Conférence Nouvelle réglementation bio et Pays tiers sur le Forum des Ingrédients Bio Natexpo 2021 - ©Ingrebio

Challenges et opportunités de la nouvelle réglementation bio pour les pays tiers

 

Retrouvez également le replay de cette conférence de Bettina Balmer, Aka Zebra et Michel Reynaud, Ecocert et IFOAM Organics EU en fin d’article.

La nouvelle réglementation bio est à notre porte. Au 1er janvier 2022, elle entrera en vigueur. Parmi les évolutions à venir, des changements de règles pour l’importation des pays tiers. Néanmoins, même si ces derniers disposeront d’une période de transition, les interrogations sur leur mise en œuvre restent nombreuses. Nous avions abordé ce sujet en avril 2021[1]. Il a fait également l’objet d’une conférence lors du Forum des Ingrédients Bio à Natexpo, dont voici la retranscription. Point à date, donc… mais non la fin de l’histoire !

Retrouvez également le replay de cette conférence de Bettina Balmer, Aka Zebra et Michel Reynaud, Ecocert et IFOAM Organics EU, en fin d’article.

 

Accords commerciaux : D’une logique technico-administrative à une approche politique

Les produits biologiques importés devront impérativement respecter la réglementation de l’Union Européenne ou provenir d’un pays tiers, ayant signé un accord commercial garantissant la conformité avec cette réglementation.
14 pays sont concernés en premier chef par ces accords : ceux dont l’Union Européenne a déjà jugé leur réglementation équivalente (ils sont au nombre de 12), le Chili qui vient de signer un accord sur le commerce des produits biologiques en mars 2017 et le Royaume-Uni qui, du fait du Brexit, est désormais considéré comme un pays tiers.
Les accords commerciaux devront être signés avant le 31/12/2026. D’une logique technico-administrative, on passe à une logique politique car les accords commerciaux ne dépendront plus uniquement de la Commission européenne mais aussi du Parlement européen. Ce devrait être donc beaucoup plus compliqué pour

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

S’ABONNER

ingrebio-logo-fr-et-baseline-carre-300x300
Tous les contenus en illimité
à partir de 16€/mois


culture de guar bio

Guar : une graine à potentiel

 

La gomme de guar issue d’une graine de légumineuse est particulièrement polyvalente. Comme beaucoup de gommes, elle trouve des applications dans divers secteurs industriels dont l’alimentaire, y compris en bio. Mais cette filière dépend grandement de l’évolution du marché du pétrole et du gaz car elle est largement utilisée pour le fractionnement hydraulique et l’exploitation pétrolière.

 

Inde : le poids lourd de la filière

80% voire plus du guar produit mondialement provient d’Inde. Au total, ce sont entre 2,5 et 3,5 millions de tonnes de graines qui sont produites dans ce pays. Le quart Nord-Ouest de l’Inde est le principal bassin de production avec le Rajasthan qui, à lui seul, est à l’origine de plus 70% de la production nationale. Jodhpur est la capitale de la gomme guar et son marché donne le ton au marché mondial. L’Inde a mis en place une filière de valorisation de cette graine qui est principalement transformée sur place et exportée à 90%. Les volumes exportés sous forme de graine sont limités à des applications particulières et rares. Sur la saison 2020/21, l’Inde a exporté près de 235 000 tonnes de gomme de guar (pour un montant de 263 millions USD).

Quoiqu’infime comparativement au volume conventionnel, le guar bio consommé en Europe est aussi essentiellement fourni par

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

S’ABONNER

ingrebio-logo-fr-et-baseline-carre-300x300
Tous les contenus en illimité
à partir de 16€/mois

 

Retrouvez nos fournisseurs de gomme de guar bio dans l’Annuaire Ingrébio Testez gratuitement trouvez facilement des solutions bio !

Je découvre

 


caroube

Caroube : une double crise pour les ingrédients issus de la légumineuse

 

Largement utilisée en alimentaire pour son pouvoir épaississant, texturant et gélifiant, la gomme de caroube subit actuellement une double crise : économique d’une part car la demande augmente fortement face à une production en baisse et sanitaire d’autre part : elle a, hélas, été rattrapée en juin 2021 par le scandale de l’oxyde d’éthylène.

 

Botanique[1] : un arbre de zones arides méditerranéennes

Cultivée pour son fruit, la caroube, cette espèce d’arbres dioïques[2] de la famille des fabacées (légumineuses), est une essence thermophile[3]. Originaire des régions méditerranéennes, le caroubier, très répandu par la culture, se plaît sur les terres arides. Il s’agit d’un arbre pouvant vivre 20-25 ans et atteignant 15 m de haut. On compte quinze à vingt graines par gousse. Brunes, de forme ovoïde aplatie, biconvexes et très dures, elles sont séparées les unes des autres par des cloisons pulpeuses.

Le Ceratonia siliqua est appelé communément le caroubier européen : il s’agit de l’espèce la plus répandue dans le bassin méditerranéen. Mais il existe par ailleurs d’autres espèces comme le caroubier d’Arabie (Ceratonia Oreothauma) ainsi que des espèces américaines et asiatiques.

 

Entre baisse de la production et hausse de la demande

La production annuelle mondiale de gousse de caroube (conventionnelle + bio) est estimée à moins de 200 000 tonnes, avec une tendance claire à la baisse ces dernières années. Les pays méditerranéens dominent largement. Néanmoins, depuis 2010, le Mexique est entré sur ce marché. L’Espagne se dit être le premier producteur mondial avec un volume compris entre

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

S’ABONNER

ingrebio-logo-fr-et-baseline-carre-300x300
Tous les contenus en illimité
à partir de 16€/mois

Retrouvez nos fournisseurs de caroube bio dans l’Annuaire Ingrébio Testez gratuitement trouvez facilement des solutions bio !

Je découvre

 


Sustainable Foods Summit 2021 : de la nécessité d’une approche holistique

 

Sans surprise, cette édition européenne du Sustainable Foods Summit 2021 a eu lieu à distance. Quatre matinées pour aborder les thèmes des développements durables, des ingrédients alimentaires, du sourcing éthique et transparent et enfin, de la diversité alimentaire et du marketing. Un programme assez complet, très centré Europe du Nord (anglais indispensable) mais qui n’a pas attiré autant de participants que les éditions en présentiel. Pourtant, l’événement a réussi à mettre en exergue quelques idées fortes comme la nécessité de retrouver une agrobiodiversité, tout en faisant le lien avec les autres piliers du développement durable.

Présentation OPTA EU au Sustainable Foods Summit 2021.

Présentation OPTA EU.

La séance d’ouverture réalisée par Stefan Hipp, Président de l’OPTA-EU[1] a pris la tournure d’un plaidoyer pour l’agriculture biologique et pour la vision de l’association (‘’de la fourche à la fourchette’ : bio à 100% à l’horizon 2050), face à une politique agricole européenne loin d’être satisfaisante sur ce sujet.

 

Session 1 : les entreprises vont plus loin en matière de développement durable

Un panorama mondial de la situation a été dressé par Amarjit SAHOTA, fondateur et président d’ECOVIA INTELLIGENCE, organisateur de ce sommet : tendance de développement des filières sous écolabels, développement de simili produits carnés, évolutions en matière de distribution alimentaire, sous l’angle bien évidemment de l’impact du Covid sur la consommation. Son exposé a été complété par celui d’Henri DELANGHE, consultant recherche à la COMMISSION EUROPÉENNE qui a fait le point sur le plan d’action de la nouvelle politique bio européenne avec l’objectif à 2030 d’atteindre 25% de surfaces bio dans l’UE, objectif ambitieux s’il en est.

Les entreprises s’activent entre temps comme le témoignait

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

S’ABONNER

ingrebio-logo-fr-et-baseline-carre-300x300
Tous les contenus en illimité
à partir de 16€/mois


Exploitation de 3000 hectares en Côte d'Ivoire - @Bettina BALMER

La croissance des nouveaux ingrédients de la coco mettra-t-elle en péril la durabilité de cette filière ?

 

La noix de coco sous toutes ses formes connaît un fort engouement depuis de nombreuses années, surtout dans le secteur bio. Appréciée pour sa chair, et de plus en plus pour son eau, elle est maintenant aussi plébiscitée en substitution à l’huile de palme ou au saccharose. Les marques la déclinent à l’envi dans de nombreux produits alimentaires et cosmétiques. Mais comment ne pas se questionner sur l’intensification de sa production et, en corollaire, ses impacts environnementaux et sociaux ?

 

Un arbre multi-fonction

Coupe d’une noix de coco.

Coupe d’une noix de coco. Source : http://biologie.sorbonne-universite.fr

Le cocotier (Cocos nucifera L.) est un arbre présentant une diversité d’usages extrême. Extrême est aussi le terme pour qualifier ses conditions de croissance : peu exigeant, il s’adapte à divers types de sols et de climats. Il est capable de pousser dans des atolls tout en produisant de manière continue durant plusieurs dizaines d’années l’un des fruits le plus gros de la planète. La noix de coco n’est finalement que le noyau d’une drupe oléagineuse décomposée en coque verte, fibres (appelée bourre), coque lignifiée (le noyau) et amande (albumen et eau).

Le cocotier est à la fois une culture vivrière pour de nombreuses communautés (insulaires notamment) et de rente, depuis le milieu du 19ème siècle. Comme culture vivrière, il fournit lait et eau de coco, sucre, fibres (de combustion), huile brute ou vierge (de cuisson), matériaux de construction (palme, bois). La noix de coco est même utilisée en médecine traditionnelle. En Asie et en Océanie (qui concentrent plus de 85% des surfaces plantées), le cocotier est traditionnellement intégré dans des systèmes agroforestiers complexes (mélange de cultures comme la banane, les racines et tubercules, les épices, la vanille, les autres arbres fruitiers). Avant d’avoir acquis une place économique, cet arbre est avant tout important d’un point de vue social et culturel.

 

Exploitations familiales : le modèle de production de noix de coco encore dominant

Selon les derniers chiffres de la FAO (2019), la superficie mondiale récoltée était de 11,8 millions d’ha (contre 28 millions d’ha pour le palmier à huile) avec trois pays qui se détachent nettement. Cette superficie évolue lentement à la hausse. L’Inde et l’Indonésie consomment une grande partie de leurs noix de coco alors que les Philippines ont mis en place une politique de valorisation et d’exportation qui a porté ses fruits. Un quart des surfaces agricoles aux Philippines serait

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

S’ABONNER

ingrebio-logo-fr-et-baseline-carre-300x300
Tous les contenus en illimité
à partir de 16€/mois


Du nouveau sur la réglementation pour l'importation bio. ©Erich Westendarp Pixabay

Importation de produits biologiques des pays tiers : des changements à venir, et pas des moindres

 

La nouvelle réglementation bio (UE) n°2018/848 aura un impact considérable sur l’importation bio et en particulier sur l’amont des filières en pays tiers. Les modifications qui concernent les importations de denrées biologiques sont de plusieurs ordres et portent notamment sur le processus administratif de certification avec l’obligation d’avoir des organisations de producteurs détenteurs de certificats de groupe et sur l’utilisation de certaines substances phytosanitaires et intrants pour les cultures. Tout n’est pas réglé et ne le sera certainement pas au 1er janvier 2022.

 

Rappel : la situation jusqu’à fin 2021

Les modalités d’importation de produits issus de l’agriculture biologique sont encadrées par la réglementation européenne (règlement (CE) n°834/2007 du Conseil qui concerne le régime d’importation de produits biologiques en provenance des pays tiers et son règlement d’application n°1235/2008). Ce règlement est régulièrement mis à jour par la Commission européenne.

Deux systèmes d’équivalence cohabitent : lorsque ce n’est pas le pays, l’organisme certificateur est reconnu comme équivalent.

  • Pays équivalents : les certificats sont délivrés par les organismes de contrôle désignés par les autorités nationales. Le nombre de pays reconnus équivalents ainsi que le champ de reconnaissance évoluent en fonction des accords commerciaux conclus par l’Union européenne avec ces pays tiers. A ce jour, quatorze pays ont été reconnus équivalents pour l’importation de produits biologiques : Argentine, Australie, Chili, Canada, Costa Rica, Inde, Israël, Japon, Nouvelle-Zélande, Suisse, République de Corée, Tunisie, États-Unis, et le dernier en date en théorie, suite au Brexit, le Royaume-Uni. A cette liste s’ajoutent les membres de l’Espace Économique Européen. Mais attention, l’équivalence ne porte pas sur l’ensemble des produits bio mais sur les catégories mentionnées spécifiquement pays par pays dans l’accord.
  • Les autres pays : les certificats sont délivrés par les organismes certificateurs désignés aux fins de l’équivalence, reconnus par la Commission Européenne comme pouvant certifier les produits biologiques originaires de pays tiers sur la base de leurs propres standards établis à cette fin.

Les produits biologiques importés dans l’UE doivent être munis du certificat d’inspection électronique (e-COI) approprié. Depuis octobre 2017, afin de sécuriser les importations et de fournir une garantie renforcée aux consommateurs, ces certificats sont gérés par le système expert de contrôle des échanges (TRACES) développé par la Commission Européenne. Ces procédures de traçabilité des importations vont demeurer en l’état.

 

Ce qui va changer dans les grandes lignes pour l’importation bio

Début 2021, les actes secondaires étaient encore en discussion mais les grands principes étaient fixés. Le principe de base qui a sous-tendu les changements repose sur le passage de l’équivalence à la conformité c’est-à-dire un rapprochement des règles des pays tiers, de la législation européenne, avec, de manière différenciée :

  • Pays équivalents: ils devront mettre en place un accord commercial dédié avec l’Union Européenne ou

    La suite de cet article est réservée aux abonnés.

    S’ABONNER

    ingrebio-logo-fr-et-baseline-carre-300x300
    Tous les contenus en illimité
    à partir de 16€/mois


Plantation d'ananas biologiques en République Dominicaine - ©Bettina Balmer

Ananas Bio : Il sort de la niche…

 

Si jusqu’à récemment l’ananas bio restait un fruit tropical relativement confidentiel (comparativement à la banane par exemple), sa production semble intéresser de plus en plus d’entreprises tant au niveau du frais, que du jus et pour son séchage. Zoom sur cette filière mondialisée…

 

Production et commerce : le tsunami costaricien

La production totale mondiale d’ananas est estimée à près de 28 millions de tonnes en 2018 (source FAO) alors que seuls 10% environ font l’objet de commerce international à l’état frais. La grande majorité du volume est consommée dans les pays de production ou transformée en jus, concentré ou surgelée.

Principaux pays producteurs d’ananas

Principaux pays producteurs d’ananas (conventionnel + bio). Source : FAO

 

Le Costa Rica domine la production et surtout le commerce mondial de l’ananas : ses exportations ont dépassé (en valeur) celles de la banane en 2018. Le pays a pris le dessus grâce au lancement au début des années 1990 de

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

S’ABONNER

ingrebio-logo-fr-et-baseline-carre-300x300
Tous les contenus en illimité
à partir de 16€/mois

Retrouvez nos fournisseurs d’ananas bio dans l’Annuaire Ingrébio Testez gratuitement trouvez facilement des solutions bio !

Je découvre


Graines de sésame

Sésame : coup dur pour la petite graine

 

Le sésame indien fait actuellement l’objet de suspicion suite à la découverte de lots contaminés par l’oxyde d’éthylène. Il semblerait qu’il s’agisse d’une contamination non pas accidentelle mais organisée. Un coup dur pour cette graine oléagineuse utilisée dans de nombreux produits alimentaires, y compris biologiques.

 

Une actualité chaude : 2784 lots retirés du marché français[1]

Plantation de sésame en Inde

Plantation de sésame en Inde – ©jcbabu85 123RF

Début septembre 2020, les autorités belges via RASFF[2] informaient leurs homologues européens de la présence d’oxyde d’éthylène, à une teneur très supérieure à la limite maximum réglementaire dans certains lots de graines de sésame importés d’Inde. Les autorités sanitaires françaises menaient encore (janvier 2021) des investigations en lien avec la Commission européenne pour identifier l’origine de cette contamination qui s’avère être de grande ampleur.

Dans l’attente des résultats de ces investigations, les autorités sanitaires françaises ont pris des mesures de retrait/rappel des produits contaminés, en coordination avec leurs homologues des États membres concernés. Mais comme le sésame entre dans la composition d’une gamme diversifiée de produits alimentaires, la tâche n’en est que plus ardue car elles doivent tracer la graine dans les familles suivantes : produits apéritifs et salés, biscottes, burgers, céréales, confiseries et chocolats, farines et aides culinaires, fromage, houmous, tahin et purée de sésame, graines, huiles et sauces, pains, plats préparés. Au 4 janvier 2021, ce ne sont pas moins de 2784 lots (!) qui étaient retirés du marché français dont une partie de produits certifiés bio. Les principales enseignes bio ou non sont concernées ainsi que des marques reconnues. Mais la contamination est bien plus large puisqu’elle touche l’ensemble des pays européens et la traque est loin d’être achevée.

L’oxyde d’éthylène est un gaz incolore qui a l’odeur caractéristique de l’éther. Il est très inflammable et se dissout facilement dans l’eau, l’alcool et la plupart des solvants organiques. Commercialisé depuis le début des années 1900, il est utilisé comme produit de synthèse intermédiaire et comme agent de stérilisation. Les principaux secteurs d’utilisation sont l’industrie chimique, l’agroalimentaire, le secteur pharmaceutique et la stérilisation du matériel médico-chirurgical. L’inhalation est la principale forme d’exposition professionnelle à l’oxyde d’éthylène. L’oxyde d’éthylène est une substance mutagène in vitro et in vivo, classée mutagène de catégorie 2, R46 par l’Union européenne.

(Source : https://www.cancer-environnement.fr/308-Oxyde-dethylene.ce.aspx)

Que s’est-il passé ? A l’origine ce sont plusieurs centaines voire plusieurs milliers[3] de tonnes de sésame en provenance d’Inde, un des principaux producteurs mondiaux de cette graine oléagineuse qui sont incriminées. Certains lots de sésame présentaient, en effet, des teneurs en oxyde d’éthylène allant jusqu’à 186 mg/kg, une valeur 3 720 fois plus élevée que la limite maximale de résidus (LMR) de 0,05 mg/kg acceptée par l’Union Européenne[4] pour les graines de sésame. A noter que les États-Unis acceptent jusqu’à 7 mg/kg de résidu de ce composé. Ce composé servant habituellement à la stérilisation d’ustensiles et de dispositifs médicaux est interdit d’utilisation dans l’Union Européenne pour désinfecter des denrées alimentaires ou des surfaces au contact d’aliments.

Étant donné les volumes incriminés et le fait que le sésame provient de plusieurs exportateurs, il ne s’agit pas d’un cas isolé,

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

S’ABONNER

ingrebio-logo-fr-et-baseline-carre-300x300
Tous les contenus en illimité
à partir de 16€/mois


[1] Au 04/01/2021
[2] Système d’alerte rapide de l’Union Européenne pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux.
[3] Les chiffres divergent selon les sources, alors que l’enquête continue.
[4] Selon le règlement (CE) No 396/2005 du Parlement Européen et du Conseil du 23 février 2005 concernant les limites maximales applicables aux résidus de pesticides présents dans ou sur les denrées alimentaires et les aliments pour animaux d’origine végétale et animale


Culture du soja pour un soja durable.

Soja durable, vous avez dit durable ?

 

S’il y a une filière où la durabilité relève d’un vrai casse-tête c’est bien celle du soja. Matière première agricole mondialisée par excellence, elle doit faire face aux défis importants et complexes que sont l’usage massif d’OGM et la déforestation en forêt amazonienne, sous-tendus par la hausse de la consommation mondiale de viande. Ces enjeux n’en font pas la filière agricole la plus vertueuse : ils questionnent notre modèle alimentaire et vont jusqu’à pousser certaines marques à mettre en avant le ‘sans soja’.

 

De l’alimentation humaine au fourrage

Légumineuse connue depuis des millénaires en Asie, le soja (Glycine max) est non seulement doté d’une forte quantité d’acides gras essentiels, mais il s’agit aussi de la plante la plus riche en protéines végétales avec un taux de 35 à 41% pour 19 à 22% de matières grasses.

Base alimentaire traditionnelle des populations d’Extrême-Orient, le soja trouve des débouchés en tant que plante fourragère à son arrivée en Europe, au XVIIème siècle. Il a connu une grande évolution au début du XXème siècle, sous l’influence des États-Unis, qui ont mené d’importantes recherches pour adapter la plante au climat et industrialiser sa culture. Le soja est dorénavant produit sur 5 continents.

Environ 70% du soja conventionnel est actuellement utilisé en alimentation animale alors que le soja bio est lui, transformé majoritairement pour l’alimentation humaine mais représente, bien évidemment des volumes moindres. La demande globale de soja est croissante, tirée par la hausse de la consommation de viande des classes moyennes dans les pays en développement et intermédiaires.

 

Le soja OGM en progression

Plante traditionnelle de zones tempérées, la production de soja a crû très rapidement en Amérique Latine (Brésil, Argentine, Paraguay), notamment dans des zones tropicales, grâce à la mise en culture d’OGM. Le Brésil est le second producteur de soja (OGM) derrière les États-Unis et devant l’Argentine. Le soja y est bien souvent synonyme de déforestation massive.

Entre 80 à 85% de la production mondiale de soja serait issue de cultures OGM. Ces cultures OGM continuent à se développer car elles ne sont généralement pas interdites en nutrition animale conventionnelle. Ceci dit, la demande de soja non-OGM est, de même, en hausse, surtout en Europe du fait de la volonté croissante des chaînes de supermarchés de commercialiser des produits animaux (viande et œufs) issus d’élevages certifiés sans aliment OGM.

 

Soja durable : les avancées européennes

Les enjeux de déforestation et d’OGM ont mené à la mise en place d’écolabels spécifiques à la filière soja, mais qui ne sont pas forcément couplés avec la certification bio : il existe à l’heure actuelle une petite vingtaine de démarches dans ce sens dont certaines émanant

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

S’ABONNER

ingrebio-logo-fr-et-baseline-carre-300x300
Tous les contenus en illimité
à partir de 16€/mois

 


[1]  Source: The state of sustainable markets 2020 – Trends and emerging markets
[2] Année de lancement par le WWF et Coop des Critères de Bâle pour une culture durable du soja. Les Critères de Bâle ont ainsi servi de base pour la définition de standards tels que ProTerra et RTRS.
[3] La Suisse a opté pour des aliments pour animaux non transgéniques, et par conséquent pour le soja non transgénique
[4] Union Européenne à 28 + Suisse + Norvège
[5] Il ne s’agit pas d’un cahier des charges de plus mais d’un guide de bonnes pratiques basé sur les écolabels RTRS et Proterra Foundation qui jettent les bases d’un approvisionnement ‘durable’ avec 37 critères essentiels et 22 souhaitables.
[6] http://www.donausoja.org/en/home/


Des producteurs de miels

Miels : Une filière fortement internationalisée et sous tension

 

Avec une production mondiale qui frôle les 1,9 million de tonnes (conventionnel et bio) et une consommation en hausse constante, le miel est devenu un produit de négoce important, sous tension pour certains types. Nous sommes loin de l’image d’Epinal du petit apiculteur fournissant une clientèle locale dans un périmètre restreint, même s’il reste encore très présent dans le paysage français.

Pour ce produit à marché mondial, la réglementation française imposera dès le 1er janvier 2021 des règles plus strictes en matière d’étiquetage des origines des miels d’assemblage. Après s’être intéressés à l’épineuse question des fraudes sur le miel, nous décryptons dans ce nouveau chapitre l’évolution du marché du miel, et en particulier du miel bio.

 

Un produit devenu courant

Le miel fait l’objet d’un négoce international actif. La production mondiale de miel a atteint 1,88 million de tonnes en 2018. L’Union Européenne est la seconde zone de production, après la Chine[1], mais ne couvre ses besoins qu’à hauteur de 60% environ et se voit obligée d’importer de pays tiers. Alors qu’elle a produit 280 000 tonnes de miel en 2019, elle en a importé

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

S’ABONNER

ingrebio-logo-fr-et-baseline-carre-300x300
Tous les contenus en illimité
à partir de 16€/mois


Contrôle qualité du miel biologique

Le miel : un produit à risque à placer sous haute vigilance

 

Avec une consommation qui augmente d’année en année et une chute drastique des populations d’abeilles en Europe, le miel fait partie de ces filières sous tension devant faire face à des enjeux environnementaux importants. Il est devenu un produit de négoce international actif qui, par voie de conséquence, engendre des pratiques frauduleuses de plus en plus sophistiquées.

 

Un produit à haut risque en termes d’authenticité et d’intégrité

Miels biologiques de diverses qualité

Diversité et qualité des miels – ©Ingrébio

Le miel est devenu une ‘commodity’, objet d’un négoce mondial intense expliqué par :
– d’une part, la croissance de la demande pour ce produit naturel
– d’autre part, la baisse de l’offre dans les pays occidentaux (Europe, Amérique du Nord) due à la chute des populations d’abeille touchées par l’usage excessif de pesticides, la perte de biodiversité, les monocultures intensives et les attaques bactériennes (loque américaine), parasitaires (varoa) ou encore de frelons asiatiques.

Il en résulte une dépendance accrue de l’Europe (pour ne citer qu’elle) des importations de pays tiers disposant encore de larges surfaces naturelles avec une biodiversité importante. L’Europe importe en effet la moitié du miel consommé (soit un peu plus de 200 000 tonnes en 2019), essentiellement de Chine et d’Ukraine. En France, cette part peut atteindre les trois quarts selon les années.

Une des conséquences de cette situation est le positionnement du miel dans le top 10 des produits alimentaires à risque, les plus sujets à fraude[1], avec l’huile d’olive, le poisson, les produits biologiques, le lait, le vin, les céréales, le café et le thé, les épices et certains jus de fruit.

Ces pratiques si elles évoluent beaucoup ne sont pas récentes. Hormis les rejets de lots suite à des contrôles de routine au niveau des Douanes européennes, le miel figure régulièrement dans les saisies des opérations OPSON[2] visant à retirer du marché les produits alimentaires falsifiés ou impropres à la consommation. Il importe néanmoins de distinguer ce qui relève de la fraude et des contaminations extérieures.

 

Qualité du miel : les principaux points de vigilance

En bio comme en conventionnel, le miel doit être très contrôlé. Les principaux points de vigilance pour ce produit précieux sont :
– l’adultération
– les résidus d’antibiotiques et autres médicaments vétérinaires
– les résidus de pesticides : y compris sur le miel conventionnel, notamment européen
– les métaux lourds

La présence de résidus

L’utilisation d’antibiotiques dans le secteur de l’apiculture (conventionnelle et à plus forte raison, bio) est interdite dans l’Union Européenne. Or, de nombreux pays producteurs de miel

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

S’ABONNER

ingrebio-logo-fr-et-baseline-carre-300x300
Tous les contenus en illimité
à partir de 16€/mois


Noix du Brésil décortiquées

Noix du Brésil : une filière complexe un peu malmenée par la crise

 

Capsule contenant les coques de noix du Brésil

Coques de noix du Brésil – ©Voicevale

 

Filière de cueillette par excellence, complexe à plus d’un titre, la noix du Brésil est chahutée depuis 2017. Cette année noire a vu sa production chuter drastiquement et les prix flamber pour ensuite s’effondrer et atteindre un seuil actuel difficilement tenable pour les communautés impliquées, au stade de la collecte. Jusqu’à quand ? Après l’açaï, nous vous invitons à un nouveau voyage en Amazonie, à la découverte d’une noix exotique encore peu connue en Europe.

 

 

 

Botanique : un écosystème complexe qui rend la production quasi-impossible

forêts tropicales d’Amazonie

Noyer du Brésil – @Juan Carlos Torrico de Pixabay

La noix du Brésil[1] est l’amande contenue dans la coque du fruit du noyer du Brésil (Bertholletia excelsa), un arbre pouvant atteindre 45 m de haut, jusqu’à 2 mètres de diamètre et vivre plusieurs centaines d’années. Il croît lentement, à l’état sauvage, dans les forêts tropicales d’Amazonie[2] et uniquement là, dans un écosystème complexe où abeilles pollinisatrices et rongeurs disséminateurs (agoutis) jouent un rôle important.

L’arbre produit des noix seulement après 12 à 15 ans. Les amandes recouvertes d’une pellicule brune sont doublement protégées, d’abord par une coque dure, ligneuse, rugueuse, en forme de quartier d’orange. Entre 12 à 30 de ces coques sont contenues dans une capsule ronde, aussi dure qu’une noix de coco.

L’Institut brésilien de recherche amazonienne, INPA, mentionne dans deux études récentes (2017 et 2018) le fait que les peuples précolombiens ont domestiqué 85 espèces d’arbres y compris le noyer du Brésil, ce qui se traduit par une concentration d’arbres proche des zones d’habitat. Néanmoins, la culture du noyer du Brésil reste quasi-impossible : des tentatives ont été réalisées mais sans grand succès. La collecte durable par les peuples autochtones et autres habitants d’Amazonie reste pour l’heure le moyen le plus adapté pour protéger ces arbres.

 

Collecte des noix du Brésil : entre aléas, risques et pénibilité

Cette activité saisonnière est très irrégulière, non seulement en fonction des années (tous les cinq ans environ, les noyers du Brésil connaissent une brusque chute de production), mais également en fonction des aires de collecte et des

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

S’ABONNER

ingrebio-logo-fr-et-baseline-carre-300x300
Tous les contenus en illimité
à partir de 16€/mois

 


Fruits à coque, amandes fraîches dans un arbre

Amande bio : avis de tempête mais cap maintenu

 

Premier fruit à coque en volume dont la consommation ne cesse de croître, l’amande bio a le vent en poupe, tirée notamment par le développement récent de la vente en vrac. La crise sanitaire que nous vivons actuellement perturbe quelque peu la tendance haussière de ce marché mais ne devrait pas impacter à terme cette évolution… Sauf à induire des tensions sur certains segments de marché par rapport à d’autres.

 

La production d’amande : panorama mondial

Présentation de l'évolution d'amandes produites au niveau mondial entre 2010 et 2020

Evolution de la production mondiale d’amandes en tonne d’amandon – ©INC

La production totale mondiale d’amande n’a cessé d’augmenter durant la dernière décennie et a enregistré un taux de croissance de 20% sur cette période pour atteindre 1,36 million de tonnes décortiquées en 2019/20. La campagne passée a encore enregistré une très bonne récolte, celle à venir augure un bon niveau. La Californie maintient son hégémonie avec 77% de part de marché (un peu plus de 1 million de tonnes) suivie de l’Australie avec 8% (100 000 tonnes) et l’Espagne avec 6% des volumes (78 000 tonnes).

 

 

Des systèmes de production variés

Les États-Unis et l’Australie ont industrialisé cette production avec des vergers à forte densité, à haut rendement[1], irrigués en goutte à goutte. Il en va tout autrement en Europe du Sud où la production (conventionnelle et bio) est moins intensive, les vergers traditionnellement non irrigués. Mais la tendance est à la mise en place d’irrigation pour les nouvelles plantations. Selon les techniques culturales et la densité, les rendements peuvent ainsi varier du simple au triple voire au quadruple. Ainsi, selon les derniers chiffres du Ministère de l’agriculture espagnol, le rendement en bio

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

S’ABONNER

ingrebio-logo-fr-et-baseline-carre-300x300
Tous les contenus en illimité
à partir de 16€/mois

 


Baies d'açai biologiques amazoniennes

Açai : à quand la différenciation pour ce superfruit tendance ?

 

Super fruit issu de l’Amazonie, l’açai connaît depuis les années 90 une hausse importante de popularité au Brésil et plus tardivement dans les pays occidentaux. Ce qui questionne le développement souhaité et souhaitable car force est de constater que la structure de la filière a été fortement modifiée pour répondre à la demande, en tendant vers une standardisation de l’offre et une massification de la production.

 

Botanique : un fruit de palmier

L’açaí est une espèce tropicale qui se développe en climat chaud et humide, et qui ne supporte pas les sécheresses prolongées. Le palmier dont est tirée la baie d’açai est originaire de l’Amazonie, plus spécifiquement des plaines alluviales inondables (et inondées de façon saisonnière en période de crue) de l’estuaire amazonien ou en zones marécageuses. Il est connu aussi sous le nom de palmier pinot ou wassaï en Guyane.

Trois principales variétés d’açai sont commercialisées :

Baies d'açai biologiques

Euterpe oleracea, palmier à açai – ©Nossa

  • Euterpe oleracea Martius : touffe de plusieurs stipes (ou faux-tronc). Variété commune dans les États de l’Est amazonien (État du Para notamment) et préféré en Europe. Il croît en terres inondables.
  • Euterpe precatoria : sans capacité de tallage donc à stipe unique. Localisé plutôt en Amazonie occidentale (Bolivie, Équateur, Pérou, Ouest de l’Amazonie brésilienne) et disposant d’un taux d’anthocyane plus important que l’oleracea. Il croît en terre ferme.
  • Euterpe edulis : stipe unique. Appelé aussi jussara, il est commun dans la Mata Atlântica (ou forêt Atlantique) et est consommé plutôt localement. Il a subi un fort processus de destruction en raison de son exploitation pour l’extrait du cœur de palmier.

3 à 6 grappes de 2,5 kg environ chacune par arbre produisent constamment les baies récoltées deux fois par an. La baie d’açai est ronde, d’un diamètre compris entre 10 et 14 mm, de couleur violette, quasi noire, avec une graine qui représente jusqu’à 80% du poids de la baie. Sa consommation est essentielle pour les populations d’Amazonie et ce, depuis les temps précolombiens.

 

Les vertus connues de l’açai

L’açai doit sa réputation à sa richesse en anthocyanes, antioxydants mais aussi acides gras essentiels (omégas 3, 6 et 9), ce qui est plutôt rare pour un fruit. Son indice ORAC[1] est le plus élevé des fruits, bien au-delà de celui de la myrtille et de la grenade[2]. L’açai renferme aussi des vitamines et des minéraux. Cette baie violette possède une activité anti-âge et anti-inflammatoire qui lui confère des effets protecteurs à différents niveaux de l’organisme. Elle a fait l’objet d’études récentes[3] démontrant des actions bénéfiques contre certains radicaux libres ainsi que contre certains virus et bactéries du fait de sa teneur en acide ellagique (polyphénol).

Composition de l’açai [4]
(pour 100g de pulpe de fruit)

Protéines (dont 16 acides aminés) 8,1 g
Glucides 52,2 g
… dont fibres 44,2 g
Lipides 32,5 g
Potassium 930 mg
Calcium 260 mg
Fer 4,4 mg
Anthocyanes et autres antioxydants 319 mg
Vitamine E 45 mg
Vitamines A et C, du groupe B, zinc, magnésium

 

La production d’açai : de cueillette sauvage à monoculture intensive

Pays de production

Acteur majeur, le Brésil concentre la majeure partie de la production (dans l’État du Para avant tout). Quelques pays voisins (Les 3 Guyanes, le Pérou, la Bolivie, certaines régions de l’Équateur, de la Colombie, du Panama et du Venezuela) bénéficiant de la biodiversité de l’Amazonie en produisent aussi mais

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

S’ABONNER

ingrebio-logo-fr-et-baseline-carre-300x300
Tous les contenus en illimité
à partir de 16€/mois

 


marché du karité

Le Karité : standardisé pour l’alimentaire, valorisé en cosmétique

 

Rares sont les consommateurs occidentaux qui savent qu’ils mangent du karité dans leur chocolat, confiserie et fonds de tarte, alors que ce secteur constitue 90% des exportations d’Afrique de l’Ouest. Par contre, le karité est bien plus visible et valorisé dans la cosmétique, qui plus est, lorsqu’il est bio. Ceci dit, que ce soit en bio ou en conventionnel, cette filière enregistre une croissance importante qui devrait perdurer dans un proche avenir.  Mais quelle est la dynamique de cette filière ?

Article issu de la conférence « Filières internationales : enjeux et débouchés pour le karité » présentée par Bettina Balmer, Directrice AKA ZEBRA et Anaïs Chotard, Chargée de programme filières et marchés AVSF lors du Forum des Ingrédients Biologiques au Salon Natexpo 2019. Voir la vidéo (réservé aux abonnés).

 

Origine et extraction du beurre de karité

Le karité (Vitellaria paradoxa ou butyrospermum parkii), appelé également « l’arbre à beurre » ou « l’or des femmes » pousse à l’état sauvage uniquement en Afrique, dans des zones de savane. La production de karité est répertoriée dans 21 pays sub-sahariens[1] d’Afrique de l’Ouest, de l’Est et Centrale.

Zone de production de karité

Distribution géographique du karité – (Source : Terpend (1982) d’après IRHO)

 

Un arbre produit annuellement 20 kg de fruits en moyenne (dont la pulpe sucrée est consommée localement), soit :

Vitellaria paradoxa, l’arbre à karité (Nord Ghana) – ©AGK

  • 10 kg de noix bouillie (après dépulpage et cuisson)
  • 6 kg environ d’amandes sèches (après séchage)
  • Entre 3 et 4 kg d’amande (après décorticage)
  • Entre 1 et 1,4 kg de beurre via une extraction manuelle traditionnelle. Le rendement est meilleur avec une extraction à l’hexane.

Deux sous-espèces de karité se partagent le territoire : paradoxa et nilotica dont la composition en acides gras diffère. Le beurre de karité est composé principalement d’acides gras oléiques et stéariques, avec une forte proportion de ces derniers dans les variétés de l’Ouest africain : la sous-espèce paradoxa a un point de fusion plus élevé comparé aux beurres mous de ssp.nilotica sourcés à l’Est des hauts plateaux de l’Adamawa, au Cameroun, ce qui est recherché en alimentaire. La cosmétique utilise indifféremment les deux sous-espèces mais pas forcément avec les mêmes types d’extraction.

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

S’ABONNER

ingrebio-logo-fr-et-baseline-carre-300x300
Tous les contenus en illimité
à partir de 16€/mois