Galerie des Nouveautés, Natexpo 2018

Natexpo 2018 : être bio ne suffit plus

 

Les 23 et 24 septembre dernier, Lyon accueillait pour la première fois le salon international des produits biologiques Natexpo, devenu désormais annuel suite au fort développement du marché. D’après l’Agence Bio, la valeur des achats des produits alimentaires bio en 2017 était estimée à 8,373 milliards d’euros, soit une croissance de près de 17% par rapport à 2016.

9600 visiteurs sont ainsi venus rencontrer les 700 exposants ayant répondu présents. Ces derniers comptaient dans leur rang 250 nouveaux participants et 20% d’internationaux venus de 18 pays.

Divisé comme l’année dernière en différents segments d’activité, le salon comprenait cette année 55% d’exposants pour le pôle Alimentation et Vins bio, 10% en Diététique et Compléments alimentaires et 4% de fournisseurs d’Ingrédients et Matières premières.

Remise des Trophées Natexpo 2018

Remise des Trophées Natexpo 2018 – ©Ingrébio

De nombreuses conférences étaient proposées, notamment sur les tendances, que ce soit côté ingrédients avec le Forum des Ingrédients bio organisé par Ingrébio, côté produits finis avec le Forum des Bio-tendances animé par Bio Linéaires, ou côté compléments alimentaires avec le Forum des Compléments alimentaires mis en place par le Synadiet.

Sans oublier la remise des Trophées Natexpo ainsi que les différentes innovations des exposants, présentées dans la Galerie des Nouveautés ou sur leurs stands pour dessiner les inspirations du marché.

Car il ne suffit plus qu’un produit soit bio pour séduire le consommateur. Il doit également être gourmand, pratique, tout en restant sain et éthique.

Décryptage de ces 4 tendances qui s’affirment durant cette nouvelle édition.

 

Des produits bio gourmands et qui ont du goût…

Le goût des produits bio est devenu un atout principal, un goût naturel et respectueux des ingrédients du produit, sans artifice mais toujours dans le plaisir.

La Galerie des Nouveautés comptait cette année

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Transport d'oeufs frais bio

Filière œufs bio : répondre à la demande en conservant les principes de la bio

 

Le 10 juillet dernier, différents acteurs de la filière œufs bio se sont réunis à Saint-Jean-de-Bournay (38) à l’occasion d’une journée d’information et d’échanges organisée par le Cluster Bio[1], en partenariat avec l’ARDAB, l’ADABio, Agribiodrôme, la Chambre d’Agriculture d’Auvergne-Rhône-Alpes, ainsi que Coop de France.

Journée Oeufs bio

Journée Oeufs bio – ©Ingrébio

Cette journée de structuration de la filière œufs bio était nécessaire aussi bien en amont qu’en aval. Le besoin de développer et sécuriser ses approvisionnements en œufs bio, la volonté de comprendre les contraintes de la production pour mieux travailler ensemble ainsi que le souhait de s’impliquer davantage et de régionaliser les approvisionnements ont effectivement été formulés par les adhérents du Cluster Bio. Du côté de l’aval, c’est la volonté de former les porteurs de projets sur les enjeux organisationnels et les opportunités de la commercialisation d’œufs bio à des intermédiaires, ainsi que la nécessité d’informer les aviculteurs sur les besoins et les projets des opérateurs dans le but de favoriser les échanges et de construire des filières bio et durables qui ont motivé cette journée.

Cet évènement est ainsi l’occasion de rappeler les enjeux tant pour les fournisseurs que les transformateurs et d’envisager les perspectives de la filière œufs bio qui subit, depuis plusieurs années, des difficultés liées à la forte hausse de la demande sans que l’offre puisse suivre le rythme.

 

Les Français apprécient de plus en plus les oeufs bio

L’enquête nationale réalisée par la FNAB en 2016/2017 sur la filière oeufs bio ainsi que les derniers chiffres de l’Agence Bio ont mis en évidence un marché en pleine croissance.

En France, 1 œuf vendu sur 5 est bio

Les ventes d’œufs bio s’élevaient à 390 millions d’euros en 2017, soit +17,1% par rapport à 2016. Elles sont principalement réalisées en GMS (63,6% des ventes en valeur en 2017) puis en magasins spécialisés bio (30,8%). La vente directe ne représente que 4,9% des ventes en valeur, bien que 73% des éleveurs la pratiquent[2].

 

L’un des produits bio les plus consommés par les Français, qui n’est pas prêt de changer

D’après le Baromètre de consommation et de perception des produits biologiques en France en 2017[3], les œufs font partie des produits bio les plus consommés. Ils sont cités par

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Assortiment de produits carnés

La filière viande bio affirme sa présence sur le marché français

 

D’après l’Agence Bio, le marché de la viande bio en 2015 (viande bovine, porcine, ovine et charcuterie-salaison) représentait environ 8% du marché de l’alimentation bio, soit 443 millions d’euros. Lors de la conférence de presse de l’Agence Bio du 22 février 2018, Philippe Cabarat, éleveur et Président de la Commission Bio d’INTERBEV[1], précisait que l‘élevage représente environ le tiers des agriculteurs bio et que plus de 60% des terres en bio sont des surfaces pour l’alimentation animale. La filière viande bio est donc bien présente et continue de se développer. En effet, la viande bio concilie le respect de la nature, le bien-être des animaux (espaces de vie aménagés suivant leurs besoins avec un accès à l’extérieur, alimentation bio variée et qualitative, soins…) et le plaisir gustatif. Des notions de plus en plus chères aux yeux des consommateurs qui recherchent de la gourmandise déculpabilisée, c’est-à-dire en faisant attention à leur santé, à l’environnement et aux animaux.

Ingrébio vous propose alors de faire le point sur :

  • les attentes des consommateurs ;
  • l’état de cette filière ;
  • les opportunités et moyens mis en œuvre par ce marché, en présentant des exemples de partenariats durables.

 

La viande bio séduit toujours les Français

7 consommateurs de viande sur 10 déclaraient manger de la viande bio en 2017

C’est en effet ce qu’a révélé le sondage réalisé en avril 2017 par l’IFOP pour la Commission Bio d’INTERBEV[2]. Une proportion en progression permanente depuis les années 2000 et qui se stabilise aujourd’hui (71% en 2017 et 70% en 2016), même si 26% des personnes interrogées en 2017 envisageaient de consommer de la viande bio plus souvent.

Bien qu’une baisse significative de la consommation de viande bio par rapport à 2016 (43 vs 49%) ait été déclarée parmi les consommateurs réguliers de produits biologiques (au moins une fois par mois), ce résultat reste cependant bien supérieur aux 39% de consommation observés en 2015. La diminution serait principalement due à la baisse de la consommation déclarée de volaille, première viande consommée en bio, qui est passée de 38% en 2016 à 30% en 2017[3].

Consommation viande bio

Ce classement est en cohérence avec le fait qu’en 2017, parmi les consommateurs ayant l’intention d’augmenter leur consommation au cours des six prochains mois, 41% prévoyaient

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Novelty Stand, Biofach 2018

Tendances à Biofach : les transformateurs bio chouchoutent le consommateur

 

Le salon international des produits bio avait lieu du 14 au 17 février dernier à Nuremberg.

Les 3218 exposants ont ainsi présenté aux acteurs de la filière bio plus de 2300 nouveautés, dont 704 figuraient sur le Novelty Stand (contre 575 en 2017). Une belle croissance, donc, pour ce véritable observatoire des tendances de la filière bio.

Cette année, tout semblait avoir été mis en place pour simplifier la vie du consommateur bio :

  • lui faire gagner du temps avec des plats ou des ingrédients habituellement plus longs à préparer ;
  • lui donner la possibilité de réaliser facilement des recettes avec un produit prêt-à-cuisiner pour le faire consommer du “fait-maison” ;
  • lui proposer des formats à emporter pour coller à son rythme de vie ;
  • prendre soin de sa santé en lui offrant des produits sains, à haute valeur nutritionnelle ou exempts d’allergènes ;
  • encourager des modes d’alimentation plus durables en étoffant les gammes vegan.

C’est ce que nous allons découvrir avec la sélection d’Ingrébio sur les produits finis innovants présentés à Biofach.

 

Un gain de temps pour les consommateurs pressés

Le rythme de vie des consommateurs s’accélère et nombre d’entre eux n’ont pas le temps de passer derrière les fourneaux. Les transformateurs proposent donc des solutions de repas express mais qui restent qualitatives nutritionnellement.

Avec son Express Quinoa, Quinola Mothergrain offre au consommateur une portion de quinoa déjà cuisiné et prêt-à-consommer. Pas besoin de laver les grains ni d’attendre de les cuire et de les laisser gonfler, le produit s’utilise tel quel ou se réchauffe en 90 secondes au micro-ondes pour un plat chaud. Il existe en version nature (mix quinoa blanc et rouge/noir) ou agrémenté d’épices, de légumes et de légumineuses (Spicy Mexican, Pois Cassés, Pois-chiches à l’Indienne et Légumes du soleil).

Bio Planète propose un petit déjeuner rapide mais nutritif à l’attention des enfants, qui sera disponible sur le marché en août. Leur poudre protéinée Kids Champion se compose de farine de noix de coco et de protéines de pois aromatisées avec de la banane et de la cerise. Elle contient 21% de protéines végétales et est riche en fer, zinc et vitamine B6. Elle s’incorpore facilement dans un bol de céréales ou un yaourt tout en améliorant la qualité nutritionnelle du petit déjeuner. A noter que cette poudre peut également être utilisée dans la pâte des gâteaux/biscuits ou dans des barres pour un goûter protéinée. Deux cuillères à soupe apportent environ 4g de protéines, ce qui correspond à 23% de l’apport journalier recommandé pour un enfant préscolaire.

Autre poudre nutritive pour un petit déjeuner rapide

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moringa

Mémo : Le moringa

 

Origine et description

Origine botanique Moringa oleifera, famille des Moringacées.
Description

Le moringa est un arbre tropical pouvant atteindre 10 à 12 mètres de hauteur et 45 cm de largeur de tronc.

Il possède la particularité que toutes ses parties soient comestibles : racines, écorce, feuilles, gousses, graines et fleurs.

Ses gousses, récoltées encore vertes, ses feuilles, ses racines et ses fleurs sont consommées en légumes. Les gousses se consomment fraîches ou cuites.

Les graines immatures sont cuisinées tandis que les graines matures sont grillées et/ou réduites en poudre, ou encore trempées (thé, curry). On en extrait également 30 à 40% d’une huile comestible mais principalement utilisée en cosmétique.

Mais ce sont surtout ses feuilles qui possèdent la plus grande valeur nutritionnelle. Elles s’utilisent fraîches, cuites ou séchées et réduites en poudre.

Pays d’origine Originaire du nord de l’Inde (contreforts sud de l’Himalaya), le moringa se développe maintenant dans presque toutes les zones équatoriales et tropicales : Afrique de l’Ouest, de l’Est et du Sud, en particulier l’Ethiopie et le Soudan, Asie tropicale et notamment les Philippines, Amérique latine, Floride, Îles des Caraïbes et du Pacifique…
Autres noms connus Arbre miracle, arbre de vie, arbre aux baguettes de tambour, arbre à raifort, ben oléifère, ben ailé, pois quénique…
Composition nutritionnelle[1]

Les valeurs varient fortement en fonction du stade de maturité, de l’origine géographique, de la qualité du sol, du climat…

Feuilles

  • Protéines : 25 – 30,3%
  • Lipides : 0,1 – 10,6%
  • Glucides : 0,1 – 43,9%
  • Fibres : 0,1 – 28,5%

Gousses

  • Protéines : 6,7 – 43,5%
  • Lipides : 0,1 – 5,1%
  • Glucides : 0,1 – 38,2%
  • Fibres : 0,1 – 27%

Graines

  • Protéines : 29,4 – 38,3%
  • Lipides : 30,8 – 41,2%
  • Glucides : 0,1 – 21,1%
  • Fibres : 0,1 – 7,2%
Caractéristiques organoleptiques  

Poudre de feuilles

Apparence : poudre verte
Goût : herbe fraîche, chlorophylle acidulée, légèrement piquant

 

Gousses

Apparence : capsules vertes de 20 à 45 cm de long, devenant brunes à maturité
Goût : proche de l’asperge lorsque les gousses sont vertes, et qui gagne en amertume une fois mûres

 

Graines

Apparence : graines sphériques et ailées, de couleur verte devenant brune à maturité
Goût : sucré, légèrement amer

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Insectes

Les insectes, une filière qui avance malgré les obstacles

 

Avec une population mondiale estimée à 9 milliards pour 2050 et une demande croissante en protéines animales, la recherche de nouvelles sources protéiques est plus que d’actualité. Et les insectes, qui sont d’ores et déjà traditionnellement consommés par environ 2 milliards de personnes dans le monde, s’imposent de plus en plus comme une solution prometteuse à généraliser.

Grâce à leur richesse nutritionnelle, notamment en protéines, leurs faibles émissions de gaz à effet de serre ou faibles besoins en terrain et en eau, leur cycle de vie court et leur forte capacité de bioconversion, ils sont effectivement en mesure de contribuer à la sécurité alimentaire dans le monde.

Les recommandations de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) intègrent ainsi le développement de la production de protéines issues des insectes pour l’agroalimentaire et l’élevage.

Bolognaise insectes

Bolognaise d’insectes – ©Micronutris

Mais dans les pays occidentaux, de sérieuses barrières au développement de ces nouvelles sources protéiques persistent. L’acceptabilité du consommateur est loin d’être acquise. La disponibilité actuelle sur le marché est encore anecdotique. La question de la sécurité sanitaire est encore en suspens. Et la réglementation qui doit encadrer la consommation des insectes et notamment prévenir ces risques sanitaires est encore en cours de gestation.

A ces freins s’ajoute la demande de certification biologique des insectes, qui reste elle aussi suspendue à l’évolution des réglementations et cahiers des charges spécifiques.

 

Les 10, 11 et 12 octobre derniers a eu lieu la deuxième édition du colloque Insectinov : Production d’insectes – Alimentation, Applications, Nouvelles filières industrielles, organisé par l’association Adebiotech et l’Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement, AgroParisTech. Autour de tables rondes et d’interventions de divers experts, ce colloque tentait justement de faire le point sur ces problématiques. Les questions relatives à une utilisation potentielle des insectes en bio ont également été soulevées lors d’une conférence animée par l’IFOAM-Organics International le 15 février dernier au salon Biofach.

 

Verrou réglementaire : le statut Novel Food des insectes est clarifié

Un vide juridique récemment comblé

Les insectes, qu’ils soient entiers ou transformés, dépendent du Règlement (UE) 2015/2283 – dit nouveau règlement Novel Food -, entré en vigueur cette année. Ils sont donc considérés comme de nouveaux aliments/ingrédients.

En effet, leur utilisation pour la consommation humaine a été jugée négligeable dans l’Union Européenne avant 1997 et ils font partie de la catégorie des denrées alimentaires qui “se composent, sont isolées ou produites à partir d’animaux ou leurs parties”.

Ainsi, pour pouvoir commercialiser des insectes ou des produits à base d’insectes,

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produits bio myrtille

La myrtille, superfruit super-tendance

 

Les salons agroalimentaires le confirment, les superaliments font partie des grandes tendances actuelles. C’est même une tendance de fond puisque depuis déjà quelques années les lancements globaux de nouveaux produits à base de superaliments ont augmenté de 202% entre 2011 et 2015. Et en 2015, les nouveaux produits portant les termes “superaliment”, “superfruit” ou “supergrain” ont enregistré une croissance de 36%[1].

Muesli chia myrtille bio

Muesli chia myrtille bio – ©Bio à la Une

Apporter naturellement des bienfaits supérieurs, un concept qui colle aux principes de la bio et qui séduit donc ses consommateurs. Le terme superfruit est bien souvent associé à des origines exotiques – voire à des fruits jusqu’ici inconnus en Europe : açaï, acérola, baie de goji, camu camu, cranberry… Or désormais, le terme englobe également des baies plus traditionnelles, cultivées sous nos latitudes, telles que la myrtille. Il désigne d’une manière large les fruits qui se démarquent par leur richesse en antioxydants et leur teneur supérieure à la moyenne en vitamines et autres nutriments.

Concernant la myrtille, celle-ci regorge en effet de ressources nutritionnelles et est clairement assimilée à un superfruit. L’analyse Mintel entre 2010 et 2014 montre que l’incorporation de la myrtille dans les nouveaux produits contenant des superfruits n’a cessé d’augmenter. Bien qu’elle était encore devancée en 2014 par l’açaï et la cranberry. En revanche, parmi les lauréats 2018 de la distinction Meilleur Produit Bio, six produits revendiquent l’incorporation de la myrtille dans leur appellation (contre un produit pour l’açaï ou la cranberry).

 

Mais pourquoi cette baie, pourtant connue depuis longtemps, est-elle particulièrement plébiscitée en ce moment ?

Et comment la myrtille est-elle alors utilisée et valorisée dans les produits biologiques ?

 

Ce sont les questions auxquelles nous essaierons de répondre à travers l’analyse d’un panel de 104 produits bio contenant de la myrtille et disponibles en magasins spécialisés, GMS ou sur internet en février 2018.

 

Antioxydants, fibres, vitamines et minéraux : des qualités qui séduisent les consommateurs

La place des antioxydants dans la prévention de nombreuses pathologies est de plus en plus connue par les consommateurs. En Europe, le nombre de lancements produits en lien avec les antioxydants est ainsi passé de 420 en 2012 à 655 en 2014[2].

La richesse en antioxydants caractérise bien souvent les superfruits et la myrtille ne fait pas exception. Elle contient en effet de nombreux composés phénoliques, et notamment des anthocyanes responsables de sa couleur bleue. Sa teneur en vitamines C et E est également intéressante, sans oublier de petites quantités de provitamine A (carotène).

Autre atout de la myrtille :

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Rayon légumes bio

L’alimentation riche en végétaux et bio réduit notre impact sur l’environnement

 

L’alimentation biologique entraîne des bénéfices environnementaux supplémentaires, mais uniquement lorsqu’elle est riche en produits végétaux. C’est la conclusion d’une nouvelle étude publiée par une équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle de l’INSERM grâce au programme NutriNet-Santé.

 

Selon la FAO, l’adoption de systèmes d’alimentation durables est urgente. Cela implique notamment de réduire la consommation de produits animaux aux profit des produits végétaux, qui ont un impact environnemental plus faible. Mais les études évaluant l’impact de l’alimentation sur l’environnement prennent rarement en compte le mode de production des aliments consommés, alors même qu’il peut pourtant influencer ces effets.

En partant de ce constat, des chercheurs français ont voulu étudier la relation entre consommation de produits végétaux, mais aussi issus de l’agriculture biologique, et impacts environnementaux.

La consommation alimentaire de plus de 34 000 adultes français issus de la cohorte NutriNet-Santé est analysée depuis 2009 à l’aide de questionnaires en ligne. La proportion de produits végétaux et animaux dans le régime alimentaire des participants a été caractérisée par l’établissement d’un score provégétarien[1]. Tandis que les impacts environnementaux liés à l’alimentation ont été évalués à l’aide de 3 indicateurs : les émissions de gaz à effet de serre, la demande énergétique cumulée et l’occupation des surfaces.

Les résultats de l’étude ont indiqué qu’une alimentation riche en produits végétaux était associée à de plus faibles impacts environnementaux, en particulier au niveau des émissions de gaz à effet de serre. La consommation de produits bio a entraîné des bénéfices environnementaux supplémentaires dans le cas des régimes alimentaires riches en produits végétaux. En effet, les émissions de gaz à effet de serre, la demande énergétique cumulée ainsi que l’occupation des surfaces ont diminué encore plus fortement avec la consommation de produits bio. Ces effets significatifs ne s’étendraient en revanche pas à une consommation modérée ou faible de produits végétaux (c’est-à-dire avec au moins 70% des protéines et 45% des lipides issus de source animale).

Il s’agit de la première étude évaluant les impacts environnementaux de la consommation de produits bio à l’aide de données réelles et non de modèles.

Les auteurs précisent que d’autres paramètres, tels que la qualité du sol, le climat…, seront également à prendre en compte lors de futures recherches,

 

L’étude a été publiée le 9 février dernier dans le journal Frontiers in Nutrition : Lacour C. et al., Environmental Impacts of Plant-Based Diets: How Does Organic Food Consumption Contribute to Environmental Sustainability ? Frontiers in Nutrition, volume 5. 2018.

 


[1] Le score provégétarien définit l’adhérence au régime provégétarien en fonction de la part de produits végétaux et animaux consommés (score de 12 à 60). Il a été mis au point par Martínez-González et al. en 2014.


Tubercules de souchet

Mémo : Le souchet

 

Origine et description

Origine botanique Cyperus esculentus, famille des Cypéracées.
Description

Le souchet comestible est une plante herbacée rhizomateuse vivace de 25 à 90 cm de haut. La partie utilisée en agroalimentaire sont ses tubercules, présents au niveau des rhizomes et consommés dès l’Antiquité par les Egyptiens. De forme ovoïde à l’aspect cabossé, ils mesurent 1 à 2 cm de diamètre et sont de couleur ambrée striée de noir. Organes de réserve souterrains de la plante, ils sont riches en glucides et lipides et présentent l’avantage d’être exempts d’allergènes, notamment de gluten.

Ils se consomment ou s’utilisent sous différentes formes : entiers comme un fruit sec, en farine ou encore en jus, comme boisson végétale. On peut également en extraire l’huile.

Les tubercules peuvent être toastés afin d’accentuer leur goût. Ou encore décortiqués pour enlever partiellement voire entièrement leur enveloppe, parfois assez coriace. Il est également courant de les faire tremper plusieurs heures dans l’eau afin de les rendre plus moelleux.

Pays d’origine Le souchet se développe sur tout le bassin méditerranéen et le continent africain. On le trouve également en Californie mais il est surtout cultivé en Espagne, dans la région de Valence, où il est la base d’une boisson traditionnelle appelée “horchata de chufa” (orgeat ou concentré de souchet). Historiquement, il est apparu en Europe par l’Espagne avec l’arrivée des Arabes.
Autres noms connus Amande de terre, noix tigrée (tiger nut), pois sucré, chufa.
Composition nutritionnelle Les valeurs nutritionnelles du souchet sont très variables, notamment en fonction de l’origine géographique, de la variété, de l’état de maturation, du pourcentage d’humidité… La compilation des résultats de plusieurs études donne les fourchettes de valeurs suivantes pour la composition nutritionnelle des tubercules de souchet[1] :

  • Glucides : 45,3 – 63,5%, dont sucres : 15,2 – 20%
  • Lipides : 22,5 – 31%
  • Protéines : 2 – 9,8%
  • Fibres : 5,5 – 14,5%

NB : La valeur nutritive du souchet n’est pas endommagée par le broyage pour obtenir la farine.

Exemple de profil lipidique[2] :

  • Acides gras saturés : 17,5%
  • Acides gras mono-insaturés : 72,9%
    • Acides gras oméga 9 : 72,6%
  • Acides gras poly-insaturés : 9,3%
    • Acides gras oméga 3 : 0,4%
    • Acides gras oméga 6 : 8,9%
Caractéristiques organoleptiques de la farine de souchet 

Apparence : poudre marron clair.

Texture : granuleuse, similaire à celle de la poudre d’amande.

Goût : légèrement sucré avec une saveur de noisette.

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Article préparé par Alix Guyot, Elodie Aubert et Pierre Mecquinion, Master Innovation Alimentaire – Agrocampus Ouest Rennes.

 


Kombucha

Le kombucha, quels bienfaits pour cette boisson “santé” venue d’Orient ?

 

Avec une tendance à la santé naturelle et un retour aux méthodes de production naturelles ou traditionnelles, on redécouvre en particulier dans les rayons des magasins bio une boisson ancienne à qui l’on attribue de nombreux bienfaits : le kombucha. Pourtant utilisé depuis plus de 2000 ans, il est à l’origine de plusieurs lancements récents de produits. Au salon Natexpo, la start-up Lökki présentait par exemple sa gamme de kombuchas, avec notamment une version à la spiruline dans la Galerie des Nouveautés. D’autres fabricants de kombucha bio étaient également présents. Certains sont des spécialistes, comme Germline qui redynamise ses ventes à force de nouveau marketing. Mais ce qui interpelle est le développement d’entreprises plus récentes, voire de start-ups, qui se lancent exclusivement sur ce créneau ou en font leur produit phare, à l’image de So Kombucha, Lökki, Karma (Biogroupe)…

Kombucha bio spiruline Lökki

Kombucha bio à la spiruline, Lökki, Natexpo 2017 – ©Ingrébio

Cette boisson fermentée traditionnelle est originaire d’Extrême-Orient. Elle est obtenue à partir d’une infusion de plantes (en général du thé), de sucre et d’une culture symbiotique de levures et de bactéries (acétiques et lactiques). En Russie ou en Chine, elle est traditionnellement réalisée avec du thé vert ou noir sucré.

La composition microbienne exacte du kombucha est variable. Ce symbiote, également appelé SCOBY (Symbiotic Colony of Bacteria and Yeast), a l’aspect d’une membrane visqueuse de quelques centimètres et se compose de cellulose. Il permet la réalisation d’une double fermentation :

  • la première fermentation aboutit à la libération de substances bénéfiques (enzymes, acides organiques, vitamines et autres composés issus du métabolisme des micro-organismes) ;
  • la seconde fermentation produit du gaz (CO2), une fois le produit embouteillé.

Naturellement pétillant et acidulé, le kombucha est apprécié pour son goût frais et ses propriétés désaltérantes. On lui attribue également de nombreuses vertus thérapeutiques. Sujet controversé car très peu d’études scientifiques semblent avoir été réalisées sur l’homme. En revanche, les études animales et in vitro sont nombreuses[1].

 

D’où vient cet engouement pour le kombucha et qu’en est-il vraiment des vertus santé qu’on lui attribue ?

 

Le kombucha, un cocktail “vivant” de polyphénols, acides organiques et enzymes

La composition exacte du kombucha varie en fonction des micro-organismes employés, de l’infusion de plantes choisie, de la durée de fermentation… Les quantités de ses nutriments sont donc très variables. Mais leur nature reste globalement la même : polyphénols, acides organiques, enzymes, vitamines et minéraux.

Le kombucha contient plusieurs types de

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Trophées Natexpo 2017

Les produits bio dans les concours d’innovation agroalimentaire : rétrospective 2017

 

Ce début d’année 2018 est le moment idéal pour faire le bilan des concepts ou produits bio innovants nés en 2017. Grâce aux nombreux concours, régionaux, nationaux voire européens, récompensant les démarches innovantes de la filière agroalimentaire, les innovations bio sont aussi mises à l’honneur.

L’occasion de susciter peut-être de nouvelles idées et inspirations ainsi que de les mettre en regard des grandes tendances agroalimentaires annoncées par les analystes pour 2018. Un panorama inédit que nous vous proposons en exclusivité sur ingrebio.fr.

 

Les incontournables légumineuses séduisent les jurys

Parmi tous les concours ayant eu lieu en 2017, de nombreux produits alimentaires contenaient des légumineuses. Quatre produits bio à base de légumineuses ont ainsi été remarqués.

Des tartines craquantes aux lentilles vertes

Concours Natexpo – Trophée or innovation bio, catégorie Diététique et Compléments Alimentaires

Les Trophées Natexpo sont décernés aux meilleures innovations de l’année, présentées au Salon international des produits biologiques. En associant une légumineuse à une céréale (riz demi-complet), ces tartines sans gluten du groupe Ekibio apportent des protéines végétales complètes et sont sources de fibres.

Des fusilli aux pois chiches

M.A.D.E. Awards – Trophée Nutrition

Les M.A.D.E. Awards récompensent le savoir-faire innovant des exposants du salon, en lien avec les attentes des consommateurs et les exigences des différents réseaux de distribution. Pari tenu pour ces pâtes présentées par la société italienne Dalla Costa Alimentaire. Produites uniquement à partir de farine de légumineuses bio, elles sont sans gluten, sans œufs donc vegan et apportent des protéines et des fibres.

Une gamme de houmous de légumineuses

Concours Innovafood (Pôle Terralia) – 2ème prix Céréales

Organisé par le pôle de compétitivité Terralia, ce concours national est dédié à l’innovation agro-alimentaire des filières végétales. Déclinés en 4 saveurs (pois chiches, lentilles corail, haricots rouges, pois cassés), les tartinables bio et vegan de l’Atelier V représentent une façon originale et savoureuse d’apprécier le goût des légumineuses.

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Extrait de romarin

Mémo : Les extraits de romarin bio

 

Origine et description

Origine botanique Rosmarinus officinalis, famille des Lamiacées.
Description

Les extraits de romarin utilisables en agroalimentaire proviennent de ses fines feuilles persistantes de couleur vert foncé. Le romarin est une plante aromatique buissonnante pouvant atteindre 2 mètres de haut.

Il existe différents types d’extraits de romarin bio en fonction du principe actif majoritaire, du solvant d’extraction (éthanol ou CO2 supercritique), de la forme (poudre ou liquide) et de la formulation (hydrosoluble, liposoluble, hydro-dispersible…).

Les extraits de romarin sont encadrés par un cadre réglementaire depuis 2010 et ont le statut d’additifs antioxydants autorisés en bio.

Pays d’origine Originaire du pourtour méditerranéen (France, Maghreb, Espagne, Italie, Grèce…), cette plante est désormais présente dans tous les milieux tempérés. Les plus gros producteurs sont l’Espagne, l’Algérie et le Maroc. La récolte de romarin pour la fabrication d’extraits peut provenir de cueillette sauvage lorsqu’il se développe dans des domaines forestiers comme au Maroc. Dans ce cas, la récolte est gérée durablement et la certification bio est facilitée.
Autres noms connus Pour le romarin : encensier, herbe aux couronnes, rose de la mer.
Composition 

Les extraits de romarin contiennent principalement des composés aromatiques volatiles, constitutifs de l’huile essentielle, ainsi que plusieurs composés actifs qui ont montré des propriétés antioxydantes, majoritairement des acides phénoliques, flavonoïdes, diterpénoïdes et triterpènes. Les principaux composés antioxydants des extraits de romarin sont l’acide carnosique et le carnosol (diterpènes phénoliques) ainsi que l’acide rosmarinique (acide phénolique).

L’acide carnosique est le composé antioxydant le plus efficace de la fraction liposoluble du romarin. Il est plus actif que d’autres diterpènes phénoliques tels que le carnosol et le rosmanol. Tandis que l’acide rosmarinique est le composé antioxydant hydrosoluble le plus efficace du romarin. Ces composés représentent donc des indicateurs de la qualité antioxydante des extraits de romarin.

Les extraits de romarin sont caractérisés principalement par leur teneur en antioxydants (carnosol et acide carnosique) par rapport à leur teneur en composés aromatiques volatiles (bornéol, acétate de bornyle, camphre, 1,8-cinéol (eucalyptol), verbénone).

La composition chimique des extraits de romarin dépend de l’origine géographique de la plante, de la méthode d’extraction… La distribution des diterpènes phénoliques, flavones et acide rosmarinique peut aussi varier pendant le développement des feuilles.

L’extrait CO2 de romarin est riche en phénols de diterpène actifs, principalement l’acide carnosique, le carnosol, le rosmanol… Il contient les concentrations les plus élevées en acide carnosique.

Caractéristiques organoleptiques  

Aspect : liquide huileux ou poudre.

Couleur : variable en fonction des applications (transparent, jaune pâle, verdâtre, brun…).

Odeur : forte, aromatique, fraîche.

Certains extraits de romarin sont désodorisés afin que leur incorporation ne dénature pas les caractéristiques organoleptiques des produits finis.

Propriétés physico-chimiques En fonction de leur composition et de leur forme, les extraits de romarin peuvent être :

  • Solubles dans l’eau ;
  • Solubles dans l’huile ;
  • Dispersibles dans l’eau ou l’huile.

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Article préparé par Florence Bertrand, Anthony Cousseau et Laure Gutehrle, Master Innovation Alimentaire – Agrocampus Ouest Rennes

 


Infusions bio aux huiles essentielles

Les huiles essentielles dans les produits bio, ingrédient multifonctionnel et argument marketing

 

Redécouvertes pour leurs vertus, les huiles essentielles sont devenues un ingrédient valorisant dans les produits alimentaires. Leur présence est ainsi de plus en plus mise en avant sur l’emballage, dans les compléments alimentaires mais aussi dans les produits alimentaires.

Mélange d'herbes aromatiques bio aux cristaux d'huiles essentielles

Mélange d’herbes aromatiques bio aux cristaux d’huiles essentielles – ©Aromandise

Plébiscitées par le consommateur, ces substances odorantes volatiles sont devenues de plus en plus accessibles : en plus des flacons d’huiles essentielles liquides pures, on a vu se développer en pharmacies et magasins spécialisés plusieurs marques de complexes d’huiles essentielles. Mais aussi des formes plus pratiques d’utilisation, par exemple des huiles essentielles sous forme de cristaux, qui permettent de s’affranchir de leur caractère liposoluble. Les cristaux de la marque Aromandise sont par exemple des huiles essentielles imprégnées à de la pulpe d’agave bleu bio cristallisée. La marque peut ainsi incorporer ces cristaux dans ses barres de fruits secs, thés glacés, mélanges d’aromates et pastilles bio.

En agroalimentaire, une huile essentielle est définie comme un “produit obtenu à partir d’une matière première d’origine végétale, après séparation de la phase aqueuse par des procédés physiques : soit par entraînement à la vapeur d’eau, soit par des procédés mécaniques à partir de l’épicarpe des Citrus, soit par distillation sèche[1].

Le succès de l’utilisation des huiles essentielles dans les produits finis bio peut s’expliquer par les divers rôles qu’elles jouent naturellement dans le produit, mais aussi par leur image “naturelle”. Elles permettent d’aromatiser naturellement, possèdent des propriétés anti-microbiennes, pouvant ainsi jouer le rôle d’agent de conservation naturel, ainsi que des vertus thérapeutiques.

 

  • Dans quelles catégories de produits bio sont-elles le plus employées ?
  • Quelles sont les principales huiles essentielles utilisées ?
  • Qu’apportent-elles au produit et pourquoi sont-elles de plus en plus valorisées ?

 

Afin d’apporter des éléments de réponse à ces questions, Ingrébio a analysé la composition de 153 produits et compléments alimentaires bio contenant des huiles essentielles, actuellement disponibles en magasins spécialisés et GMS.

 

Une utilisation en bio qui se diversifie

Catégories produits bio huiles essentielles

Les applications bio les plus utilisatrices d’huiles essentielles dans notre panel sont les infusions (30%) – 17% de tisanes et 13% de thés – ainsi que les produits carnés élaborés (28%), principalement composés de produits de charcuterie.

Viennent ensuite 3 catégories de produits dans des proportions équivalentes :

  • le rayon chocolats & confiseries (12%), principalement représenté par les bonbons (10%) ;
  • les compléments alimentaires (12%), composés équitablement de produits de phytothérapie ou de la ruche ;
  • le rayon des encas sucrés (10%), avec en majorité des biscuits secs et des barres de fruits secs ou séchés.

Les huiles essentielles sont également utilisées dans

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[1] Norme ISO 9235 Matières premières aromatiques d’origine naturelle – vocabulaire. AFNOR.


Assortiment d'ingrédients novel foods

Entrée en vigueur du nouveau règlement Novel Food, quels changements pour les industriels ?

 

Au 1er janvier, le Règlement (CE) N° 258/97 du 27 janvier 1997 relatif aux nouveaux aliments et aux nouveaux ingrédients alimentaires[1], dit règlement Novel Food, laissera place au Règlement (UE) 2015/2283 du 25 novembre 2015.

Une actualisation en effet nécessaire pour simplifier des procédures d’autorisation trop complexes et favoriser l’innovation. D’autre part, la nouvelle version prend en compte l’évolution récente du droit européen ainsi que celle des progrès scientifique et technologique. Et ce tout en maintenant un niveau élevé de sécurité alimentaire pour les consommateurs européens.

 

Une mise à jour des catégories d’aliments nouveaux concernés par la réglementation Novel Food

La définition générale d’un novel food ne change pas. Un aliment ou ingrédient alimentaire est considéré comme nouveau si son utilisation pour la consommation humaine est restée négligeable dans l’Union Européenne avant la date d’entrée en vigueur du premier règlement Novel Food, c’est-à-dire avant le 15 mai 1997.

Ce qui évolue ce sont les catégories d’aliments définies comme constituant de nouveaux aliments. Le nouvel aliment ou ingrédient doit obligatoirement faire partie de l’une de ces catégories pour être considéré comme un novel food.

Etant donné l’évolution scientifique et technologique depuis 1997, une révision, précision et mise à jour de ces catégories étaient nécessaires. Les catégories initiales ont alors été complétées par d’autres (en italique), veillant ainsi à une continuité juridique tout en s’adaptant à l’évolution du marché :

  • denrée alimentaire avec une structure moléculaire nouvelle ou délibérément modifiée ;
  • denrée alimentaire qui se compose, est isolée ou produite à partir de :
    • micro-organismes, champignons ou algues ;
    • matériaux d’origine minérale;
    • végétaux ou parties de végétaux ;
    • animaux ou leurs parties ;
    • cultures cellulaires ou tissulaires dérivées d’animaux, de végétaux, de micro-organismes, de champignons ou d’algues.
  • denrée alimentaire résultant d’un nouveau procédé de production qui entraîne des modifications significatives dans sa composition ou sa structure ;
  • denrée alimentaire qui se compose de nanomatériaux manufacturés (le nouveau règlement appelle à une révision de la définition des nanomatériaux manufacturés sur la base de nouvelles preuves scientifiques et connaissances, révision qui est actuellement en cours) ;
  • vitamines, minéraux et autres substances résultant d’un nouveau procédé de production ou constitués de nanomatériaux ;
  • denrée alimentaire utilisée exclusivement dans des compléments alimentaires avant le 15 mai 1997 et destinée à être utilisée dans des produits alimentaires.

Le nouveau règlement précise ainsi que, en tant qu’ingrédient isolé d’animaux (et non consommés couramment avant le 15 mai 1997), les insectes entiers et leurs parties entrent bien dans le champ des novel foods.

En revanche, les catégories d’ingrédients déjà réglementées, telles que les aliments génétiquement modifiés, les enzymes, additifs et arômes alimentaires ainsi que les solvants d’extraction utilisés dans la fabrication de denrées ou d’ingrédients alimentaires, sont exclues du champ d’application de ce règlement.

 

Une procédure d’autorisation simplifiée

Grâce à la mise en place d’un système d’autorisation centralisé géré par la Commission Européenne, le nouveau règlement permet une procédure d’autorisation plus simple, rapide et sécurisée. La soumission des dossiers s’effectuera notamment en ligne.

L’évaluation scientifique de la sécurité sanitaire et de la qualité nutritionnelle du novel food se fera désormais au niveau européen, par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Tandis que la Commission Européenne gérera le dossier de chaque demandeur et transmettra une proposition pour l’autorisation de la commercialisation du novel food dans l’Union Européenne. Les Etats membres décideront ensuite d’autoriser ou non le novel food et fixeront les conditions d’utilisation.

Autre évolution majeure, toutes les autorisations – passées ou à venir – seront désormais génériques, en opposition aux anciennes autorisations spécifiques au demandeur. Ainsi, tout industriel pourra commercialiser un novel food autorisé, dans le respect de ses conditions d’utilisation et d’étiquetage.

Une liste européenne positive indiquant tous les aliments et ingrédients nouveaux autorisés et commercialisables sur le marché européen sera établie.

De plus, une procédure d’évaluation plus simple et rapide sera mise en place pour les aliments traditionnels importés en Europe depuis les pays tiers. S’il peut être prouvé, pour l’aliment en question, que sa consommation dans le pays tiers est historique et qu’aucune réserve concernant la sécurité de l’aliment n’est émise par l’un des états membres ou par l’EFSA, ce dernier pourra être commercialisé sur le marché européen sur la base d’une notification effectuée par l’industriel.

Enfin, des dates limites vont être déterminées pour l’évaluation scientifique et la procédure d’autorisation, afin de réduire le temps total d’approbation du dossier.

Les dossiers de demande d’autorisation de nouveaux aliments qui n’auront pas été finalisés avant le 1er janvier 2018 seront traités selon la nouvelle réglementation.

 

Une meilleure protection des données

Afin de protéger l’innovation, le nouveau règlement garantit que les preuves scientifiques nouvellement développées et les données brevetées ne peuvent pas être utilisées au profit d’un autre dossier durant les 5 ans suivant l’autorisation du novel food. La protection des données ne concerne en revanche pas les aliments traditionnels.
Cette meilleure protection des données devrait aider à protéger les intérêts des sociétés élaborant des produits innovants.

Le nouveau règlement Novel Food vise à aider les industriels à développer et commercialiser sur le marché européen de nouveaux produits, tout en garantissant un niveau de sécurité élevé pour les consommateurs. Il favorise et encourage donc l’innovation agroalimentaire.

 


Sources : Règlements (CE) N° 258/97 et (UE) 2015/2283, Commission Européenne, Synpa.

[1] Il avait été mis en place afin notamment :

  • d’homogénéiser les législations nationales en matière de nouveaux aliments et ingrédients alimentaires et de palier aux problèmes de libre circulation des denrées alimentaires, de conditions de concurrence déloyale qui peuvent en découler ;
  • de protéger la santé publique et l’environnement en évaluant l’innocuité des nouveaux aliments et ingrédients alimentaires avant leur mise sur le marché européen.


Huile de noix de coco

Mémo : L’huile de coco bio

 

Origine et description

Origine botanique Cocos nucifera, famille des Arécacées.
Description

L’huile est présente dans la chair de la noix de coco et s’obtient par pression. La noix de coco se compose d’un épiderme lisse, d’abord de couleur verte puis devenant brun à maturité, entourant une enveloppe fibreuse, appelée bourre, qui recouvre une coque brune très résistante, au sein de laquelle se trouve une amande blanche oléagineuse comestible (chair).

La noix de coco, sous différentes formes, est utilisée depuis des milliers d’années dans l’alimentation. Son huile est aussi utilisée dans la cosmétique.

Pays d’origine Le cocotier se développe dans les régions côtières subtropicales d’Asie (Inde, Philippines, Sri Lanka, Thaïlande, Indonésie) et d’Océanie, d’où il est originaire. Mais il est également cultivé dans les Caraïbes, en Amérique Centrale, sur les côtes brésiliennes ou d’Afrique de l’Est et de l’Ouest… Les principaux pays producteurs de noix de coco sont les Philippines, l’Indonésie et l’Inde. Les Philippines sont devenues le 1er producteur et exportateur mondial d’huile de coco vierge[1].
Autres noms connus L’amande séchée de la noix de coco est appelée coprah.
Composition nutritionnelle

L’huile de coco est composée à 100% de lipides, dont plus de 86% d’acides gras saturés. Le reste étant principalement des acides gras mono-insaturés.

Exemple de profil lipidique de l’huile de coco[2] :

  • Acides gras saturés : 92%
    • Acide caproïque : 1%
    • Acide caprylique : 9%
    • Acide caprique : 7%
    • Acide laurique : 47%
    • Acide myristique : 16,5%
    • Acide palmitique : 7,5%
    • Acide stéarique : 3%
  • Acides gras insaturés : 8%
    • Acide oléique (oméga 9) : 6,4%
    • Acide linoléique (oméga 6) : 1,5%
Caractéristiques organoleptiques 

Apparence : solide (à température ambiante) de couleur blanche opaque.

Texture : fondante et onctueuse.

Goût et odeur : caractéristique du fruit (si vierge) ou neutre (si désodorisée).

Propriétés physico-chimiques Point de fusion : 25°C.
Point de fumée : 180°C (vierge) ou 230°C (RBD).
Insoluble dans l’eau.
Stable à la cuisson, ne pas faire fumer.
Peu sensible à l’oxydation.

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Article préparé par Arthur LEBOUVIER, Elise FESSELET et Lucie LE VEN, Master Innovation Alimentaire – Agrocampus Ouest Rennes