matières premières utilisées sont supérieures, de même que leur qualité.

Et il faudra aussi compter avec le contexte réglementaire, car de même que pour les allégations santé, une réglementation de l’usage des allégations « naturalité » sera très probablement envisagée dans les années à venir.

 

Qu’en est-il du Bio ?

Pour les aspects de terminologie et de réglementation, le secteur bio bénéficie d’un cadre déjà très clair qui, malgré les contraintes supplémentaires, facilite les développements. Si le terme de « clean label » peut être attribué de manière encore très subjective et parfois discuté pour certains ingrédients ; il n’en est pas de même pour le terme « bio ». Un produit est ou n’est pas certifié biologique et il n’y a pas de confusion possible, pour le transformateur mais aussi dans l’esprit du consommateur. Les produits bénéficient déjà de beaucoup de transparence au niveau de leur étiquetage et les consommateurs leur vouent un degré de confiance supérieur de ce fait. Les critères de naturalité évoqués lors du colloque sont donc très souvent déjà des pré-requis pour cette filière.

De même, la réglementation pour les produits alimentaires biologiques définit clairement les substances autorisées ou non et leurs conditions d’utilisation.

Dans son panorama des solutions bio, Ingrébio a ainsi montré que l’offre d’ingrédients certifiés bio et d’alternatives aux additifs se diversifiait de plus en plus. L’innovation est donc largement possible que ce soit en matière de texture, d’aromatisation ou de couleur tout en restant à la fois dans des critères de naturalité et d’origine contrôlée des ingrédients.

 


 


Du côté de chez Marjolaine : les tendances en 100% bio

Un petit tour au salon Marjolaine au Parc Floral de Vincennes, nous confirme que le secteur bio est en plein essor. Plus de 170 exposants dans le domaine alimentaire. Des navettes pleines à craquer, des couloirs chargés de visiteurs, ceux-ci n’hésitant pas à venir avec leur caddie ou leur panier, dans le but de le remplir de victuailles et autres produits de bien-être… Car c’est cela que les visiteurs viennent chercher à Marjolaine : des alternatives pour un « mieux-vivre », des solutions à leurs maux (par exemple intolérances alimentaires) mais aussi de nouvelles sensations, culinaires ou corporelles.

 

« Les céréales au cœur de la vie »

Produits au fonio. ©Ingrébio

Pour le secteur alimentaire, les céréales sont mises à l’honneur cette année. Avec des animations et conférences dédiées à la filière et à l’utilisation des céréales… Et pour illustrer la richesse de cette source de biodiversité, les exposants aussi mettent l’accent sur les céréales. Côté BVP, une grande variété de produits à base de céréales originales : de l’épeautre au sarrasin, en passant par le kamut, le chanvre, l’amarante ou même le fonio, céréale africaine ancestrale. Les visiteurs cherchent des alternatives au gluten certes, mais aussi de la variété, et de la surprise dans les goûts et les saveurs.

 

À la recherche de nouvelles sensations

Tout à la figue… ©Ingrébio

Chocolat à la spiruline, tofu de chanvre, crème de châtaignes au miel, nectar de figue, cidre de glace au safran, boisson énergisante au cacao ou chips de riz pour enfants… Les transformateurs entendent bien répondre aux attentes des consommateurs en matière de plaisir. Dans ce domaine, les épices et autres « super-fruits » ont le vent en poupe. Et ce n’est pas forcément avec de nouveaux ingrédients que les transformateurs bio innovent le plus. Au contraire, ils puisent beaucoup dans les ingrédients d’hier. Ils innovent ensuite avec les procédés ou des combinaisons originales.

 Rencontrer le producteur du coin

Le local mis en avant. ©Ingrébio

Les visiteurs apprécient également l’origine locale ou tout au moins « made in France » des produits… Et les entreprises savent de mieux en mieux le vendre. Sur l’emballage ou dans les allées, on n’entend partout « on le fait juste à côté,… Avec des producteurs du coin« . Et les visiteurs aiment ça… Veulent en savoir plus… « ah oui, c’est juste à côté de la grand-mère On viendra vous voir!« . Peut-être que bien plus que l’aspect local, ce qu’aime les visiteurs à Marjolaine, c’est le contact!

 

Le produit bon et BEAU

Le petit plus du design. ©Ingrébio

Autre tendance, la recherche de l’innovation par l’emballage. Les produits bio se déclinent en effet aussi en version « luxe » avec des emballages au design qui se distinguent, notamment dans le secteur épicerie. Souvent le fait de nouveaux et jeunes acteurs sur le marché du bio. On regrette cependant que la qualité de l’emballage utilisé et sa potentielle « durabilité » ne soit pas plus mises en avant.

 

 

 

Le salon Marjolaine  fermera ses portes dimanche 11 novembre. Il vous reste donc quelques jours pour aller vous aussi à la découverte de sensations…


Projet de modification des annexes VIII du règlement (CE)N°889/2009

… pour élargir le potentiel d’innovation du secteur bio grâce aux additifs.

Pour tout projet de modification d’un règlement européen, la procédure est longue… Emanant souvent d’un ou plusieurs états membres, les demandes de modification sont évaluées par plusieurs groupes d’expert nationaux puis européens avant de faire l’objet d’un amendement officiel. Les avis rendus par les groupes d’experts européen ne valent pas pour règlement mais leurs préconisations sont publiées sous forme de comptes-rendus officiels et servent de base à la rédaction des textes réglementaires.

Le récent rapport du group EGTOP (Expert Group for Technical advice on Organic Production) vient de paraître. Il apporte les conclusions des experts sur 6 demandes d’ajout de substances ou de champs d’application à l’annexe VIII du règlement CE 889/2009.

Deux substances déjà autorisées en vinification biologique, pourraient être étendues à d’autres denrées alimentaires :
– l’hypochloride de tiamine et le phosphate diammonium utilisés pour la nutrition des levures sont essentiels pour la fermentation des vins. Les experts considèrent que leur autorisation en tant qu’auxiliaires technologiques est en ligne avec les critères et les principes de l’agriculture biologique. Ils devraient donc être inclus dans l’annexe VIII-B en tant qu’auxiliaires technologiques, et avec la restriction d’utilisation pour la transformation des vins de fruits et d’hydromel uniquement.

– Les fibres de bois sont également considérées comme auxiliaire de transformation par les experts. Elles sont utilisées par exemple pour la production de bière, de vin, de jus de fruits, de liqueur mais également de gélatine. Le groupe EGTOP préconise leur ajout comme agent filtrant pour la production de denrées alimentaires, avec précision de conditions spécifiques relatives au bois utilisé (source de bois certifiée et récolté de manière durable et bois ne contenant pas d’éléments toxiques).

– Le carbonate de sodium était jusque alors listé dans l’annexe VIII comme additif (E500) pour les préparations d’origine végétales et animales, ces dernières étant limitées aux confitures de lait, beurre de crème acide et fromage au lait acidifié) ainsi que comme auxiliaire technologique pour la production de sucre(s) uniquement. Cette substance est utilisée pour ses propriétés de régulateur de pH, d’anti-agglomérant, d’agent levant, et de stabilisateur dans les denrées alimentaires. La demande d’extension de ce champ d’application concernait la production d’amidon et de gluten, où cette substance est indispensable pour réguler le pH. Les experts considèrent que cette utilisation est conforme au règlement bio et invitent à inclure cette substance sans restrictions d’utilisation dans les deux parties de annexe VIII.

– Les cires d’abeille et de carnauba sont déjà autorisées comme auxiliaire technologique en Europe. La France avait fait la demande de l’inclure également dans l’annexe VIII-A suite à des divergences d’interprétation du règlement et à l’importation sur le marché français de produits en contenant. Ces cires sont utilisées comme agent d’enrobage et de brillance principalement pour les confiseries et compléments alimentaires. Selon les experts, elles pourraient être incluses dans l’annexe VIII-A avec les restrictions d’application à la confiserie uniquement et de provenance biologique. Le groupe recommande aussi la restriction de l’usage de ces cires en qualité biologique également dans l’annexe VIII-B.

Stevia feuilles et poudre  ©Zerbor (Fotolia)

Stevia feuilles et poudre
©Zerbor (Fotolia)

– Les glycosides de stéviol (E960) sont autorisés en alimentation conventionnelle comme édulcorant naturel. Les experts préconisent de ne pas les autoriser en tant qu’additifs pour les applications biologiques à cause de leur procédé d’obtention. En effet, leur extraction inclut une étape de raffinage sur résines échangeuses d’ions qui n’est pas compatible avec les principes biologiques dans l’état actuel, même si les feuilles de stévia sont aujourd’hui disponibles en agriculture biologique. Si cette étape pouvait être substituée pour obtenir un produit répondant aux mêmes critères de pureté, le groupe d’expert recommanderait son autorisation dans l’annexe VIII-A pour les aliments destinés à une alimentation particulière uniquement.
A noter qu’il n’existe pas aujourd’hui d’autres édulcorants intenses utilisables en bio.

– Concernant les résines échangeuses d’ions et adsorbantes, le groupe EGTOP a également étudié une demande d’autorisation pour la production d’édulcorant à partir de caroube. Cette demande n’est pas considérée comme préconisable afin de ne pas induire le consommateur en erreur sur la nature du produit. Ces techniques ne relèvent pas de plus de l’annexe VIII-B car elles ne peuvent être considérées comme un auxiliaire technologique.

Et d’autres évolutions en perspective…

Enfin, le groupe d’expert a également donné son avis sur l’extension des champs d’application d’autres substances listées aux annexes VIII-A et –B, concernant notamment leurs conditions spécifiques d’utilisation. C’est le cas pour le nitrate de potassium (E252), le glycérol (E422), la pectine (E440), le dioxyde de soufre (E220), le métabisulfite de potassium (E224), et l’acide tartrique (E334) à l’annexe VIII-A. Pour les modifications proposées à l’annexe VIII-B, il s’agit surtout d’exiger une utilisation des produits en qualité biologique dès lors que celle-ci existe sur le marché. Ceci concerne notamment la gélatine, l’éthanol, les huiles végétales et la farine de riz.

 

« C’est sur la base de ce nouvel avis du groupe EGTOP que la Commission Européenne va préparer un projet de règlement modificatif de l’annexe VIII. Ce document sera discuté lors des prochains comités permanents (SCOF) à Bruxelles, avant d’être voté. En effet, cela prend un certain temps pour modifier un règlement » expliquait Isabelle Mellier, Chargée de mission Agriculture biologique au Ministère de l’agriculture, lors du colloque « Produits transformés bio » organisé par Interbio Bretagne.

Le groupe EGTOP, conscient de la diversification des produits alimentaires biologiques, à la fois demandée par des consommateurs de plus en plus hétéroclites et par des industriels de plus en plus innovants, perçoit bien la nécessité de faire évoluer l’annexe VIII des substances autorisées en bio. Même si « il est clair que l’objectif du règlement bio est d’avoir une liste restreinte de substances autorisées, en conformité avec le principe selon lequel les aliments biologiques doivent être produits en utilisant le minimum d’additifs… », cette évolution nécessaire « aidera le secteur biologique à fournir une gamme variée d’aliments de haute qualité », conclut le rapport EGTOP.

 

Pour en savoir plus


Innovabio : Un concours, Des innovations

Organisé pour la 3ème année consécutive par Agrobio 35, le concours Innova’bio a récompensé lors du salon « La Terre est notre métier » les meilleurs créateurs/entrepreneurs innovants de la filière biologique du grand ouest.

Pour cette version 2012, 23 créateurs d’entreprise ont concouru. 8 ont été sélectionnés et ont pu bénéficier d’un stand sur le Salon « La Terre est notre métier » ce week-end à Guichen (35). Les premiers prix ont été remis lors d’une cérémonie présidée par le président du jury, Philippe Jouin, directeur de la société Biocoop Restauration.

« Tous les projets étaient d’une grande valeur et le choix a été difficile », explique Philippe Jouin, avant de remettre un poster, outil de communication personnalisé, à chacun des lauréats.

 

LChanvre, une diversité d’application – ©Ingrébio

Le chanvre, ingrédient de demain ?

Le 2nd prix a été attribué à l’entreprise LChanvre (Côtes d’Armor) qui transforme et commercialise du chanvre bio sous toutes ses formes. Une graine remise au goût du jour qui pourrait être l’ingrédient de demain? Une petite graine prometteuse en tous les cas par la diversité de ses applications. Comme farine, comme graine entière ou décortiquée pour inclusion, comme huile alimentaire ou cosmétique… Il surprend par l’originalité de sa saveur et sa douceur. LChanvre pourra bientôt développer ses marchés et proposer ses produits aussi aux transformateurs bio.

 

Redécouvrir le Safran

Parmi les autres plantes à redécouvrir avec Innova’bio, le safran. Sophie Suire a commencé à réimplanter le safran bio dans la Sarthe il y a 5 ans. Avec Le Safran de Vauloge, elle commercialise maintenant les stigmates de safran en vente directe mais aussi toute une gamme de produits à base de safran (sirop, gelée de safran…). Cet approvisionnement local en safran bio intéresse déjà des restaurateurs mais devrait intéresser aussi les transformateurs. Sophie Suire espère pouvoir rapidement augmenter ses quantités pour répondre à cette demande.

 

« Une histoire bio » reçoit son Prix Spécial – ©Ingrébio

Et côté transformateurs?

Le Pays des Vallons de Vilaine a remis un prix spécial à l’entreprise « Une histoire bio », chocolatier-pâtissier, pour ses tablettes chocolat, 100% bio et équitable et ses pâtisseries sans gluten à base de sarrasin. Les ingrédients sont dès que possible d’origine locale et les produits sont distribués également dans les réseaux bio de la région et via les groupements d’achats.

 

Ti Boost, lauréat avec ses galettes énergétiques – ©Ingrébio

 

Parmi les huit autres lauréats, on pouvait aussi rencontrer l’entreprise Ti Boost (Finistère) qui lance une nouvelle gamme de galettes énergétiques à base de graines et de fruits secs bio. Les galettes sont enrichies aux « super aliments » (ginseng, guarana, camu camu…) ou aux algues.

 

 

 

Enfin, la SARL Plurielles (Finistère) a présenté une gamme de spécialités fermentées végétales à base de céréales bio (millet, riz) sous la marque Nomad-Yo. Des alternatives végétales aux produits laitiers pour le moins innovantes…

« Pour ces entrepreneurs créatifs, le concours Innovabio se veut être une véritable vitrine qui puisse leur permettre de bénéficier de la meilleure visibilité sur le Salon mais également au delà« , conclut Elodie Merabtine, d’Agrobio35.

Pour en savoir plus sur tous les lauréats Innovabio 2012.


A lire : Manger bio c’est mieux!

Trois éminents experts de l’agriculture biologique et de la nutrition analysent point par point toutes les raisons mais aussi tous les questionnements autour du « manger bio ».

Attendu depuis quelques mois, cet ouvrage co-écrit par Claude Aubert, Denis Lairon et André Lefèvre est enfin disponible.

Mangier Bio c'est Mieux

Preuves scientifiques à l’appui, les spécialistes se sont fixés comme objectif de clarifier les informations disponibles sur la filière bio aujourd’hui. Ils dressent ainsi un panorama des connaissances scientifiques  actuelles, mesurant avec arguments objectifs tous les critères de choix qui sont encore souvent remis en question.

Manger bio est-il plus cher ? Le bio est-il meilleur à la santé ? Doit-on craindre les contaminations microbiennes ? Peut-on nourrir la planète avec le bio ?

Un manifeste objectif, clair et synthétique à mettre entre toutes les mains.

Et pour aller plus loin, les auteurs mettent à disposition le site Manger bio c’est mieux! qui complète les références citées dans le livre et surtout pour les actualiser au fur et à mesure des nouvelles données et publications disponibles.

 

Un livre édité par Terre Vivante dans la collection « Conseils d’expert », disponible ici.


Innovation alimentaire: les transformateurs bio assurent!

 

Véritable observatoire mondial de l’innovation alimentaire, l’événement créé il y a plus de 10 ans par le salon est véritablement devenu incontournable aujourd’hui.

SIAL Innovation offre un panorama des produits les plus innovants, les plus originaux, ou les plus tendances ! (cf. décryptage de l’étude TNS-XTC à ce sujet). Il permet aussi aux exposants participants de bénéficier de toute la communication faite autour de l’événement.

Les Grands Prix SIAL Innovation récompensent les meilleurs produits pour leur caractère innovant, mais aussi pour le nouveau bénéfice qu’ils sont susceptibles d’apporter au consommateur.

En matière d’innovation agro-alimentaire, le secteur bio n’est pas en reste loin de là.

Pour l’édition 2010, c’est l’entreprise française Florisens qui avait été récompensée pour ses cristaux d’huiles essentielles biologiques, à saupoudrer directement sur toutes les préparations culinaires et déclinés maintenant en plus de 20 saveurs.

3 lauréats « BIO » pour 2012

Cette année ce sont 3 produits phares issus de l’agriculture biologique qui figurent parmi les Grands Prix et qui recevront le trophée SIAL Innovation le 22 octobre prochain.

Le groupe Triballat-Noyal sera doublement récompensé avec deux innovations phares de ses marques Vrai et Sojade:
– Un yaourt à boire bio et pratique pour enfants en berlingot, en format poche de 65ml, sélectionné pour sa praticité. Un premier parfum fruité à déguster : Mon Pocket Bio framboise-mûre.
– Des desserts fermentés biologiques à base de riz, sans lactose ni gluten et pauvre en matière grasse, retenus pour leur naturalité et l’originalité de la recette. Sojade Riz est déjà disponible en version cassis-fraise, mangue-pasion et abricot.

Autre innovation bio récompensée, tendance santé/bien-être, un thé original au bambou provenant de Corée (Bambusland) et certifié biologique selon la règlementation européenne. C’est un thé sans théine, récolté à la main et proposé avec différentes aromatisations.

 

Mais la sélection SIAL 2012 ne s’arrête pas aux lauréats. De nombreux produits ont été retenus par les jurys SIAL Innovation pour chacune de leurs catégories et figureront parmi la sélection exposée au public. En voici quelques unes répertoriées pour vous par Ingrébio.

L’innovation « Plaisir » en version Bio

Pour l’apéro, on retiendra les Ensoleillades Tomates de Sud’n’sol : des légumes grillés et marinés à consommer en antipasti mais pouvant aussi se cuisiner. A noter, le plus « emballage pratique » avec un égouttoir intégré.

Roger Vidal nous invite à découvrir des saveurs nouvelles avec ses Tartinables bio aux légumes du soleil et épices. Des découvertes gustatives aux courgettes et curry bio, une olivade rouge aux tomates séchées ou une tentation au chèvre, tomates séchées et basilic…

Et pour accompagner, les pétillants de pomme sans alcool des Jardins de l’Orbrie. Un produit à base de pommes Juliet uniquement qui illustre un exemple réussi de partenariat avec les producteurs.

La carte plaisir joue aussi avec nos papilles avec des saveurs originales, comme les nouveaux raviolis au Saumon et Wakamé de Coquelicot Provence. Une alliance subtile disponible aussi pour les applications industrielles.

 

Allier « Plaisir » et « Ethique »

Deux tendances en effet difficiles à dissocier avec les innovations suivantes.

Des terrines apéritives bio et équitables, mais surtout aux saveurs originales lancées par l’entreprise Sageco sous la marque Terroirs d’ici et d’ailleurs. Grâce à ses gammes, Sageco allie les savoir-faire des producteurs français à ceux de petits producteurs du monde entier.

La note sucrée sera apportée par deux pâtes à tartiner bio qui se démarquent :

La véritable pâte à tartiner bio et équitable de Bovetti, au caramel et fleur de sel, et la nouvelle recette au cacao équitable de Perl’amande, sans gluten et sans huile de palme.

On notera aussi l’originalité d’un vinaigre bio de fruit de cactus qui nous vient du Maroc et que l’aura probablement envie de goûter…

Et côté « nature »…

Triballat est à citer ici encore pour un exemple de produit simple et innovant : le fromage blanc au lait de brebis, une alternative qui commence en effet à poindre dans les supermarchés.

La société Grècque Geodi présentera également des tartinables à base de tomates et aromatisés au basilic, poivre ou olives). Des produits 100% naturel, sans additifs et prêts à l’emploi.

Autre exemple qui nous vient d’Italie cette fois, toute une gamme de produits secs à base de farine d’avoine proposés par Sottolestelle. Des biscuits, des crackers, des pates… sans lait ni œufs.

La practicité en plus !

Vous aurez remarqué que les produits phares bio n’oublient pas de s’adapter à nos modes de vie et d’être pratique (format Pocket, mini doses, prêt à l’emploi,…). Ce critère est en effet important pour 2/3 des consommateurs selon TNS Sofres.

La marque Italienne Eurovo proposera par exemple un emballage innovant pour les œufs bio emballés par deux pour la cible des enfants notamment.

Enfin, Practicité et Ecologie feront bon ménage avec le Prix spécial du Jury SIAL Innovation, qui sera décerné au Wikicell, un matériau d’emballage naturel révolutionnaire, puisque mangeable… à suivre car on devrait commencer à le trouver sur nos marchés en 2013.