De l’usage des probiotiques pour notre microbiote

Probiotiques : dans la jungle des obstacles règlementaires…

 

… ou comment se différencier au sein d’un marché encore verrouillé d’un point de vue communication Nutrition-Santé ?

 

Pour plus d’informations sur cette thématique des probiotiques et du microbiote intestinal, demander le Replay de la Websérie « Microbiote intestinal & Nutrition-Santé », co-animée avec le Dr Julien SCANZI, CHU de Clermont-Ferrand et Virginie Gergés, Fondatrice HAPPYBIOTE.
Pour ce qui est des aliments fermentés, c’est donc un tout autre débat… Nutrifizz l’abordera dans son prochain webinar : « Aliments fermentés : Intérêts et chiffres clés / Consultation de vos besoins ».

Si le marché des probiotiques ne semble pas quitter les premières marches du podium en termes de segment de produits dont le chiffre d’affaires est en constante progression, il n’en demeure pas moins un univers concurrentiel peu évident à investir…. En effet, les contraintes de communication actuellement rencontrées par les opérateurs, particulièrement en France, peuvent nuire à la formulation d’une offre lisible pour le consommateur tout en étant différenciante.
Quelle place représente aujourd’hui l’offre développée en Bio ou quelle part de marché la certification Bio pourrait permettre d’aller saisir à l’avenir ?
Retour sur une caractéristique très plébiscitée par les consommateurs depuis ces dernières années et qui représente l’exemple type de produits nécessitant un accompagnement transversal scientifique, réglementaire et marketing en Nutrition-Santé pour pouvoir pénétrer le marché durablement.

 

Probiotiques, de quoi s’agit-il ?

Tout dépend du point de vue adopté… scientifique ? réglementaire ? consommateurs ? Si d’un point de vue scientifique, une définition semble désormais faire consensus, ce n’est en revanche pas vraiment le cas du point de vue des possibilités de communication concernant les denrées alimentaires courantes et compléments alimentaires qui en contiennent. Régies par un cadre réglementaire au niveau européen, c’est aujourd’hui l’objet de différences d’interprétation entre les États membres et selon les catégories de produits. Ceci sans compter sur le réel niveau de connaissances et de compréhension des consommateurs dont la prise de conscience du lien entre santé et microbiote intestinal a été alimentée par des ouvrages de vulgarisation devenus des best-sellers[1] et dont les attentes en termes de produits à l’appui sont en conséquence très fortes … Mais sans que tous les termes qui s’y rapportent – probiotiques, prébiotiques, symbiotiques – ne lui soient parfaitement claires pour autant !

 

Au niveau scientifique, à l’échelon international

L’étymologie du mot « Probiotiques » signifie « pour la vie » et sa définition a longtemps évolué pour finalement être arrêtée par l’OMS et la FAO en 2001[2] qui ont adopté la définition suivante : « Les probiotiques sont des micro-organismes vivants qui, lorsqu’ils sont ingérés en quantité suffisante, exercent des effets positifs sur la santé ». Alors que les points de vigilance prépondérants émanant de cette définition reposent clairement sur les notions de micro-organismes vivants et de quantité suffisante, ce qui cependant ouvre à débat concernant le fait de pouvoir démontrer un impact positif sur la santé

 

Au niveau réglementaire, à l’échelon européen

D’un point de vue réglementaire, revendiquer un effet bénéfique pour la santé relève du processus encadrant les allégations de santé[3] et doit donc résulter de l’obtention d’une autorisation par la Commission européenne, après avis positif à la suite d’une évaluation scientifique par l’EFSA[4]. Or, aucune autorisation de ce type n’ayant été accordée pour des probiotiques à date, le terme est considéré comme interdit, en tout cas par les autorités compétentes européennes et françaises… Et c’est bien de cette subtilité dont il est question et qui fait actuellement grandement débat !

En effet,

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Intervention de Celine Gryson sur les super-ingrédients au salon Natexpo 2020.

Comment intégrer des « super-ingrédients » au sein de formulations nutritionnelles eco-friendly ?

 

Natexpo 2020 : les professionnels du secteur de la bio activement mobilisés pour cette édition exceptionnelle et ce malgré les restrictions liées aux conditions sanitaires actuelles ! C’était là l’occasion de faire le lien entre des valeurs refuges particulièrement plébiscitées pendant la période de confinement (optimiser son alimentation pour booster son capital santé, consommer des produits locaux …) et le boom enregistré envers l’achat de produits bio… bio ET local pour plus de Nutrition, c’est justement ce que prône NutriFizz ! Retour sur l’intervention de Céline GRYSON, dans le cadre du Forum des Ingrédients Biologiques : De l’opportunité de structurer / valoriser des filières locales d’ingrédients bio à valeur nutritionnelle ajoutée pour mieux accompagner le développement de produits Nutrition-Santé. 

Retrouvez ici le résumé et la vidéo intégrale de cette conférence (réservé aux abonnés).

Au sein de l’agence NutriFizz, cabinet de conseil et d’appui opérationnel en Nutrivalorisation, une conviction forte depuis maintenant 10 ans… Travailler avec le secteur de la bio, OUI ! Mais en matière d’optimisation nutritionnelle, la labellisation bio ne représente pas une garantie unique suffisante… et en matière de développement durable, non plus ! S’il fallait encore le prouver, la crise sanitaire inédite que nous traversons actuellement aura au moins eu l’avantage de confirmer que :

1/ l‘intérêt des consommateurs envers les produits bio réside bien dans une volonté de consommer des produits de qualité pour préserver sa santé ;

2/ un approvisionnement local représente pour les consommateurs un levier de consommation en phase avec une démarche de développement durable.

Alors, pourquoi ne pas associer le tout ?!

 

Une attente envers des produits bio et locaux à valeur nutritionnelle ajoutée

Pour s’assurer d’un développement de produits répondant de façon cohérente aux attentes des consommateurs faisant le choix de s’approvisionner en bio, que ce soit pour des raisons de santé, notamment nutritionnelles, et/ou environnementales, la piste du sourcing local pourrait représenter un levier très pertinent. Le consommer local incarne en tout cas une valeur refuge de l’alimentation pour laquelle les consommateurs ont témoigné un intérêt majeur pendant la période de confinement que nous venons d’expérimenter cette année… mais pas que !

D’après la dernière étude

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Poudres biologiques hyperprotéinées

Tendances : Les poudres protéinées

 

Vous connaissez sans doute les protéines, une des trois familles de macronutriments qui contribuent à nos apports énergétiques ? De source animale (viande, poisson, œufs, produits laitiers) ou végétale (légumineuses, oléagineux, céréales, micro-algues), de nombreux aliments peuvent contribuer à nos apports en protéines au sein de notre alimentation. Les sources animales sont caractérisées par une teneur élevée en protéines, de qualité nutritionnelle satisfaisante (apport complet en acides aminés indispensables et haute digestibilité), mais parfois associées à des apports élevés en acides gras saturés ou en sel. Pour leur part, les protéines végétales présentent généralement une moindre digestibilité et souvent une teneur limitante en certains acides aminés indispensables qui nécessite de les combiner pour en tirer un meilleur profit (céréales + légumineuses au sein d’un repas par exemple).

Au-delà d’un apport sous forme d’aliments vecteurs, des protéines sous forme d’ingrédients, principalement des poudres de protéines laitières ou végétales, peuvent contribuer à augmenter les apports en protéines au sein de la ration alimentaire. Historiquement, les poudres protéinées ont d’abord été utilisées pour des raisons nutritionnelles de formulation (exigences en termes de teneurs en protéines et profil spécifique en acides aminés à atteindre dans le cadre d’aliments spécifiques pour nourrissons – Nutrition Infantile ou à destination de personnes dénutries – Nutrition Clinique) ou techno-fonctionnelles (propriété gélifiante du blanc d’œuf ou émulsifiante du lupin, du pois chiche…). Les sportifs de force, les ont ensuite rapidement adoptées, en consommation sous forme de « shaker », pour augmenter leur masse musculaire.

Mais depuis quelques années, une véritable démocratisation des produits à base de poudres de protéines s’opère que ce soit en termes de formats de consommation ou de publics-cibles visés. Aujourd’hui, les poudres de protéines peuvent non seulement être intégrées au sein de denrées alimentaires courantes (céréales du petit-déjeuner, barres énergétiques, préparation pour porridge, pour pancakes…), mais aussi commercialisées en sachet, pour un usage un peu hybride entre aliment (diététique) et complément alimentaire.  Et ces produits ne sont plus restreints à une utilisation en Nutrition Sportive au sens strict. En effet, le discours marketing a bien évolué et cible notamment les « millenials », les « fit girls », les personnes en quête de minceur, les « boomers » cherchant à se maintenir en forme… Tout un univers à explorer !

Poudres protéinées, de quoi parle-t-on ?

Les différents types de poudres protéinées :

Les poudres protéinées diffèrent selon la source alimentaire dont elles sont extraites.
Parmi les poudres de protéines les plus plébiscitées actuellement[1] :

  • Les poudres issues de ressources animales :

– La whey protein powder ou poudre de lactosérum : Extraites à partir du petit-lait, les poudres de lactosérum possèdent un profil en acides aminés complet, apportant tous les acides aminés indispensables, notamment une teneur importante en acides aminés à chaînes ramifiées ou BCAA (leucine, isoleucine, valine) qui représentent 35% des acides aminés indispensables utilisés pour la formation des protéines musculaires[2]. De plus, il s’agit de

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Extrusion protéines végétales

L’extrusion dans tous ses états ou… Comment faciliter la consommation de protéines végétales sur différents segments de marché ?

 

Extrusion

Céline Gryson présente les données scientifiques sur les protéines extrudées – ©Ingrebio

Au cœur de l’actualité, le marché mondial des protéines végétales ne cesse de se développer. Que ce soit pour des raisons nutritionnelles, environnementales ou en lien avec le bien-être animal, une forte volonté de rééquilibrer les apports alimentaires entre protéines animales et végétales a émergé ces dernières années.
Toutefois, il reste des freins à la consommation de protéines végétales qu’ils soient d’ordre nutritionnel, organoleptique ou d’usage. L’extrusion est un procédé aux multiples facettes qui peut contribuer à optimiser la qualité des matières premières végétales pour en faciliter la consommation.

Pour faire suite à la conférence proposée à ce sujet par NutriFizz dans le cadre du Forum des Ingrédients Biologiques sur le salon Natexpo 2019, faisons le point sur l’extrusion, un procédé voué à des applications prometteuses dans le domaine des protéines végétales.

 

La montée en puissance des protéines végétales

L’évolution vers une alimentation plus « végétale » est une tendance globale forte observée ces dernières années. Pour des raisons très variées (coût, impact environnemental, santé, idéologie…), les consommateurs sont sensibilisés à la recherche de sources de protéines alternatives aux protéines animales.

Les protéines végétales sont consommées sous forme d’aliments traditionnels comme les légumes secs et les produits céréaliers mais aussi par l’intermédiaire de matières protéiques végétales (MPV). Les MPV sont des fractions enrichies en protéines issues du fractionnement de grains (céréales), graines (légumineuses, oléagineux), feuilles (luzerne) ou tubercules (pomme de terre). En raison de leurs propriétés fonctionnelles et/ou nutritionnelles, l’utilisation des MPV augmente dans les produits transformés et préparations culinaires.

En réponse à cette demande accrue, c’est à l’échelle mondiale que le marché des protéines végétales ne cesse de se développer affichant une progression de 40% en l’espace de

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