Trophées Natexpo

Les innovations bio gagnantes de 2018 sont résolument durables, saines et gourmandes

 

Comme ces dernières années, nous avons suivi tout au long de l’année 2018, les concours agro-alimentaires régionaux ou nationaux, à l’affût des innovations bio qui ont marqué les jurys. Un tour d’horizon toujours intéressant car révélateur de micro-tendances émergentes… et inspirantes.

Sans surprise, les produits lauréats s’inscrivent dans l’ère du mieux-manger, du végétal et du sain. Ils sont tous ou presque « sans » (gluten, lactose…) et surtout très souvent « sans additifs, conservateurs, aromes… ». En particulier, il faut le noter, quand il s’agit de projets de start-up. Enfin, ils ont aussi tous un point commun : être des produits gourmands

On notera aussi plusieurs innovations de concepts, en particulier pour le baby food ou les enfants. Panorama en image des 30 produits les plus innovants présentés en 2018.

 

La tendance Vegan comme source inépuisable d’innovation

Comment ne pas commencer cette chronique par la sélection des innovations vegan qui ont convaincu les jurys cette année, puisque ce sont les plus récompensés? Et en particulier, deux marques de fromages végétaux ont raflé à eux seuls 5 prix français.

Il faut dire que cette tendance, somme toute récente, a ouvert la voie à de multiples opportunités de recherche. Et elle pousse même à explorer toutes les ressources des végétaux.

La Fermentation vient renforcer la tendance vegan

Les Tommes végétales de Tomm’Pousse

©Ingrebio

« Prix création » au concours national Création Agro Bio, 
« 1er prix » au concours national Agropole
et « lauréat » au concours ID Food 2018

A partir d’une recette artisanale à base de noix de cajou ou de soja, Tomm’Pousse a élaboré une gamme de tommes vegan, bio et gourmandes. S’inspirant des techniques fromagères traditionnelles, Emmanuel Joubert laisse s’affiner ses « vromages » plusieurs semaines. La gamme comprend aussi un Carré façon Feta aux ­fines herbes ou aux olives, et un Camemvert nature ou à la Sauge…

 

Les Frawmages végétaux de La petite Fraw

©Ingrebio

“Prix développement” au Concours National Création Agro Bio 
et “Prix des internautes” au Concours InnovaFood 2018

Nouvellement adepte d’une alimentation vivante et saine, voire crue, Caroline Poinas a lancé la production de « frawmages » végétaux en se basant sur un procédé de fermentation des fruits à coques et de soja, agrémenté d’ingrédients crus. Version fromage de chèvre sec ou Fraw fort, à base de tomate et basilic ou plutôt fruité avec figues et baies de goji, ces alternatives innovantes ont également séduit…

 

Le Dessert végétal bio au lait de riz de Camargue Mo’Rice

©Ingrebio

"Prix céréales et légumineuses" au concours InnovaFood 2018

Il s’agit d’un dessert végétal fermenté à partir d’un riz de Camargue : 0% lactose, 0% additif, 0% conservateur, 100% naturel. Mise à part l’origine française de la matière première, l’innovation réside aussi dans le process de fabrication permettant la fermentation d’une crème de riz pour la transformer en desserts (nature, fruits, mousse, ingrédients pour cuisine…). La texture obtenue est onctueuse et gourmande et non gélatineuse, sans adjonction d’additifs.

 

 

Les Desserts brassés végétaux Les petites pousses

©Ingrebio

"1er prix catégorie Végétal" au concours Food Créativ 2018

Pour Les Petites Pousses, les matières premières sont le lait de coco et le lait d’amande. Ils permettent d’obtenir des desserts végétaux fermentés qui

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ingrédients muesli

Mueslis Bio : l’innovation est au rendez-vous !

 

Le­­ segment des produits petit-déjeuner est une des catégories de produits bio les plus dynamiques actuellement.
Les marques pionnières se renouvellent chacune à leur manière, les marques conventionnelles se dédoublent en bio et de nombreuses start-ups misent sur ce marché. L’offre bio « enfants » se clarifie, tandis que les adultes redécouvrent le porridge ou réhydratent des poudres complètes…
D’une offre assez traditionnelle, les mueslis ont donc dû laisser la place à l’innovation. A grand renfort de concepts marketing, d’innovation packaging, de messages santé ou d’ingrédients tendances, les mueslis deviennent des produits de plus en plus différenciants, voire haut de gamme. Et les nouvelles marques se dévoilent…
C’est particulièrement à ce segment des mueslis que nous nous sommes intéressés pour cette nouvelle enquête d’Ingrébio. Retrouvez-y les tendances dominantes des mueslis bio et les ingrédients du succès de ces produits.

 

Les 5 tendances des mueslis bio

Les mueslis se définissent comme des mélanges de céréales (flocons et ou céréales croustillantes, de graines, de fruits secs, fruits à coques, etc… Fini le monopole du « muesli traditionnel », il faut désormais compter sur une diversité de saveurs, de texture et d’arguments…
Notre enquête sur 230 références de mueslis bio a ainsi permis de mettre en lumière plusieurs axes majeurs de développement.

 

Les mueslis premium

Premier levier de différenciation pour les marques pionnières des mueslis bio, la premiumisation. On entend par là en général un taux de fruits supérieur dans les mélanges, qui peut atteindre

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Organic ingredients

HIE 2018 : les ingrédients santé à la recherche de valeurs plus éco-responsables

 

Certes le salon HIE (Health Ingredients Europe), est un salon orienté santé et nutraceutiques. Mais il portait aussi cette année toutes les attentes de l’alimentaire d’une manière générale : amélioration de la qualité nutritionnelle, transparence sur les modes de production, confiance dans les relations de filière, valeurs sociétales. Ces axes en passe de revaloriser notre alimentation se traduisent aussi dans le secteur des ingrédients, et particulièrement celui des ingrédients à vocation santé.
Ainsi au champ lexical de ce salon « health », « well-being », « claims » … s’ajoutent les mots-clés « natural », « origins », « sustainable », « vegan » … A tel point qu’on se demande si le segment NI (Natural Ingredients), encore distinct, a encore une raison d’exister…
Pour le segment « Organic Ingredients » en revanche, il faudra être patient. Car même si on pouvait décompter une 30aine d’exposants sur l’espace dédié, la valorisation des gammes bio par les fournisseurs est sur la plupart des stands inexistantes en dehors de cette zone. En vitrine « New product zone », seuls 2 produits (sur 27) se présentent comme pouvant être certifiés bio. Alors qu’ils pourraient en réalité être au moins 5…

Vegan au HIE 2018

Nouvelle zone pour expérimenter le vegan au HIE2018 – ©Ingrebio

Malgré tout, on notait une session de conférences inédite « Organic spotlight » dédiée au bio. Cette session de 2 heures couvrait les enjeux de réglementation, de perception/attentes consommateur, de marché et de différenciation.

Il nous aura donc fallu toute notre expertise et persévérance pour dénicher les innovations qui en plus d’être naturelles, durables et bénéfiques pour la santé sont certifiées biologiques. Et pour compléter ce nouveau décryptage exclusif, nous vous proposons aussi une sélection d’ingrédients innovants conventionnels « à suivre », car ils pourraient bien inspirer… voire s’intégrer dans vos produits bio de demain…

 

L’expérience vegan est en route…

Impossible de ne pas commencer par décrire le parcours « vegan » avec pour la première fois sur ce salon une zone de test dédiée : « Plant based experience ».
On pouvait y trouver des produits finis vegan bio enrichis en vitamine B12 grâce à de la biomasse issue de la fermentation orientée. Ou encore des produits formulés de telle sorte que les différentes sources de protéines (ici quinoa et microalgue) permettent un indice chimique corrigé de la digestibilité des protéines (PDCAAS) élevé.
On y testait aussi des solutions élaborées tels que les ingrédients texturés à base de riz, lupin, blé ou fève de Meatless pour remplacer la viande. Ou encore de la poudre d’insectes développée par Protifarm (concentré de protéine d’insectes).

 

L’hégémonie des protéines végétales

Les protéines de légumineuses commencent presque à devenir courantes… si ce n’est que les qualités présentées n’ont pas toutes les mêmes arguments. En particulier sur les protéines de pois, on différencie

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matière premières lécithine

Lécithine bio obligatoire : le marché est-il prêt ?

 

A partir du 1er janvier 2019, les transformateurs utilisateurs de lécithine ne seront plus autorisés à fabriquer des produits bio avec de la lécithine conventionnelle. L’obligation d’utiliser de la lécithine bio uniquement est discutée depuis plusieurs années et était notifiée lors de l’amendement du règlement n°889/2008 du 29 avril 2016 (RCE n°2016/673) à l’annexe VIII-A.
Depuis 2 ans, les opérateurs de la filière lécithine travaillent à sécuriser les approvisionnements en lécithine biologique, produit réputé comme fragile. De leur côté, les transformateurs bio ont eu 2 ans pour tester, reformuler… et opter pour la meilleure stratégie : substituer ou supprimer la lécithine… tout en tenant compte des attentes des distributeurs…

Alors à 2 mois de l’échéance réglementaire, le marché est-il prêt?

 

Sans ou avec quelle lécithine? Une question de stratégie pour les entreprises bio

Pour les transformateurs bio, cette évolution réglementaire est loin d’être anodine. Le marché se divise entre les choix d’origine botanique (soja ou tournesol majoritairement) et géographique (Europe ou Asie surtout)… Mais dans tous les cas, la lécithine biologique est plus chère et pour beaucoup, l’écart de prix n’est pas soutenable. On parle ici d’un facteur

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Pole ingredients & PAI au salon CFIA2018

CFIA 2018 : Une vague verte envahit l’offre Ingrédients & PAI

 

Un vent de verdure planait sur le salon CFIA à Rennes du 13 au 15 mars dernier… Le pôle Ingrédients & PAI accueillant de plus en plus d’exposants, surfait sur la demande d’ingrédients plus végétaux, plus durables, plus clean… Pour en témoigner, le Trophée de l’Innovation Catégorie Ingrédients & PAI remis au distributeur Barentz pour sa LENTEIN, une protéine végétale très prometteuse, provenant de la plus petite plante à fleurs au monde, la lentille d’eau.

Évidemment, l’offre biologique trouve dans ce contexte de plus en plus sa place au CFIA, et ceux qui en faisaient un peu, hier, sans le dire… l’affichent aujourd’hui haut et fort. Bien entendu, la demande se fait aussi sentir dans les allées… et les volumes annoncés font parfois froid dans le dos…

 

Zoom sur les innovations bio et « vertes » qu’il fallait voir cette année…

 

L’envolée des ingrédients fonctionnels pour les simili carnés et autres alternatives vegan

Le CFIA montrait encore une fois que ce marché prend de plus en plus d’essor, y compris – et je dirais même plus – en conventionnel. De nombreux exposants présentaient en effet des solutions « clean label » texturantes, colorantes, aromatisantes pour ces produits alternatifs.

A commencer par l’ingrédient, Triballat Ingrédients décline également son SOJYFIB en bio, un ingrédient 4 en 1 qui associe des fibres, des protéines, des lipides et des minéraux. Il est élaboré sans solvant à partir de graines de soja garanties non OGM, issues de filières françaises.
Le distributeur Esenco proposait quant à lui différentes farines de légumineuses et fibres végétales qui peuvent contribuer à la texture des substituts de viande, comme des fibres de sarrasin, d’avoine ou de psyllium.
Meatless a également développé sa gamme de texturés avec, en particulier, de nouveaux flocons texturés de lupin bio origine France.

Mais c’est surtout dans les solutions « prêtes à l’emploi » que l’offre évolue. Pour exemple, ARLES AGROALIMENTAIRE met en avant des solutions pour la réalisation de steaks végétaux.

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vue sur le pole ingredients bio au FIE2017

FIE2017 : l’offre en ingrédients bio se démarque

 

Le salon Food Ingredients Europe (FIE), incontournable pour la fourniture d’ingrédients, additifs et autres Produits Alimentaires Intermédiaires (PAI), a exposé du 28 au 30 novembre dernier à Francfort, l’offre de plus de 1500 exposants.

Mise en avant des légumineuses au FIE2017 – ©Ingrebio

Le plus souvent intermédiaires entre la production agricole et les industriels agroalimentaires, les fournisseurs d’ingrédients savent se repositionner et innover pour répondre aux tendances alimentaires. Après un développement massif de solutions clean label dans le domaine de la texture, de la coloration ou de la nutrition, on note cette année deux tendances majeures dans les allées. L’explosion de l’usage et de la transformation des légumineuses, et la mise en avant d’un sourcing plus durable, plus respectueux, plus humain…

Pour l’appuyer, les FIE Awards récompensait d’ailleurs cette année pour la première fois 2 nouvelles initiatives, l’une pour le développement durable et l’autre en agriculture biologique[1]. Le premier prix a récompensé les efforts de IOI Loders Croklaan pour la mise en place d’une chaîne d’approvisionnement plus durable, transparente et 100% tracée pour l’huile de palme. Le prix Organic Champion a été remis à Herba Foods pour sa farine de riz infantile biologique.

Stand Herba Ingredients au FIE2017 – ©Ingrebio

On comprend donc que la place est irrémédiablement aux ingrédients végétaux et naturels. En matière d’additifs texturants, les gommes végétales et hydrocolloïdes marins sont d’ailleurs largement valorisés sur les stands encore forts de leurs propriétés pas si faciles à substituer.

Pour le reste, voici une sélection des innovations ingrédients biologiques, toutes applications confondues, qu’il fallait découvrir sur le salon.

 

Les farines fonctionnelles en réponse à toutes les problématiques ?

C’est donc Herba Ingredients et sa nouvelle farine de riz biologique, qui a remporté le Prix de l’ingrédient Bio. Elle est issue de riz mis en culture en Espagne pour le groupe Ebro, dont fait partie Herba.

Mais la part belle était surtout donnée aux farines fonctionnelles, et en particulier aux farines de légumineuses. Si le groupe Soufflet et sa filiale AIT Ingredients focalisaient plutôt sur le clean label et le free from avec notamment des farines de légumineuses riches en protéines, pour l’instant en conventionnel, l’offre est déjà variée en bio.
Pour exemple, Agrana mettait en application sa nouvelle farine de pois chiche dans un mix Houmous prêt à l’emploi. Déclinable en bio, cette solution à base de farine de pois chiche et de sésame permet de préparer un houmous en quelques secondes.
A noter d’ailleurs que le pois chiche a également inspiré l’entreprise 

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[1] Voir notre actualité FIE2017 : une nouvelle place donnée aux ingrédients bio innovants, 20/11/17

 


Conjoncture de rupture en pommes biologiques

S’approvisionner en fruits biologiques : un défi pour les transformateurs bio

 

Les fruits et légumes sont les premiers produits bio consommés en France. Le succès de cette première place évoquée par les consommateurs est l’absence de pesticides et substances chimiques dans ces produits bio bruts. La consommation de fruits et légumes frais bio a ainsi progressé de 33% en 2016 ce qui constitue la plus forte croissance par rapport aux autres produits.
Le marché des fruits et légumes frais est de 1,3 milliards d’euros dont 45% sont commercialisés en magasins spécialisés, 31% en GMS et 23% en vente directe. Sans oublier que les fruits bio sont aussi les premiers produits introduits en restauration collective. Or si la majorité de la production est commercialisée en frais via l’ensemble de ces circuits de distribution, la demande est également de plus en plus forte en fruits de transformation (compotes, confitures, fourrages, préparations de fruits…). Sans oublier le marché des jus de fruits qui est le plus porteur du rayon boissons bio.
D’après les dernières communications de l’Agence Bio, le nombre de transformateurs était en augmentation de +8,8% au 1er semestre 2017. Parmi eux, 265 entreprises sont identifiés comme préparateurs-transformateurs de fruits et légumes, soit seulement 3% des transformateurs engagés en bio selon l’Agence Bio.

Or les marchés à la transformation, qui intéressent peu les agriculteurs, sont souvent ceux qui pâtissent en premier des problèmes conjoncturels. Les mauvaises récoltes de fruits cette année en France affectent donc les approvisionnements de nombreux transformateurs bio aujourd’hui. Selon le baromètre de conjoncture du Synabio, 8 entreprises sur 10 s’approvisionnant en fruits frais Origine France craindraient des tensions dans leurs achats sur certains fruits.
En France, la pomme est le fruit le plus touché, suivi par le raisin. Et ces tensions se font sentir également à l’étranger. Le marché des petits fruits semble également en risque de rupture pour certaines variétés, avec en particulier une rupture avérée de la myrtille. Mais les fruits exotiques ou les fruits secs sont également tendus.

Face à ce contexte particulièrement difficile pour les transformateurs de fruits cette année, quelles peuvent être les perspectives de sécurisation de ces approvisionnements ?

 

Conjoncture tendue pour de nombreux fruits bio

La filière fruits est l’une des plus développée en France, avec plus de 25000ha cultivés en agriculture biologique en 2016. Elle a connu également l’une des plus forte croissance en 10 ans. Les surfaces fruitières occupent aujourd’hui plus de 17% de la SAU comparable (c’était 4,3% en 2007). Selon l’Agence Bio, 300 nouvelles exploitations fruitières se seraient engagées en conversion bio au 30 juin 2017.

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beurre et crème bio

Crise inédite du beurre : quelle visibilité pour la filière bio?

 

Les entreprises utilisatrices de matières grasses laitières et en particulier de beurre tirent la sonnette d’alarme depuis plusieurs mois. Le prix du beurre s’est envolé et pour certains la situation de pénurie est même avérée.

En bio, l’alerte avait été lancée dès la fin d’année 2016, lorsque le beurre bio manquait déjà sur les étals. La crème fraîche et les fromages de vache se raréfiaient également. Une situation que ressentaient également les transformateurs utilisateurs de matières grasses laitières. Un an après, le prix du beurre bio en magasin a gonflé de 9%, et les transformateurs bio n’entrevoient pour l’instant pas d’issue à court terme à la pénurie avérée de beurre et de crème.

Effet de conjoncture globale ? ou hasard des calendriers ? Si certaines causes se distinguent entre bio et conventionnel, on ne peut que constater que la crise du beurre Bio est aussi liée aux difficultés du marché conventionnel.

Une mise en parallèle qui tente d’éclaircir les raisons d’une crise inédite pour la filière lait.

Quant aux perspectives, si les experts du secteur s’accordent à dire que 2018 sera prometteuse pour la collecte de lait bio, que nous réservent les stratégies des laiteries pour l’offre en matières grasses laitières ?

 

Les causes de la pénurie de beurre Bio

Première cause imputable : la croissance de la demande en produits laitiers bio

D’après le baromètre de l’Agence Bio/CSA, les français plébiscitent les produits laitiers bio en faisant d’eux les produits bio les plus consommés derrière les fruits et légumes. Les produits transformés tels que le beurre sont cités par 37% des français en 2016.

Le marché des produits laitiers bio augmenterait de 15 à 22% selon les segments. D’après les chiffres publiés par le CNIEL, la consommation de beurre bio a augmenté de +11,6% en GSA en 2016[1]. Et le beurre bio représente aujourd’hui 4% du beurre français.

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Nouveaux ingrédients

Vitafoods 2017 : le bio de plus en plus prérequis pour les lancements d’ingrédients nutras.

 

Avec plus de 1000 exposants fournisseurs de l’industrie nutraceutique et de l’alimentation fonctionnelle, le salon Vitafoods qui s’est tenu du 9 au 11 mai dernier, est incontournable en Europe pour capter les tendances émergentes en matière d’ingrédients santé.

Probiotique

Nouveau Centre de ressource Probiotiques – ©Ingrebio

Ce salon s’est de plus enrichi de plusieurs nouvelles animations et centres de connaissances spécifiques. Un Probiotics Resource Centre jouxtait l’habituel centre de ressource sur les Omega 3. Selon les organisateurs, 1/5 des visiteurs seraient en effet intéressés par cette thématique. Plusieurs pôles de conseils étaient également à disposition, pour les questions réglementaires, en particulier. Le Sports Nutrition Regulatory Advice Corner, ainsi qu’un parcours découverte « Sports Nutrition », marquaient l’importance de ce segment cette année sur le salon. Un Tasting Bar dédié à la nutrition sportive a d’ailleurs attiré tous les professionnels de ce secteur.
Mais les développements ne concernaient pas seulement les sportifs. La nutrition personnalisée s’installe aussi, avec des solutions adaptées aux différentes étapes de la vie.

Avant de se concentrer sur les innovations et tendances bio, notons que les innovations clés concernaient surtout des développements en matière de santé immunitaire et cognitive. Plusieurs lancements ciblaient également sur le segment de la beauté « par l’intérieur ». Pour la filière bio, les développements concernaient plutôt la sphère articulaire, digestive et le segment bien-être mental / sommeil.
Bien sûr, l’extension du marché des protéines végétales s’est traduit par une offre qui explose en bio comme en conventionnel (voir notre article Protéines végétales biologiques : les fournisseurs explorent toutes les sources pour en savoir plus).

Côté ingrédients, c’est le curcuma, soutenu par un intérêt croissant des consommateurs, et annoncé comme marché qui devrait doubler d’ici 2020, qui s’est fait le plus remarquer.

Formes

Diversité de formes de plus en plus pratiques et plaisantes – ©Ingrebio

Côté produits finis, la formulation rivalise avec la forme. En plus de l’effet pratique, on constate l’essor de nouvelles formes pour faciliter les prises, en particulier par des publics pour lesquels ce facteur peut être critique (confiseries, gels, sprays, boissons instantanées…).

Il va sans dire que la demande croissante des consommateurs pour des produits biologiques se répercute jusqu’aux fournisseurs d’ingrédients. Et le milieu des aliments et boissons fonctionnels, comme des compléments alimentaires n’est pas épargné. Mais si certains fournisseurs reconnaissent que le passage au bio est maintenant inéluctable, certains reconnaissent qu’en plus de la certification bio, ils reçoivent également de plus en plus de demandes qui touchent au développement durable et à la traçabilité de leurs ingrédients.

Vous n’avez pu visiter le salon ?… Retrouvez avec nous les innovations phares qui vous inspireront pour vos développements bio.

 

Le confort articulaire : des solutions naturelles et biologiques

L’harpagophytum est utilisé traditionnellement pour le confort des articulations. Cette plante aussi communément appelée « griffe du diable » est originaire d’Afrique du Sud. C’est de cette région que Nexira s’approvisionne dans un engagement durable pour proposer FlexigoTM, un extrait d’harpagophytum standardisé en harpagosides. La version bio,

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Pour plus de détails sur l’offre des fournisseurs bio présents au Vitafoods, contactez-nous.

 


Dans la famille des légumineuses, je voudrais… les lentilles bio!

 

Délaissées au profit de la viande après la 1e Guerre Mondiale, on redécouvre depuis peu les qualités et goûts des légumineuses dont l’une des plus en vogue est les lentilles. Si les végétar/liens misent sur cette grande source de fer et de protéines, la soif d’exotisme et la recherche de diversification alimentaire (par le retrait graduel de la viande à chaque repas) chez l’ensemble des consommateurs incitent les transformateurs, bio qui plus est, à se pencher sur le filon de la lentille… sous toutes ses couleurs !

 

Des lentilles pour tous

Parmi les aliments qui procurent le plus de protéines dans le monde végétal, les légumineuses sont une famille aux mille variétés : pois, haricots, arachides, soja, et bien sûr les lentilles. Riches en vitamines et en minéraux (vitamines B, calcium, magnésium, fer), les légumineuses sont aussi pauvres en lipides et ont un indice glycémique très bas. Au grand bonheur de tous : végétariens, sportifs, diabétiques, consommateurs aux régimes ou non !

La farine à base de lentilles est exempte de gluten, et est recommandée en pain et pâtisserie dans les régimes des personnes souffrant de la maladie cœliaque.

Ingrébio a suivi la trace de la lentille parmi un panel de 58 produits du marché fin 2015, pour comprendre l’utilisation et le choix des lentilles dans les produits transformés disponibles sur le marché.

 

Toute une palette de goûts et de couleurs

Verte aux marbrures bleues, noires, blondes et brunes aux pigments proches de l’olive ou du raisin sec… les lentilles offrent un panel de couleur aux transformateurs pour égayer les assiettes des consommateurs :

  • Lentilles vertes : Bio par Cœur lentilles légumes lardonsriche en vitamines (B1, B2, B6), en fer et calcium, la lentille verte apporte 4 fois plus de fibres que le riz, les pâtes ou les pommes de terre. La transformation n’altère pas sa forme et sa texture. C’est une spécialité française, qui plus est parfois protégée par des signes d’origine spécifiques (ex : la lentille verte du Puy, AOC/AOP ou les lentilles vertes du Berry, IGP). Avec près de 58% des produits de l’enquête Ingrébio, c’est la lentille la plus souvent utilisée dans les produits mis sur le marché aujourd’hui.

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La filtration du miel - ©JJ Le Joubioux

Le Miel : l’ingrédient à consommer avec respect

 

 

 

 

 

Qui n’a pas entendu, lu, perçu la détresse des abeilles – ou plutôt celle des apiculteurs -, face aux derniers chiffres de récolte de 2014 ? Qui n’a pas signé des pétitions pour contribuer à la sauvegarde des abeilles, et donc de la biodiversité ?

On le sait, l’abeille joue un rôle crucial dans la pollinisation et d’elle seule dépendent 40% de notre alimentation. 65% de la biodiversité dépendent de la pollinisation par les abeilles. Il est donc peu dire que de leur survie dépend la notre

Les abeilles au travail - ©Ingrebio

Les abeilles au travail – ©Ingrebio

Et pourtant, depuis plusieurs décennies, on s’inquiète de l’affaiblissement de leur état de santé. Depuis plusieurs années, on constate un phénomène de surmortalité des colonies d’abeilles, en France, mais aussi dans de nombreux pays.

Dans la logique des choses, la production de miels, qu’ils soient bio ou conventionnels, diminue aussi drastiquement. Selon l’Union Nationale de l’Apiculture Française, la récolte de miel 2014 a été « catastrophique », avec une baisse de 50 à 80% des volumes selon les régions.

 

Et pourtant, le miel est un produit fortement apprécié et consommé en France. La production de miel bio augmente, la demande aussi et notamment comme ingrédient pour les produits transformés.

  • Quel est le marché du miel bio et ses caractéristiques ?
  • Quels sont les ingrédients ou PAI de miels disponibles aujourd’hui ?
  • Quels sont les tendances d’utilisation du miel dans les produits transformés bio ?
  • Comment les intervenants de la filière perçoivent-ils la crise des abeilles ?
  • Et quelles perspectives peut-on entrevoir pour ce produit noble ?

Un dossier pour comprendre les enjeux et la complexité d’un ingrédient naturel très apprécié des consommateurs.

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Croutons avec de la Levure bio

La levure biologique va maintenant compter !

 
Suite à l’entrée en vigueur de la modification de statut pour les levures et extraits de levure, Ingrébio se penche sur ces ingrédients particuliers pour un dossier spécial.

Les levures et produits dérivés vont maintenant être comptabilisés comme ingrédients d’origine agricole et entrer ainsi dans le calcul des ingrédients biologiques d’origine agricole, qui gouverne l’obtention de la certification biologique.

Une amélioration pour les consommateurs qui trouveront plus de produits contenant de la levure biologique. Une opportunité aussi pour les fournisseurs de levure qui vont être attendus sur le marché de la levure biologique.

> Quelles différences entre levure conventionnelle et levure biologique ?
> Quels impacts pour les transformateurs ?
Ce dossier examine les conséquences de cette évolution réglementaire sur les différents maillons de la chaîne.


Transformateurs et fournisseurs relèvent le défi du « sans gluten »

 

La tendance montante depuis quelques années des produits « sans gluten » interpelle autant qu’elle inspire. Bien sûr, elle s’intègre dans un mouvement plus global qui est  le « sans allergènes ». Mais elle se distingue par quelques particularités qui en font un sujet à part entière et qui nécessite pour les services R&D, des projets bien spécifiques.

La cible, déjà, se divise entre des consommateurs « malades», pour qui les produits sans gluten sont primordiaux car faisant partie d’un « traitement » médical, et des consommateurs « sensibles », qui se sont auto-diagnostiqués comme tels et qui recherchent ces produits pour améliorer leur hygiène de vie.

Vu la demande croissante pour ces produits, on comprend l’engouement des industriels comme des circuits de distribution. Ceux-ci ont notamment ces dernières années développer leurs rayons voire créer des marques propres pour élargir l’offre.

Côté industriels et transformateurs, en revanche, les contraintes du « sans gluten » sont des obstacles pour de nombreuses applications. En effet, le gluten joue un rôle primordial pour les qualités organoleptiques de la plupart des produits dans lesquels il est utilisé. La substitution peut donc être un vrai casse-tête et génère aussi des coûts de formulation supplémentaires.

Les fournisseurs d’ingrédients sont également nombreux à contribuer à ces développements et proposent aux transformateurs des solutions alternatives de plus en plus innovantes pour compenser l’absence de gluten.


BioFach 2013 : les ingrédients pour répondre aux tendances de l’alimentation bio

Le secteur bio ne manque pas de dynamisme et les transformateurs de produits bio l’ont montré à Biofach 2013, Salon professionnel international de l’alimentation Bio, en présentant notamment plus de 570 « nouveaux produits » sur l’exposition « Novelty Stands ».

Les grandes tendances de l’alimentation bio

Les grandes tendances de l’alimentation bio révélées par le Salon tournent essentiellement autour de 4 axes :

Barres de céréales aux ingrédients originaux, vegan, sans gluten, sans lactose : élu Meilleur nouveau produit de la catégorie « Snacks et Produits sucrés »

  • l’originalité de goûts et de saveur, avec toujours la forte présence des super-fruits (cranberries, goji, argousier… et même le baobab), l’émergence des graines anciennes (chia, kamut, chanvre…), des algues, et de la noix de coco sous toutes ses formes, mais aussi grâce aux associations les plus originales (riz+coco, griotte+piment d’espelette, soja+thé vert…),
  • la santé avec les produits sans allergènes dont le « sans gluten » domine encore les étiquettes,
  • les régimes « sans produits d’origine carnée » avec l’émergence d’une offre de produits « vegan » de plus en plus étendue,

Transparence sur l’origine des ingrédients de plus en plus marquée

  • l’origine des produits avec l’importance toujours du commerce équitable, mais aussi de la transparence avec une spécification du pays de provenance des ingrédients de plus en plus visible sur les emballages.

 

La réponse des ingrédients

Les fournisseurs d’ingrédients répondent également à ces tendances fortes attendues des consommateurs avec une offre adaptée. Et sur BioFach, les fournisseurs présents sont de ceux qui s’engagent durablement pour la filière bio.

Superfuits et graines sont mis en avant sur les stands des fournisseurs du monde entier avec chacun leurs spécialités régionales. De plus en plus de transparence sur les modes de culture, de production, de transformation et dès que possible une certification « fair-trade » sont les arguments sur les stands.

Une large gamme de sirops de céréales et de fruits secs chez Sipal Partners.

La certification « bio et équitable » est maintenant un pré-requis pour des produits « basiques » comme la vanille ou le caramel.

Les produits de substitution sont ensuite les plus présents : substituts au blé, substituts au lait, substituts au sucre. On pouvait donc trouver sur Biofach des ingrédients à base de riz, de soja, des sirops de céréales voire de fruits secs, l’incontournable agave ou même des sucres de coco.

 

L’édition Biofach 2013 a accueilli 41500 visiteurs provenant de 129 pays différents. Les quelques 2400 exposants ont pu donc leur présenter des produits bio variés et de qualité du monde entier.

 

Pour en savoir plus ou commander le compte-rendu complet Ingrébio de BioFach 2013.